Villes et villages

Rivière-du-Loup

Rivière-du-Loup

Ville de Rivière-du-Loup

La ville de Rivière-du-Loup est située à l’embouchure de la rivière du Loup, à environ 450 kilomètres au nord-est de Montréal, et à plus de 180 kilomètres au nord-est de Québec. La ville occupe une superficie de près de 83 kilomètres carrés. Sa population est d’environ 20 mille Louperivoises et Louperivois, soit les deux tiers de la population de la MRC de Rivière-du-Loup. Elle appartient à la région administrative du Bas-Saint-Laurent et c’est le centre administratif de la municipalité régionale de comté de Rivière-du-Loup.

Les premières familles de colons y viennent après la concession des seigneuries le long du fleuve, dans la région du Bas-Saint-Laurent, par l’intendant Jean Talon et la Compagnie des Indes occidentales, à d’anciens officiers du régiment de Carignan. Néanmoins, un recensement effectué en 1765 ne dénombre à Rivière-du-Loup que 68 âmes.

La véritables colonisation commence vers la fin du XVIIIe siècle, quand plusieurs Écossais y construisent des moulins à scie.

À l’époque, le village est connu sous le nom de Fraserville, en l’honneur du propriétaire de ces terres, M. Alexander Fraser. En 1870, le chemin de fer de la Grand Tronk Railway atteint Rivière-du-Loup. En 1889, on y ouvre l’Hôpital Saint-Joseph qui devient le centre hospitalier le plus réputé de toute la région. (Mais à l’époque, y avait-il un autre centre hospitalier dans cette région ?)

C’est en 1919 que Fraserville, Saint-Ludger et Saint-François-Xavier fusionnent pour former la municipalité de Rivière-du-Loup. Jusqu’à nos jours, la ville de Rivière-du-Loup, étagée en amphithéâtre, se divise en trois paroisses: Saint-Patrice, Saint-François-Xavier et Saint-Ludger.

L’économie de la ville est axée sur l’exploitation du bois, et on y trouve l’importante usine de produits forestiers F.-F.Soucy.

Rivière-du-Loup conserve des monuments patrimoniaux, tels l’église presbytérienne Saint-Barthelemy, datée de 1841; l’église de Saint-Patrice, construite en 1883; l’édifice de la Banque de Montréal, érigé dans les années 1910; le complexe du barrage hydroélectrique, édifié sur la rivière du Loup en 1928; plusieurs maisons anciennes; le phare de l’île du Pot-à-l’Eau-de-Vie, de 1830.

Parmi les attraits naturels, on peut citer l’île de la Lièvre et le Parc des Chutes, situé au cœur de la ville.

On peut visiter le Musée du Bas-Saint-Laurent d’ethnologie et d’art contemporain, situé au 300, rue Saint-Pierre. L’édifice est construit en béton dans le style brutaliste. Le musée propose une exposition permanente l’Histoire de Rivière-du-Loup, 1 000 ans d’échange entre l’humain et le fleuve.

Fait historique: c’est au-dessus de Rivière-du-Loup qu’eut lieu un grave accident aérien le 10 novembre 1950. Un avion américain largue alors une bombe atomique suite à un accident. Les explosifs contenus dans la bombe éclatent, sans toutefois atteindre la charge atomique (l’équipage de l’avion ayant réussi à débrancher le noyau nucléaire de la bombe). Environ 45 kilogrammes d’uranium sont dispersés dans l’atmosphère de la région.

Coordonnées de Rivière-du-Loup :

C. P. 37
Rivière-du-Loup
G5R 3Y7

Téléphone : 418 867 6700

Site internet de Rivière-du-Loup : ville.riviere-du-loup.qc.ca.

Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup

La paroisse souche qui a donné naissance à la ville de Rivière-du-Loup et qui en circonscrit en partie le territoire est située à 4 km de celle-ci de centre à centre, entre Dame-du-Portage et Saint-Georges-de-Cacouna. Dans la partie est du territoire coule le ruisseau à Dionne et les eaux de la rivière du Loup arrosent partiellement cette étendue. Quelques lacs et cours d’eau parsèment les terres environnantes dont le relief prend la forme de terrasses superposées. À l’origine, la mission de Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup, fondée en 1683, faisait partie des seigneuries de la Rivière-du-Loup, Verbois et Leparc. La première messe y ayant été célébrée en 1792, dans la première chapelle, le jour de la fête de saint Patrice ou Patrick, on a tout naturellement adopté son patronyme pour identifier la paroisse, auquel on a joint le nom de la seigneurie concédée à Charles Aubert de la Chesnaye en 1673. Érigée canoniquement en 1833 et civilement en 1842, elle transmettra sa dénomination à la municipalité de paroisse créée en 1855.

