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Sainte-Anne-de-Beaupré

Sainte-Anne-de-Beaupré

Ville de Sainte-Anne-de-Beaupré

Longeant le fleuve Saint-Laurent, à une vingtaine de kilomètres à l’est de la ville de Québec, située au centre de la superbe Côte-de-Beaupré, Sainte-Anne-de-Beaupré constitue un pôle international de tourisme grâce à sa basilique et aux nombreux attraits qui l’entourent.

La ville de Sainte-Anne-de-Beaupré compte une population d’environ 3000 Sainte-Annoises et Sainte-Annois. D’une superficie de plus de 64 kilomètres carrés, elle fait partie de la région administrative de la Capitale-Nationale, de la Communauté métropolitaine de Québec et de la municipalité régionale de comté de la Côte-de-Beaupré.

Au cours de son longue histoire, la municipalité a connu plusieurs appellations. D’abord appelée Petit Cap, puis Sainte-Anne, la ville est l’une des plus vieilles municipalités du Québec. En effet, c’est le 3 mars 1722 que Sainte-Anne-de-Beaupré est constituée civilement par un édit du Roi de France. Des boucherons s’établissent alors au nord du territoire pour y exploiter la forêt.

En 1831, la municipalité scolaire des Crans y est constituée qui ferme vers la moitié du XXe siècle. En 1855, le territoire est divisé en deux conseils de ville : la municipalité de paroisse de Sainte-Anne et la municipalité de village de Sainte-Anne. Celles-ci se réunissent le 16 janvier 1973 pour former une seule entité, la ville actuelle de Sainte-Anne-de-Beaupré.

Dès le début de son existence, la paroisse est marquée par une forte activité religieuse qui mènera à la construction d’une basilique dédiée à sainte Anne, patronne du Québec. Les pèlerins changent rapidement le paysage. Un grand nombre d’hôtels y est construit pendant la première moitié du XXe siècle afin de soutenir l’affluence.

Au milieu du XIXe siècle ce sont les bateaux à vapeur qui desservent les visiteurs, mais ce moyen de transport est supplanté par le chemin de fer, construit en 1889 qui assure désormais le transport jusqu’au village grâce au Train de la Bonne Sainte-Anne. Au milieu du XXe siècle, le petit train électrique de Sainte-Anne prend la relève.

Même si le développement du territoire est dû en partie aux touristes qui viennent de plus en plus nombreux faire leurs dévotions à sainte Anne, l’agriculture et la coupe du bois ont également été un moteur d’expansion.

Aujourd’hui, desservant sa population avec des services de qualité, cette ville dynamique et séduisante s’est imposée comme le centre régional de commerce. La ville de Sainte-Anne-de-Beaupré constitue d’ailleurs une des rares villes qui arbore un paysage à la fois campagnard avec ses multiples maisons ancestrales ainsi qu’un côté citadin avec ses nombreux commerces et attraits touristiques.

Le Sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré, l’un des plus beaux joyaux de l’histoire religieuse du Québec (Musée et basilique) est situé au 10 018, avenue Royale.

D’autres attraits touristiques de Sainte-Anne-de-Beaupré, on peut citer l’Atelier Paré, l’atelier et l’Économusée de la sculpture sur bois (au 9269, avenue Royale, téléphone 418 827-3992), le Cyclorama de Jérusalem (8, avenue Régina, téléphone 418 827-3101), le Musée Edison du phonographe (9812, avenue Royale, téléphone 418 827-5957).

Le Babillard, le journal municipal de la ville est publié à raison de 4 fois dans l’année.

Coordonnées de Sainte-Anne-de-Beaupré :

9336, avenue Royale
Sainte-Anne-de-Beaupré
G0A 3C0

Téléphone : 418 827-3191.

Site Web de la ville : sainteannedebeaupre.com.

Lieu-dit Les Sept-Crans

En français québécois, le mot cran désigne des petits monts, des têtes de rochers sortant du sol. On dit que le chemin menant aux Sept-Crans se présente comme des montagnes russes, donnant l’impression de traverser sept petites collines. Autour du lieu-dit, on en compte effectivement sept. Ce chemin peut être suivi à partir de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, où l’on monte d’abord la côte des Sept-Crans, dont une partie a été déviée. Ce secteur est fréquenté depuis plus de deux siècles car un sentier s’élançait loin dans la forêt au-delà des Sept-Crans ; il servait à sortir le bois pour les besoins du Séminaire de Québec. Plus récemment, des concessions forestières ont été accordées dans le secteur. Le nom nom de ce lieu-dit rappelle l’existence d’un hameau qui regroupait autrefois une trentaine de fermes, desservies par une chapelle-école connue sous le nom de Saint-Étienne-des-Sept-Crans, située à 12 km au nord de Sainte-Anne-de-Beaupré.

Les constructions étaient réparties le long de la rivière des Sept Crans et de la rivière aux Chiens dans laquelle elle se jette. La concession a été ouverte au XIXe siècle. L’obtention du droit de propriété était assortie d’une condition particulière, à savoir un droit de rachat : le départ d’une famille signifiant la reprise de possession de la terre et des bâtiments par le Séminaire de Québec.

Vers 1950, il ne restait plus aucune famille ; les constructions ont été détruites et on ne trouve plus guère de signes d’une occupation agricole à cet endroit. La chapelle-école, érigée en 1876, fut occupée par les Rédemptoristes qui l’ont transformée en lieu de retraite. Un incendie l’a détruite en 1986 et on y a construit une maison de repos qui comporte une chapelle, maintenant ainsi la vocation du lieu.

Mont Claude-Poulin

Culminant à 731 mètres, ce relief se situe aux limites communes de Sainte-Anne-de-Beaupré et de Château-Richer, à une vingtaine de kilomètres, au nord-est de Québec. Officialisé en 1989, à la demande de l’Association des familles Poulins, ce toponyme commémore Claude Poulin (1616-1687). Né à Saint-Maclou de Rouen, il était le fils de Pascal Poullain ou Poulin et de Marie Le Vert. Arrivé en Nouvelle-France le 11 juin 1636, il s’établit comme charpentier à Trois-Rivières. En 1639, il épouse Jeanne Mercier à l’église Notre-Dame-de-la-Recouvrance de Québec.

Après un voyage en France, dans son village natal, il revient à Québec en 1647 et fait l’acquisition, en 1651, d’une terre située dans les environs de l’actuelle basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. En compagnie d’Abel Benoist, Poulin avait été pendant quelque temps fermier des seigneurs deu Cap-Tourmente. Avec son fils Martin, il se rendra plus tard sur la Côte-Nord pour y pratiquer la pêche et la traite des fourrures. Il mourra à Beauport.

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Sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré. Photo : © Gilles L’Heureux.

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