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Stoneham-et-Tewkesbury

Stoneham-et-Tewkesbury

Municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury

La municipalité des Cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury fut constituée en1855 sur une superficie d’environ 685 kilomètres carrés, dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Elle fait partie de la municipalité régionale de comté de la Jacques-Cartier et se trouve dans les limites de la Communauté métropolitaine de Québec. À Stoneham-et-Tewkesbury vivent plus de 6 mille résidents pour qui la Commission de la toponymie du Québec semble éprouver des difficultés à trouver un gentilé.

Les Cantons-Unis de Stoneham-et-Tewkesbury se trouvent à 20 minutes de la ville de Québec.

La municipalité est composée de trois principaux pôles territoriaux, soit Stoneham, Tewkesbury et Saint-Adolphe.

Stoneham, le premier hameau, fut fondé par M. Philip Toosey. Son nom, de «stone» (pierre) et «hamlet» (hameau), désigne bien la caractéristique de son sol et rappelle également le canton britannique d’où M. Toosey était originaire.

C’est en 1855 que la municipalité qui regroupait à l’époque moins de vingt-cinq familles prend l’appellation de Cantons-Unis de Stoneham-et-Tewkesbury. Après la construction du chemin de fer qui relie la municipalité à Loretteville, on commence à exploiter la forêt et le village se développe rapidement. Cette voie ferroviaire était utilisée par la Brown Corporation et la Donnacona Paper Co. dans la Seigneurie du Séminaire de Québec (aujourd’hui Saint-Adolphe). Ces compagnies s’occupaient de la coupe du bois et de la fabrication de la pâte de papier.

Le chemin de fer n’existe plus, mais l’architecture de certaines maisons de Stoneham rappelle cette époque.

Puis Stoneham fusionne avec Saint-Adolphe en 1973.

L’exploitation de la forêt constitue toujours l’un des piliers de la municipalité. Pourtant, les activités touristiques sont de plus en plus populaires et les Cantons-Unis de Stoneham-et-Tewkesbury sont devenus l’un des pôles majeurs du tourisme et des activités de loisir au Québec.

On y compte d’ailleurs de 2000 résidents saisonniers qui choisissent cet endroit pour la qualité de son environnement et pour les nombreux services offerts à la population.

La Station de ski Stoneham, un club de Golf, et le Parc de la forêt ancienne du mont Wright sont les attraits les plus importants de la municipalité.

Coordonnées de Stoneham-et-Tewkesbury :

325, chemin du Hibou
Stoneham-et-Tewkesbury
G0A 4P0

Téléphone : 418 848 2381

Site internet de Stoneham-et-Tewkesbury : villestoneham.com.

Hameau de Saint-Adolphe

Saint-Adolphe est situé sur un plateau entouré de montagnes, à proximité de la rivière des Hurons, au nord-est de Stoneham. Facilement accessible depuis Québec (25 km), ce hameau est très fréquenté par les amateurs de plein air, qui y pratiquent le camping en été et le ski de fond en hiver. Autrefois partie de la seigneurie de la Côte-de-Beaupré, la mission de Saint-Adolphe a été établie vers le milieu du XIXe siècle par l’abbé Ignace-Irénée-Adolphe Légaré (1830-1895), procureur du Séminaire de Québec (1862-1879), alors propriétaire de la seigneurie.

On nommait souvent une paroisse ou une mission du nom du saint patron du fondateur. De nombreuses concessions agro-forestières visaient à y établir des colons trop à l’étroit dans la vallée du Saint-Laurent, autour de Québec.

Vers 1862, le Séminaire y a fait construire une ferme modèle ainsi qu’une chapelle dans le but de soutenir les efforts des familles dont quelques-unes seulement vivaient sur place. Les communications avec la paroisse de Sainte-Brigitte-de-Laval étaient difficiles en été et impossibles en hiver, car il fallait passer derrière les montagnes le long de la rivière Saint-Adolphe, aussi appelée Rivière à l’Isle, affluent de la rivière Montmorency. La chapelle et la ferme ont été abandonnées vers 1906 et on n’en trouve que peu de traces de nos jours. Les habitants se sont alors tournés du côté de Stoneham, tendance qui s’est renforcée à partir de 1912, avec l’arrivée d’une voie ferrée pour acheminer le bois qui était coupé dans les forêts avoisinantes et flotté sur la rivière des Hurons. En 1973, Saint-Adolphe est officiellement détaché de la municipalité de la paroisse de L’Ange-Gardien pour être annexé à la municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury.

Dans le parc national de la Jacques-Cartier, à Stoneham-et-Tewkesbury, un sentier balisé, nommé l’Éperon, a été aménagé. (Un éperon est une saillie avancée d’un coteau, d’un relief montagneux). Par association d’idées, le terme peut désigner une forme de terrain rappelant un éperon.Au bord de la rivière à l’Épaule, un belvédère, équipé de panneaux d’information sur l’histoire du parc, offre un beau point de vue sur la vallée.

Stoneham

Rue des Chalets Stoneham en automne. Photo : André Beauséjour

Lac Toosey

Ce nom évoque le premier pionnier établi dans la municipalité des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury. Philip Toosey (1744-1797), ministre anglican, a immigré à Québec avec sa famille en 1785, mais ce n’est qu’en 1789 qu’on lui a attribué des fonctions eccléesiastiques officielles. C’est cependant dans le domaine de l’agriculture que Philippe Toosey s’est illustré. En Angleterre, il possédait déjà une ferme décrite en termes élogieux par Arthur Young, éminent agronome de l’époque.