Cependant, cette dernière avait été précédée par l’établissement, en 1845, de la municipalité de Rivière-du-Loup-en-Bas, appellation qui identifiera le bureau de poste de 1828 à 1837. On voulait ainsi distinguer l’endroit de Rivière-du-Loup-en-Haut, devenue depuis Louiseville. En 1852, les paroisses de Saint-Antonin et de Notre-Dame-du-Partage seront constituées à même le territoire de Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup, alors que la municipalité du village du village de Fraserville, devenue la ville de Rivière-du-Loup en 1919, s’était séparée de la municipalité de paroisse en 1850. Les Patriçois doivent leur gentilé à saint Patrick (vers 389 – vers 461), enlevé par des pirates d’Irlande à l’âge de 16 ans. Sacré évêque vers 432, il évangélisera l’Irlande jusqu’à sa mort. Jadis, Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup, desservie par le chemin de fer depuis longtemps, constituait un lieu de villégiature populaire du Bas-Saint-Laurent, grâce à la beauté de ses paysages et à la proximité du fleuve. Entre autres personnalités, les premiers ministres sir John A. Macdonald et Louis Saint-Laurent s’y reposaient l’été des tracas, de l’administration du pays. Dès 1873, les lieux recevaient le titre de Capitale estivale du Canada.

Hameau de L’Anse-au-Persil

Ce toponyme désigne un hameau qui a pris son nom de l’anse qui lui fait face, à 4 km en aval de la pointe de la Petite rivière du Loup, le long de la route 132, connue dans ce secteur comme la route de l’Anse-au-Persil, sis à Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup (secteur de la ville de Rivière-du-Loup). Résultat de l’évolution géologique de la région, l’anse au Persil et les anses voisines sont nées de l’érosion superficielle combinée à l’action des vagues et de marée qui, au cours des périodes géologiques, ont entamé des couches d’argile tendres et friables, en laissant subsister sous forme de pointes, les lits de conglomérats et de quartzites assez durs.

Dès 1827, on trouve le nom d’Anse au Persil inscrit sur la carte intitulée River St. Lawrence, Saguenay River to Orignaux Point. Anse à Persil et Anse à Persi sont aussi mentionnés sur des cartes de 1922 et 1937. Le mot persil peut faire allusion à la présence dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, dans le secteur de l’anse, du marsouin commun soit le phocoena phocoena qui fit l’objet d’une grande exploitation. Persil sera une déformation de pousille pour identifier ce type de marsouin. Certains auteurs, comme le frère Marie-Victorin, soulignent que le terme persil équivaut au Ligusticum scothicum soit la livèche écossaise ou persil de mer que l’on retrouve sur les rives du Saint-Laurent, entre autres, à Port-au-Persil, près de Saint-Siméon, dans Charlevoix.

Canton de Parke

Ce canton du Kamouraska se retrouve à environ 30 km au sud de Rivière-du-Loup. Son territoire englobe le sanctuaire de Parke et le centre éducatif forestier de Parke. Thomas Parke (1793-1864), fut constructeur, architecte, homme politique, journaliste et fonctionnaire. Né en Irlande, il arriva à York (Toronto) en 1820. En 1841, il fut nommé arpenteur général de la province du Canada jusqu’à l’abolition de ce poste en mars 1845. En même temps, il avait été élu député de Middlesex (1841-1844), en Ontario. Il fut, après 1845, percepteur de douanes dans les villes ontariennes de Port Colborne et de Port Dalhousie (aujourd’hui, St. Catharines) où il décéda. Le canton de Parke paraît sur la Carte de la province de Qubéec de 1870. Il a été proclamé en 1920.

carte postale ancienne

Parc Blais à Rivière-du-Loup, carte postale ancienne. Image libre de droits.

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