Villes et villages

Saint-Félicien

Saint-Félicien

Ville de Saint-Félicien

La ville de Saint-Félicien se trouve en bordure du lac Saint-Jean, dans la région administrative du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle fait partie de la municipalité régionale de comté du Domaine-du-Roy. La ville se déploie sur un territoire de 360 kilomètres carrés et sa population est d’environ 10 500 Félicinoises et Félicinois.

Saint-Félicien est traversé par la rivière Ashuapmushuan qui était jadis une importante voie de circulation pour les Amérindiens et les Européens en route vers le lac Mistassini et la Baie d’Hudson. La région fut appelée la Porte d’or de Chibougamau parce que de là, on pouvait entreprendre le voyage vers Chibougamau.

Les premiers colons s’y installent en 1864, dans le voisinage de la rivière à l’Ours, et la première localité prend le nom de Rivière-à-l’Ours, mais en 1875, on baptise la municipalité du nom de Saint-Félicien qui est érigée civilement en 1885. En 1976 Saint-Félicien est incorporée en ville. La nouvelle ville de Saint-Félicien a été constituée en 1996 à la suite de la fusion de la ville de Saint-Félicien et de la municipalité de Saint-Méthode, au nord-est de la ville, à l’ouest de la rivière Mistassini.

Une première scierie avec une roue à vent y fut bâtie en 1894. Trois ans plus tard, une scierie à vapeur y fut installée. De nos jours, on y trouve une usine de pâte à papier.

En 1913, le chemin de fer de la Northern Canadian Railway rejoint Saint-Félicien. La même année, l’église de Saint-Félicien est érigée.

L’exploitation forestière, l’industrie laitière, les bleuetières, la chasse au canard et à l’outarde, de même que la pêche au brochet et au doré ont toujours constitué les activités principales des habitants de ces lieux.

Un parc zoologique unique au Canada s’y trouve depuis 1961, ainsi que le Musée de l’auto avec ses nombreuses voitures anciennes.

Canton De Meulles

Identifié dès 1870 sous la forme Demeulles sur la carte d’Eugène Taché, et n’est qu’en 1975 que le nom de ce canton situé à l’ouest du lac Saint-Jean, le long du lac Ashuapmushuan où débouche la rivière aux Saumons, prendra la forme qu’on lui connaît aujourd’hui.

C’est le nom du cinquième intendant de la Nouvelle-France, Jacques De Meulles. Meulles est une commune du Calvados en Normandie. Cet espace couvert de forêts est coupé d’ouest en est par une bande de terre défrichée et occupée par la route 167 reliant La Dore et Saint-Félicien.

Jacques de Meulles, qui a remplacé l’intendant Jacques Duchesneau en 1682, n’est restée au Québec que quatre années, période au cours de laquelle il eut des relations très tendues avec le gouverneur Antoine Le Febvre de La Barre. Il s’attacha à promouvoir la colonisation, à restreindre la traite des spiritueux et à développer les pêcheries du golfe.

C’est à lui que revient d’avoir imaginé la mise en circulation de la monnaie de carte, la première monnaie de papier en Amérique du Nord. Proclamé en 1864.

Canton de Ducharme

La route qui conduit de Saint-Félicien à Chibougamau traverse le canton de Ducharme, qui s’étend partiellement dans la réserve faunique Ashuapmushuan. Il est inhabité, marécageux, très arrosé et couvert de forêts. Ses principales étendues d’eau dont certaines communiquent entre elles sont les lacs Ducharme, Nicabau, Jourdain, Lognon, la Blanche et Liasse. Sa surface peu accidentée se situe entre 396 et 502 m d’altitude. Ce nom, attesté dans « Noms géographiques de la province de Québec » en 1921, a été attribué à la mémoire de Charles-Joseph Ducharme (1786-1853) qui après avoir été vicaire à Saint-Laurent, près de Montréal (1814-1916) et curé de Sainte-Thérèse-de-Blainville (1816-1849), a fondé dans cette dernière paroisse le Petit Séminaire et favorisé l’établissement des Soeurs de la Congrégation (1847). L’enseignement classique avait commencé en 1825 au presbytère. En 1837, le cours complet jusqu’en philosophie était offert et on parlait déjà du Petit Séminaire dont adopta le règlement en 1841. Le Petit Séminaire de Sainte-Thérèse fut juridiquement établi par une loi de 1845 du Canada-Unis.

Historique de Saint-Méthode

Cette localité du Lac-Saint-Jean, d’une superficie de plus de 190 km carrés. Constitue un vaste territoire en long situe à 9 km de Saint-Félicien et à peu de distance de Dolbeau, dans la partie nord-est de la MRC du Domaine-du-Roy. Quelques ruisseaux émaillent l’espace méthodois et ont pour noms Tremblay, Ouellet, Provencher.