Peu après son installation à Québec, il a été l’un des fondateurs de la Société d’agriculture du district de Québec. Il s’est fait accorder vers 1790 une importante concession au nord de Québec, dans un territoire non encore arpenté et que l’absence de route rendait accessible seulement par la rivière des Hurons. Le canton, proclamé en 1800, prit le nom de Stoneham d’après le nom d’un village du Suffolk, en Angleterre, d’où provenait Toosey. Il a fait défricher la forêt et construire une étable qu’on disait la plus grande de tout le Canada ; plusieurs maisons ont été bâties pour les gens venus d’Angleterre, ainsi que pour lui-même. Sa fortune personnelle lui a permis de vivre comme un propriétaire terrain typique du XVIIIe siècle. Il a aussi publié des écrits dans les Annals of Agriculture and Other Useful Arts, où il exprimait son enthousiasme romantique pour l’agriculture. Après sa mort, sa famille est retournée en Angleterre sans réclamer les lots réservés pour ces héritiers. Sa mémoire est honorée dans les noms de deux lacs situés au nord du canton : le lac Toosey, de 2 km de long, et le Petit lac Toosey qui se déversent dans la rivière Tourilli, affluent de la rivière Sainte-Anne. Ils font partie de la réserve faunique des Laurentides et l’on y accède par le poste d’accueil Tourilli, à 40 km de Saint-Raymond. Variante : Lac Vézina.

Mont Hibou

Un centre de ski aménagé en 1967 et plus tard fermé a servi à désigner ce mont dans la municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury, au nord de la ville de Québec. Cette appellation est tirée de celle de la rivière Hibou, qui coule à l’ouest du mont, alimentant la rivière des Hurons. On peut également établir un lien toponymique avec deux petits lacs situés à 7 km au nord lesquels ont déjà été reliés à la rivière par un sentier de portage, du temps où les Hurons occupaient le territoire environnant. Le Petit lac Hibou et le lac Hibou se déversent l’un dans l’autre, avant de se décharger par un ruisseau dans la rivière Jacques-Cartier. Le lac Hibou a déjà porté le nom de Dorval et il est identifié comme tel sur une carte de 1942. Le toponyme Lac Hibou est toutefois plus ancien, même si toutes ces entités ont été officiellement désignées en 1974. En effet, le lac Hibou était mentionné sur une carte de l’arpenteur Hamel en 1829 et dans un rapport de l’arpenteur Adams de la même année.Ce dernier a inspecté le canton avec le chef huron Nicolas Vincent qui lui a révélé que le nom huron de ce lac était Oyahensque, qu’il traduisait par « il bouille (il bout) de truites ». De la corruption de cette traduction a résulté la forme Hibou ; sur certaines cartes on retrouve la variante Lac à l’Hibou.

Rivière des Hurons

Ce petit cours d’eau arrose le village de Stoneham, à environ 25 km au nord de Québec, avant de venir se jeter dans le lac Saint-Charles, source de la rivière du même nom, qui traverse la Basse-Ville de Québec et débouche dans le Saint-Laurent. La rivière des Hurons prend sa source dans les Laurentides, à quelques kilomètres au nord-est de Saint-Adolphe. Si elle semble couler de nos jours sans histoires, cette rivière a connu un rôle plus actif dans le passé.

Les Hurons (Wendats), chassés de la péninsule ontarienne, en 1651 par la guerre, la famine et les épidémies, vinrent s’installer dans la région de Québec, auprès des Jésuites qui les avaient évangélisés. Après avoir occupé plusieurs lieux, notamment Sillery, l’île d’Orléans et L’Ancienne-Lorette, ils se fixèrent à La Jeune-Lorette, situé où fut établi le Village-des-Hurons, réserve indienne aujourd’hui appelée Wendake.

Ils remontaient la rivière Saint-Charles jusqu’au lac du même nom, qu’ils appellent encore aujourd’hui Lac Huron ; cette dernière dénomination apparaît telle quelle dans un rapport présenté en 1829 à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada par l’arpenteur John Adams et James P. Baby, Par ailleurs, chez Stanislas Drapeau (1863), dans le « Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec » (1925), sur la carte du parc des Laurentides de 1942, la forme Rivière Huron est utilisée.

Du lac Saint-Charles, ils canotaient sur la rivière des Hurons. Elle est inscrite sous le nom Rivière des Hurons sur la carte de Taché publiée en 1870. Ils faisaient des portages entre des petits lacs pour rejoindre l’arrière-pays, où ils s’adonnaient à la chasse et à la pêche. Ils durent négocier avec les Montagnais et les Algonquins qui occupaient déjà ce territoire. C’est aussi le long de cette rivière que passait, dès le XVIIe siècle, le sentier des Jésuites, reliant Québec au lac Saint-Jean. Ce tracé fut ensuite utilisé pour les premiers établissements dans le canton de Stoneham, dont il devint la principale voie de communication. Il fut aussi emprunté par les voyageurs jusqu’à la construction, en 1953, de la route 175, qui est parallèle à la rivière des Hurons sur environ 25 km.

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