Cap Gaspé

Cap Gaspé en Gaspésie

Le Cap Gaspé se situe à la pointe de la presqu’île de Forillon, longue d’une dizaine de kilomètres et large d’au-moins 1 km. Très abrupt du côté nord, le cap Gaspé, qui s’élève à 91 mètres, est accessible du côté sud par une étroite route de gravier. Dès 1625, Champlain, en parlant du cap de Gaspey, signale la présence d’un petit rocher à une lieue (5 km) plus loin, que l’on nomme Le Forillon.

En fait, le Cap Gaspé est un promontoire spectaculaire. Il se situe à l’extrémité est de la péninsule gaspésienne. Ce cap marque symboliquement le « bout du monde » pour de nombreux visiteurs. On le voit là où les falaises abruptes plongent dans les eaux du golfe du Saint-Laurent.

Accessible par des sentiers de randonnée, notamment le populaire sentier du Cap-Gaspé, le site offre des panoramas époustouflants sur la mer, les falaises et parfois même des baleines en contrebas. Le phare du Cap Gaspé, construit en 1950, est un point d’intérêt emblématique. Bien que le bâtiment original ait été remplacé, le site conserve son charme historique et maritime.

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Le Cap Gaspé est aussi riche en histoire. En effet, fut un lieu de surveillance stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Mi’kmag ont longuement habité les terres environnantes. Il s’agit du peuple autochtone de la région. Aujourd’hui, le parc Forillon protège cette nature sauvage. Il invite à la découverte de la faune, comme les ours noirs, les orignaux et les oiseaux marins.

C’est un lieu où se rencontrent mer, montagne et mémoire, offrant une expérience immersive au cœur de la beauté naturelle du Québec.

Or, c’est probablement la présence rapprochée de ces deux toponymes qui explique qu’on identifie le cap Gaspé par Cap Forillon dès la fin du XVIIe siècle par Nicolas Denys (1672). Le Forillon sur une carte de Jean Deshayes levée en 1686 et publiée en 1695. Finalement, on voit le terme Cap Forillon sur une carte de Lange en 1775. On retrouve même, sur une carte anonyme dessinée vers 1760, le toponyme Old Woman à la place du nom de lieu identifiant le cap.

La forme officielle du toponyme ignore la particule. Alors qu’elle se présente sous la plume de Champlain en 1625. Tout comme sur plusieurs cartes du Régime français, doit avoir été inspirée de la carte des comtés de Bonaventure et de Gaspé publiée en 1924 par le ministère des Terres et Forêts et précédée par des cartes d’inspiration anglaise, comme celle de Carver (1776) qui mentionne « Cap Gaspe ».

Illustration : le phare du Cap Gaspé Source de l’image : tourisme-gaspesie.com.

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