Histoire du parc linéaire Monk

Histoire du parc linéaire Monk dans l’est du Québec

Le parc linéaire Monk est un vaste corridor récréotouristique situé dans l’est du Québec, reconnu pour sa longueur exceptionnelle et son histoire ferroviaire marquante. Il s’étend sur 226 km, reliant Pohénégamook (à l’est) à Saint-Anselme (à l’ouest), traversant deux régions administratives (Bas-Saint-Laurent et Chaudière-Appalaches), cinq MRC (Témiscouata, Kamouraska, L’Islet, Montmagny, Bellechasse) et une vingtaine de municipalités riveraines.

Origines et histoire du parc

Le tracé du parc linéaire Monk suit l’ancienne emprise ferroviaire du « tronçon Monk », construit entre 1907 et 1914 par la compagnie du Transcontinental Canadien. Ce chemin de fer visait à combler le manque d’infrastructures routières entre Charny et Edmundston. Il a été nommé en hommage à Frederick Debartzch Monk, ancien ministre canadien des Transports, décédé en 1914, l’année de l’achèvement du tronçon. L’inauguration officielle a eu lieu en 1915.

Après la fermeture progressive du service ferroviaire (dernier train de marchandises en 1981, retrait des rails en 1985), cinq MRC ont acquis l’emprise ferroviaire en 1995 pour la transformer en parc linéaire.

La Société du parc linéaire Monk, organisme sans but lucratif, gère le développement et la mise en valeur de ce corridor depuis 1998.

Caractéristiques et attraits du parc Monk

Longueur : 226 km, ce qui en fait l’un des plus longs parcs linéaires du Québec et le deuxième au Canada.

Paysages : Le tracé traverse les contreforts des Appalaches, des forêts publiques et privées, des rivières et des vallées, offrant une grande diversité de paysages et une faune abondante.

Viaduc ferroviaire des chutes d’Armagh : Un ouvrage patrimonial remarquable, construit en 1907-1908, d’une longueur de 66,4 m et d’une hauteur de 12,2 m, franchissant la vallée de la rivière Armagh. Ce viaduc est aujourd’hui accessible aux piétons et fait partie des points d’intérêt majeurs du parc.

Haltes et infrastructures : Plusieurs haltes récréotouristiques jalonnent le parcours, dont la halte La Bretagne à Mont-Carmel, inspirée de l’architecture des anciennes gares, équipée pour accueillir les visiteurs toute l’année.

Activités : On peut pratiquer de la motoneige l’hiver (notamment via la Trans-Québec 35), du quad et du vélo durant les autres saisons. Il est également prisé par les randonneurs, chasseurs et pêcheurs.

Accessibilité : Sept aires de repos principales permettent aux citoyens et voyageurs de profiter des installations et d’accéder facilement au sentier. Notamment dans les municipalités comme Armagh, Saint-Anselme, Sainte-Claire, Saint-Damien, Saint-Henri, Saint-Lazare, Saint-Malachie et Saint-Nérée.

Importance régionale du parc

Le parc linéaire Monk représente un projet de reconversion exemplaire d’une ancienne voie ferrée en espace récréatif multifonctionnel. Il contribue au rayonnement touristique des régions traversées. De plus, il favorise la découverte du patrimoine naturel et historique. Il dynamise l’économie locale par l’accueil de nombreux visiteurs, qu’ils soient adeptes de plein air ou amateurs d’histoire ferroviaire.

En résumé, le parc linéaire Monk est un corridor récréotouristique d’envergure, alliant nature, histoire et activités de plein air, qui s’impose comme l’un des plus grands parcs linéaires du Québec.

Principales activités récréotouristiques sur le parc linéaire Monk

Le parc linéaire Monk propose une offre variée d’activités récréotouristiques, adaptées aux saisons et à la diversité de ses usagers. Voici les principales activités pratiquées sur ce corridor :

  • Motoneige : En hiver, le parc linéaire Monk est un important axe pour la motoneige, notamment via la Trans-Québec 35. Le sentier traverse des paysages forestiers et relie plusieurs municipalités, offrant ainsi un long parcours aux amateurs de motoneige.
  • Quad (VTT) : Dès la fonte des neiges et jusqu’à l’automne, on aménage le sentier pour la pratique du quad (VTT). On réserve donc certains tronçons spécifiquement à cette activité. Tandis que d’autres permettent la cohabitation avec les cyclistes.
  • Vélo : Plusieurs sections, notamment entre Saint-Henri et le parc des chutes d’Armagh, dont des pistes cyclables. Les cyclistes peuvent ainsi profiter d’un parcours sécurisé. Ils traversent des paysages variés et longeant la rivière Etchemin.
  • Randonnée pédestre et observation de la nature : Bien que le vélo, le quad et la motoneige soient les activités principales, le parc attire aussi des amateurs de randonnée pédestre. Particulièrement dans les zones accessibles et lors d’événements ponctuels. La richesse de la faune et de la flore en fait un lieu propice à l’observation de la nature.
  • Chasse : La proximité du parc avec de vastes forêts publiques permet la pratique de la chasse durant les périodes autorisées. Les usagers doivent toutefois respecter les règles de sécurité. Bref, ils doivent cohabiter avec les autres activités.
  • Aires de repos et détente : Le parcours jalonné de haltes aménagées. On les destine aux usagers qui peuvent y  reposer, pique-niquer ou profiter du paysage. Ces aires sont accessibles dans plusieurs municipalités traversées par le parc.

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