La section nord-est du territoire présente l’aspect d’un vaste espace peu peuplé dénommé symptomatiquement La Friche ou, par certains, La Frique ou L’Afrique. Venus de Sainte-Victoire-d’Arthabaska, dans la partie devenue aujourd’hui Victoriaville, les premiers colons s’installent en ces lieux en 1878, bientôt suivis de gens de Somerset et de Lévis. Détachée de Saint-Félicien, la paroisse de Saint-Méthode sera canoniquement érigée en 1884 et verra sa dénomination retenue pour la municipalité érigée deux années plus tard. Étant donné qu’elle voisinait Saint-Cyrille-de-Normandin, on a retenu le nom de saint Méthode (vers 825-885), son frère, qui portait le titre d’apôtre des Slaves. Dans la vie civile, Constantin, Cyrille en religion, et Méthode ont introduit le christianisme en Hongrie, en Pologne, en Crimée et en Dalmatie. On célèbre leur mémoire le 14 février. Jadis, on identifiait l’endroit sous l’appellation de Tic(k)ouapé ou Attikouabé, du nom du bureau de poste de poste local Tikouabé (1881-1907). Tiku(ou)apé (1907-1941), Ticouapé (1941), dénomination attribuée à la rivière qui traverse la municipalité en direction nord-sud avant de se jeter dans le lac Saint-Jean. Nom montagnais, formé de atik, caribou, et napew, homme, il a pour sens l’homme aux caribous, bien que certains y aient vu la traduction du prénom André. Étant donné qu’on ne retrouve pas de chute d’eau sur le territoire, une première scierie était bâtie en 1894 et fonctionnait grâce à une roue à vent, puis une scierie à vapeur voyait le jour en 1897. Le relèvement des eaux du lac Saint-Jean, en 1926, par la construction des centrales de l’île Maligne, a rendu l’égouttement naturel des terres impossible et fait passer la population de 1090 habitants en 1926 à 518 en 1928. L’exploitation du bois, l’industrie laitière, les bleuetières, la chasse au canard et à l’outarde, de même que la pêche au brochet et au doré constituent les activités principales des Méthodois.

Canton de Parent

Proclamé en 1870, délimité en partie par la rive occidentale du lac Saint-Jean, ce canton de forme très irrégulière s’insère entre les cours inférieurs des rivières Mistassini et Ashuapmushuan. On y trouve la municipalité de Saint-Méthode à laquelle se rattache le hameau de Ticouapé. La désignation du canton effectuée du vivant du personnage honoré, montre assez l’importance d’Étienne Parent (1802-1874), né à Beauport, aîné d’une famille qui comptera quinze enfants. Il fait ses premiers pas dans le journalisme alors qu’il est encore élève au Petit Séminaire de Québec. Rédacteur au Canadien de 1822 à 1825, i s’oppose déjà au projet d’union du Haut et du Bas-Canada. Avocat en 1829, il reprendra la rédaction du Canadien, de 1831 à 1842, au cours d’une période fort troublée. Nationaliste modéré, Parent s’opposa à la violence comme moyen de pression politique, mais il dénonça également la répression brutale après l’insurrection de 1837 – 1838. Rendu presque sourd par les mauvaises conditions de son emprisonnement pendant l’hiver de 1838-1839, Parent se fit élire député du Saguenay en mai 1841, dans le nouveau Canada-Uni. Sa surdité le força cependant à démissionner et même à abandonner le journalisme. Greffier du Conseil exécutif en 1842, il fut nommé sous-secrétaire de la province du Canada en 1847. Après la Confédération, il deviendra sous-secrétaire d’État dans le gouvernement fédéral, poste qu’il occupera de 1868 à 1872, année de sa retraite. Proclamé en 1870.

Canton de Mornay

Dénommé vers 1920, le canton de Mornay est situé à quelque 90 km au nord-ouest de Saint-Félicien, dans la MRC de Maria-Chapdelaine. Arrosé dans sa partie ouest par la rivière Ashuapmushuan, il est aussi baigné par plusieurs dizaines de nappes d’eau notamment par les lacs des Îles, de l’Équerre et Canard de Mer. Le nom de cette entité cadastrale inhabitée rappelle la mémoire du père capucin d’origine bretonne Louis-François Duplessis de Mornay (1663-1741), nommé en 1713 coadjuteur de monseigneur de Saint-Vallier, évêque du diocèse de Québec. Désigné évêque du diocèse en 1727, il adressa une procuration à l’archidiacre Eustache Chartier de Lotbinière pour qu’il prenne possession du siège épiscopal en son nom. C’est toutefois monseigneur Pierre-Herman Dosquet, coadjuteur, qui administra le diocèse, de 1729 à 1732. Pendant son mandat à la tête du diocèse de Québec, monseigneur de Mornay refusa de venir en Nouvelle-France parce qu’il craignait, semble-t-il, le voyage en mer, et il démissionna en 1733. Retiré dans son couvent de Paris, l’évêque décéda accidentellement en 1741, écrasé par un carrosse, devant le couvent des Capucins, rue Saint-Honoré.

Adresse de Saint-Félicien :

C. P. 7000
Saint-Félicien
G8K 2R5

Téléphone : 418 679 0251.

Site internet de Saint-Félicien : ville.stfelicien.qc.ca.

St-Félicien

Boulevard Sacré-Coeur à Saint-Félicien. Photo : Clou

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1 commentaire

  1. Réjean Paradis

    2013/04/03 at 12:24

    Bonjour, j’aimerais recevoir une épinglette ou deux de la ville de Saint-Félicien, merci.

    Réjean Paradis, C-410, 91 Pointe-aux-Lièvres, Québec, Québec. G1K-5Y5, merci.

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