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Sainte-Croix

Sainte-Croix

Municipalité de Sainte-Croix

Sainte-Croix est une municipalité historique de près de 2 500 San-cruciennes et San-cruciens dans la municipalité régionale de comté de Lotbinière, située dans la région administrative de Chaudière-Appalaches. La superficie totale de la municipalité est d’environ 73 kilomètres carrés.

La dénomination de Sainte-Croix figure déjà dans le récit de Champlain en 1603. Elle est reprise par la suite sur une carte de 1611. Cependant, elle s’applique en ce moment certainement à la pointe connue aujourd’hui comme pointe Platon, importante pour la navigation alors et située à la hauteur de l’embouchure de la rivière Jacques-Cartier. En 1613, Champlain explique que c’est par erreur que ce lieu est désigné Sainte-Croix, car on avait cru, à tort, que Cartier y avait hiverné en 1535-1536.

La Commission de toponymie du Québec précise que le nom de Sainte-Croix, qui coiffe cette municipalité de la région de Lotbinière, traversée par la rivière du Petit Saut, implantée sur la rive sud du Saint-Laurent, à 20 km à l’est de Lotbinière, à la hauteur de Donnacona sur la rive nord, remonterait à 1637. Cette année-là, le fief ou seigneurie de Sainte-Croix, concédé à la Compagnie des Cent-Associés au lieu dit Platon Sainte-Croix, fut réservé pour les religieuses qui viendraient s’établir à Québec en vue de l’éducation des filles. Le choix porta sur les Ursulines qui arrivèrent en 1639 avec Marie de l’Incarnation et la prise de possession symbolique n’intervint que le 14 septembre 1647, alors que le père Jérôme Lalemant le reçut en leur nom. Or, ce jour-là était célébrée l’Exaltation de la Sainte-Croix, fête religieuse rappelant l’invention, au sens de la découverte de la vraie croix, reconquise sur les Perses en 628. Au cours de cette cérémonie, on exhibait la Croix aux gens de Jérusalem. On peut croire que la fixation du nom remonte à cette dernière année et qu’on a choisi la date de la cérémonie en conséquence.

Une concession du territoire aux abords du fleuve fut attribuée aux Dames Ursulines par la Compagnie des cent associés le 16 janvier 1637. Cette seigneurie fut désignée d’abord sous le nom de Platon, corruption du mot Plateau. Toutefois, le père jésuite Jérôme Lalemant, lui donna le nom de Sainte-Croix le 14 septembre 1647, en la fête de l’exaltation de la Sainte-Croix.

Les premiers habitants, comprenant par la plupart marchands et pêcheurs s’installent près de la chute du Petit-Sault en 1749 où les Ursulines de Québec font construire le premier moulin à farine en 1754. À l’époque et jusqu’à à 1926, avec le pavage de la route nationale, la circulation se fait par le fleuve, les marchandises et les gens sont transportés vers Québec, St-Nicolas, St-Antoine-de-Tilly et Neuville.

En 1880, « Le Sainte-Croix », piloté par son propriétaire, le capitaine Lafleur se rend deux fois par semaine à Québec et il en coûte 50 cents pour l’aller-retour. Le service de transport maritime cesse en 1926 avec le pavage de la route nationale.

La paroisse fut desservie par les missionnaires de 1713 à 1791. Mais L’érection canonique eut lieu le 20 septembre 1721. En 1849 arrivèrent les Soeurs de la Congrégation Notre-Dame.

Bâtie en 1694, la première église était située près du fleuve St-Laurent. La seconde fut construite en 1732, la troisième en 1836. La construction de la quatrième église et du presbytère actuel fut commencée en 1911, et l’église fut livrée au culte en 1914, sur la rue principale.

La municipalité de la paroisse de Sainte-Croix a été érigée civilement le 1er juillet 1845. La municipalité du village le 30 mai 1921. Les deux entités se réunifièrent en 2001.

Les religieuses de la Congrégation Notre-Dame résideront dans l’École moyenne familiale pour fille jusqu’en 1991, site actuel du couvent. Cette école vue le jour sous cette bannière en 1941.

Le bâtiment construit en 1886 à la suite de l’incendie de l’ancien presbytère fut agrandi en 1909, étant alors le pensionnat pour filles. Un pensionnat pour garçons, La Mennais, ouvre ses portes en 1911. Ce pensionnat deviendra l’École d’agriculture en 1953, pour être démoli en 1971.

La municipalité voit un essor économique grâce à l’ouverture du bureau d’enregistrement de comté à Sainte-Croix, ainsi que grâce à la fonderie Bibby qui s’y installe en 1921. Plus tard, les Industries de la Rive-Sud ltée y arrivent, en 1940.

En fait, le fleuve facilita la fondation de Sainte-Croix et fut longtemps le lien des paroissiens avec le reste du Québec. Puis, les communications terrestres le supplantèrent, il perdit son importance dans le quotidien des résidants. Rappelons cependant que de Pointe-Platon jusqu’au ruisseau Gaspard, le Saint-Laurent baigne le territoire de la Municipalité.

Aujourd’hui, on retrouve sur le territoire de la municipalité l’école primaire La Mennais ainsi que l’école secondaire Pamphile-Le May qui compte environ 600 élèves de la première année du secondaire à la cinquième.

