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Monts du Québec : Destinations touristiques méconnues à découvrir

Le Québec, ce n’est pas seulement le Vieux-Québec, le Vieux-Montréal, le Mont-Tremblant et le Rocher-Percé. On y trouvera, un peu partout, une vaste panoplie d’endroits en marge des circuits habituels où il fait très bon de passer quelques jours ou opter même pour un séjour de plusieurs semaines, voire mois. Le Québec est aussi un paradis pour les amateurs d’escalade et de paysages rocheux et montagneux.

Notons en passant que le terme « mont » est utilisé à diverses sauces et il est commode pour indiquer une élévation, seule ou groupée, se détachant du relief environnant. Ce terme a inspiré nombre de poètes dont Alfred DesRochers, un grand poète québécois, qui écrit dans son poème « Hymne au grand vent du nord », paru en 1993 : Et quand viendront sur moi les vagues de clarté Que l’aube brusquement roulera sur mon gîte, Je secouerai l’amas de neige qui m’abrite ; Debout, je humerai l’atmosphère des monts.

Eh bien, voici quelques destinations qui vous mèneront vers ces monts et montagnes oubliés du Québec qui valent pourtant votre attention et méritent un détour :

Montagne du Coq

Cette formation rocheuse d’une hauteur de 440 mètres, située sur le territoire du canton de McGill, surplombe le ruisseau Serpent à 9 kilomètres au nord-est de Notre-Dame-de-Laus, dans la chaîne des Laurentides. On l’a appelé ainsi en raison de la relative proximité du ruisseau du Coq, dont l’embouchure est située à environ 2 kilomètres à l’est de la montagne et qui a pour source principale le lac du même nom. L’oronyme Montagne du Coq a été officialisé en 1988. Une mine de graphite est exploitée à la base de la montagne depuis le milieu des années 1980. Le graphite, variété de carbone cristallisé, entre notamment dans la fabrication de fours électriques et de crayons. Il sert également à ralentir les neutrons dans les réacteurs nucléaires.

Montagne Coupée

Située entre Saint-Jean-de-Matha et Saint-Félix-de-Valois sur la rive gauche de la rivière L’Assomption, cette saillie d’un peu de 1 kilomètres de longueur atteint 335 mètres de hauteur et surplombe, du côte sud, la plaine environnante par un abrupt presque vertical d’environ 168 mètres, parfait pour une escalade difficile, qui donne à cet accident de terrain le profil d’une montagne coupée. Du somme, on aperçoit nettement, par temps clair, les gratte-ciel de Montréal, bien que distants de quelques 90 kilomètres. Une carte topographique indiquait, en 1956, la forme Mont Coupé.

Mont Coleman

Cette éminence fait partie des monts Chic-Chocs, à l’intérieur de la réserve faunique du même nom, dans la région du Bas-Saint-Laurent, dans la partie nord de la péninsule de la Gaspésie. Relevant du Territoire non organisé de Rivière-Bonjour, le mont Coleman culmine à 975 mètres d’altitude. Son nom, qui paraît dans un rapport géologique de 1922, évoque Arthur Philemon Coleman (1852-1939), géologue et glaciologue, qui a effectué, au début du XXe siècle, des recherches dans les Chic-Chocs. Auteur de nombreuses publications scientifiques, il a notamment publié «Physiography and Glacial Geology of Gaspé Peninusula, Québec », ouvrage paru en 1922.

Mont Oeil du Nord

Situé en Abitibi-Témiscamingue, à trente kilomètres au nord-ouest de la ville de Rouyn-Noranda, tout près des bordes de la rivière Mouilleuse, ce mont qui atteint 410 mètres de hauteur, est un prolongement de la chaîne des monts Bourniol du côté sud-ouest. Lorsque les monts Bourniol portaient le nom de Smoky Hills, cette dénomination anglaise s’appliquait également, selon toute vraisemblance, au mont Oeil du Nord. On retrouve ce nom, dont on ignore l’origine, sur un plant d’arpentage du canton de Duprat de 1927, préparé par le département des Terres et Forêts, bien que la montagne appartienne presque entièrement au canton de Montbray. La Commission de géographie a accepté le nom Mont Oeil du Nord en 1968.

Montagnes des Lignes

Ce mont s’élève à près de 800 mètres de hauteur, dans la partie sud de la municipalité de Chartierville, à une soixantaine de kilomètres au sud-est de la ville de Sherbrooke, en Estrie. Son sommet domine la frontière qui sépare le Québec de l’État du New Hampshire, d’où l’appellation ou plutôt une expression descriptive de Montagne des Lignes. En fait, au Québec, on désigne parfois la frontière canado-américaine sous le nom de « lignes », de l’anglais « line » (border-line).

Mont Loyal

Haut de 260 mètres, ce mont ou colline se trouve au sud du lac Pontbriand, à Rawdon, dans la municipalité régionale de comté de Matawinie, dans Lanaudière. Le secteur environnant est un lieu de villégiature. Un camp saisonnier, nomme Mont-Loyal est d’ailleurs aménagé du côté sud. L’appellation est empruntée à celle du bureau de poste ouvert en 1872 sous le nom de Mount Loyal et qui a cessé ses activités en 1954. Le hameau qui entourait le mont comprenait notamment une chapelle vers 1940. Malgré la simplicité du toponyme, son motif d’attribution reste un mystère.

Mont Plagnol

Ce mont de plus de 530 mètres de hauteur surplombe le relief environnant de quelque 167 mètres sur la rive est du Saint-Maurice, à quelque 135 kilomètres au nord-ouest de La Tuque. Une carte du Service de la protection des forêts du Saint-Maurice, datée de 1933, indique le nom de Mont Newell, pour identifier cette entité. Toutefois, le 6 avril 1964, on adopta une nouvelle appellation Mont Pagnol, dans laquelle s’est malheureusement glissée une erreur, qui devait être corrigée en 1993, car le nom honorait Joseph-Marie Hamelin, dit Plagnol (1700-1760), habitant des Grondines au XVIIIe siècle. Déjà en 1723, on dénombrait plusieurs familles Hamelin dans la paroisse de Saint-Charles-des-Grondines. Le surnom Plagnol, on Plagnot a permis de distinguer l’une des branches de ces familles.

Mont Saint-Grégoire

Haut de 265 mètres, long de 1,5 kilomètres et large de 1,2 kilomètres, le mont Saint-Grégoire se dresse dans la plaine du Saint-Laurent, à 9 kilomètres au nord-est d’Iberville, en Montérégie. Il a d’abord porté le nom de Sainte-Thérèse à cause de sa relative proximité du fort Sainte-Thérèse, construit en 1665, à une quinzaine de kilomètres au sud du fort Chambly. De fait, on parlait encore de la montagne Sainte-Thérèse en 1836, dans le décret d’érection canonique de Saint-Raymond-de-Monnoir, alors qu’il était connu sous le nom de Mount-Johnson, comme le montre la carte de Bouchette, en 1815. En 1863, Stanislas Drapeau signalait encore que Saint-Grégoire est une paroisse qui « renferme un beau village de 350 âmes, assis près du Mont-Johnson ». L’appellation de Johnson fut attribuée par le quatrième propriétaire de la seigneurie de Monnoir (1795-1826), sir John Johnson (1741-1830), qui construisit une maison au pied de ce mont et qui y fut inhumé. Dresser et Denis (1946) décrivent la géologie du mont Johnson ou Monnoir. Quant au nom Saint-Grégoire, d’usage récent, il a été emprunté à celui de la paroisse de Saint-Grégoire-le-Grand, attribué en 1847 pour remplacer celui de Saint-Raymond-de-Monnoir…

Sur l’ensemble de la Belle Province, on trouvera un grand nombre de monts, montagnes et collines. On verra également ces termes entrer dans la composition de noms villes, quartiers et régions : Mont-Brun, en Abitibi, Mont-Carmel dans Kamouraska, Mont-Louis, Sainte-Agathe-des-Monts, Notre-Dame-des-Monts, Mont-Saint-Michel dans les Hautes-Laurentides, Collines du Basque, dans Bas-Saint-Laurent, et beaucoup plus. Bien sûr, Montréal entre dans cette catégorie.

De nos jours, faire un voyage au Québec n’a rien à voir avec la traversée de l’Atlantique dans les temps de la Nouvelle-France. Alors, bienvenue chez nous, bienvenue au Québec, un coin du monde où vous aurez envie de retourner.

Falaises du Parc marin du Saguenay. Photographie : GrandQuebec.com.
Falaises du Parc marin du Saguenay. Photographie : GrandQuebec.com.

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