Des attraits de Sainte-Croix, citons le site patrimonial du Domaine Joly-De Lotbinière, dont le manoir fut construit en 1851. Ce domaine est situé sur la Pointe-Platon et attire de nombreux touristes.

Des attraits naturels, on remarque la Falaise. Omniprésente, impressionnante du haut de ses 50 mètres, collée au rivage du Saint-Laurent, parfois en retrait, cette falaise est la mémoire de 450 millions d’années de l’histoire de la terre. Le promeneur attentif pourra y retrouver des fossiles, témoins de la vie primitive de cette époque si reculée.

Sur le territoire de Sainte-Croix, on trouve également des forêts et des arbres remarquables. En effet, à Pointe-Platon, une forêt naturelle de chênes, vieux de plus des 250 ans, des hêtres et des érables avec sentiers aménagés. Une réserve écologique protège des vestiges des forêts riveraines du Saint-Laurent avec des ormes et des frênes remarquables;

Au Domaine Joly, on admire des noyers noirs centenaires de grande taille et au village, on voit une forêt pure de frênes de Pennsylvanie ou frênes rouges et des saules gigantesques.

Coordonnées de Sainte-Croix :

6310, rue Principale
Sainte-Croix
G0S 2H0

Téléphone : 418 926-3494.

Pointe Platon

Orienté franc nord, cet accident géographique constitue la fine extrémité de l’importante avancée de terre qui, au sud, infléchit le cours du Saint-Laurent et l’oblige à un virage abrupt vers le sud-est, entre les municipalités de Lotbinière et de Sainte-Croix. Cette langue de terre était déjà connue sous le nom de Sainte Croix lorsque Champlain s’y arrêta en 1603, et elle portait cette appellation parce que les rares prédécesseurs de Champlain avait cru, à tort, que Jacques Cartier s’y était installé en 1535, plutôt qu’à Québec.

Le nom de Sainte-Croix n’est pas disparu par autant, car il entre dans la composition du toponyme Platon Sainte-Croix, depuis l’année de la concession de la seigneurie de Sainte-Croix (1637) jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, où commencent à paraître les noms Platon ou Le Platon, respectivement sur la Carte générale des paroisses et missions… (1750) ou sur celle du sieur d’Anville (1755).

En 1815, Joseph Bouchette apporte à cette désignation un important changement toponymique en écrivant Pointe du Platon et en faisant de Platon, jusqu’alors utilisé comme générique, un spécifique, et en apposant le générique Pointe, probablement parce que ce mont était plus compréhensible que Platon notamment pour les navigateurs.

Il n’en reste pas moins que, depuis lors, ce toponyme est composé de deux termes génériques. La forme notée par Joseph Bouchette s’est muée ensuite en celle, plus courte, de Pointe Platon attribuée au bureau de poste en 1851, avec la graphie anglaise Point.

La forme Pointe-au-Platon a paru en 1969 dans le Répertoire géographique du Québec, puis sur les cartes topographiques subséquentes. Le mot « platon » qui a été relevé en Normandie dans le sens de clairière, petit pré, semble avoir été assez répandu à l’époque de la Nouvelle-France. L’ingénieur Jean Bourdon l’emploie sur sa carte dressée vers 1641 intitulée Carte depuis Kebec Jusqu au Cap de Tourmente, pour identifier le Petit Cap, près de Saint-Joachim, lorsqu’il écrit : « planton qui est auprès des prairies ».

Une définition sera ensuite donnée par le père Potier qui a entendu le mot à Niagara en 1744 : « endroit plat sur les écors ». Cette définition s’applique bien au platon de Sainte-Croix, notamment du côté-est, où la falaise, continue et plus abrupte que sur le flanc ouest, appartenait, à l’origine, à la seigneurie de Sainte-Croix. L’ancienne propriété des Joly de Lotbinière, acquise par le gouvernement du Québec en 1973 et sise sur un terrain de la seigneurie de Sainte-Croix, porte le nom officiel de Domaine Joly-de-Lotbinière depuis 1985.

Municipalité régionale de comté de Lotbinière

Municipalité régionale de comté de 1651 km carrés, située dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches, sur la rive sud du Saint-Laurent, en face de la MRC de Portneuf et entre celles de Bécancour et des Chutes-de-la-Chaudière. Le paysage lotbiniérois, qui traversent les rivières Beaurivage, du Chêne et Henri est plat ; il appartient aux basses-terres du Saint-Laurent, près du fleuve, et aux basses-terres appalachiennes dans l’arrière-pays. Seule l’extrémité sud-est, qui se trouve dans la chaînon de la Beauce, est accidentée. Établie en janvier 1982, la MRC de Lotbinière, qui ne compte aucune ville, se compose de plus d’une vingtaine de municipalités dont Saint-Agapit, la plus populeuse. Elle forme un pays presque entièrement français et très largement rural.

L’agriculture demeure une activité importante, mais elle est devancée par l’industrie de transformation en pourcentage de la main-d’oeuvre qu’elle emploie. L’industrie du meuble et celle du bois et d’articles de bois, en particulier les portes et les fenêtres, sont les plus importantes. La MRC de Lotbinière, qui a succédé à la municipalité du comté de Lotbinière, a emprunté le nom de cette dernière. Leurs territoires respectifs ne se recouvrent pas complètement cependant. Le siège de la MRC se situe à Sainte-Croix.

Sainte-Croix

Vue aérienne de Sainte-Croix. Source de l’image : ville.sainte-croix.

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