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Saint-Thomas-Didyme

Saint-Thomas-Didyme

Municipalité de Saint-Thomas-Didyme

Située dans la région administrative du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la municipalité de Saint-Thomas-Didyme fait partie de la Municipalité régionale de comté de Maria-Chapdelaine. Constituée civilement le 11 mai 1923 et peuplé par quelque 700 Didymiennes et Didymiens, cette localité s’étend sur une vaste superficie de plus de 357 kilomètres carrés

Implantée dans les cantons de Girard et de Dumais, cette municipalité est entourée d’une riche plaine parsemée de crans. Elle prend place au sud-ouest de Girardville et au nord-ouest de Normandin, dans la MRC de Maria-Chapdelaine. La rivière Ashuapmushuan et la rivière à la Loutre arrosent cette étendue et on y relève de nombreux plans d’eau comme le lac Clair, lac aux Aulnais, lac Cawachagami, lac Trottier. Les premiers Didymiens s’installent véritablement à cent endroit entre 1915 et 1918, bien que le premier colon se soit rendu sur les lieux en 1899.

À ces gens venus de Normandin, se joindront, vers les années 1920, des immigrants franco-américains revenant au pays, des familles de la région de Joliette et de Montréal. Fondée en 1921, la paroisse de Saint-Thomas-Didyme sera érigée civilement en 1923, année de la création de la municipalité homonyme. On a voulu célébrer le souvenir de monseigneur Michel-Thomas Labrecque (1849-1932), évêque de Chicoutimi à compter de 1892, en retenant l’appellation Saint-Thomas.

Quant à Didyme, attribuée au bureau de poste en 1922, cette appellation évoque l’abbé Didyme Tremblay, né en 1864, curé de Saint-Cyrille-de-Normandin en 1894, qui desservira l’endroit entre 1921 et 1925. Surnom attribué à l’apôtre Thomas, juif de Galicie dont on sait peu de choses, « didyme » est un mot qui a pour signification « jumeau », « double ». On écrivait autrefois couramment Dydime, peut-être par rapprochement avec la dîme. Les scieries nombreuses, le travail en forêt et la vente des bleuets demeurent les pôles principaux de l’économie locale. Le territoire compte un important centre de villégiature au lac à Jim.

Des attraits touristiques locales citerons la Dalle de Saint-Thomas-Didyme : Entre 1949 et 1962  la compagnie Price Brothers & Company Ltd exploite une dalle qui transporte la pitoune entre le lac à Jim et la rivière Ashuapmushuan. L’industrie forestière acheminait le bois de pulpe par voie d’eau jusqu’à l’autre extrémité du lac Saint-Jean, soit à Alma. Surplombant le niveau d’eau du lac à Jim de 85 pieds à son départ, et longue d’environ 14 kilomètres , cette rivière artificielle transporta plusieurs milliers de cordes de bois destinées à la pulpe pendant les 14 années qu’elle opéra. À la source au lac à Jim, la dalle, construite de bois, était remplie d’eau par de puissantes pompes. Quant au bois, on le montait à l’aide d’un convoyeur à chaîne. Le bassin dans lequel passait l’eau était constitué de madriers aboutés et joints le plus serré possible pour réduire les fuites. On atteignait un niveau acceptable d’étanchéité lorsque le bois avait renflé pendant quelques jours sous l’action de l’eau. Dispersés tout au long de son parcours à tous les demi kilomètre, des guetteurs armés de gaffes s’assuraient que le bois descende bien régulièrement.

La pourvoirie Damville est située au nord-ouest du Lac-Saint-Jean sur un immense territoire de 11300 hectares, incluant une quarantaine de lacs, avec droits exclusifs de chasse et pêche. C’est un site exceptionnel tant par la diversité des lacs et cours d’eau que par la variété des poissons que l’on y retrouve, tels brochets, dorés, truites grises, truites mouchetées, etc. Cette pourvoirie est un lieu idéal pour tous les sportifs désireux de pratiquer une chasse et une pêche naturelles et pour tous les amoureux de vacances au grand air.De plus, en saison, vous aurez la possibilité de faire la cueillette de petits fruits sauvages – framboises et bleuets y poussent en abondance.

Notons en passant que la cueillette du bleuet à Saint-Thomas-Didyme a toujours été une activité humaine et économique importante. Aujourd’hui on a développé des machines capables de déchiqueter le sol et les pieds de bleuets afin de favoriser l’éclosion de nouvelles pousses prolifiques. Cette opération évite de brûler le sol et de détruire la matière organique. On contrôle l’envahissement des champs par les mauvaises herbes par l’épandage d’herbicide sélectif et écologique. Les méthodes de cueillette se sont elles aussi raffinées. On voit de plus en plus des ramasseuses à traction motorisée. Et les journées de cueillette, bien que encore ardues, ressemblent de plus en plus à un pique-nique familial.

Même s’il existe toujours une demande pour le bleuet sauvage, dit biologique et que plusieurs personnes continuent annuellement de sillonner les territoires de coupes forestières à la recherche d’une “talle”, on dénombre actuellement près d’une vingtaine de bleuetières sur notre territoire. La plus importante est la bleuetière coopérative de Saint-Thomas-Didyme, fondée en 1977,  On y cueille environ un million de livres de bleuets annuellement. Cette bleuetière met annuellement à la disposition de la population en général et des touristes un espace d’auto-cueillette situé à proximité du poste d’accueil.

On accède à la bleuetière coopérative en empruntant l’avenue du Pont, la route du Dumais, le deuxième rang et le chemin de la bleuetière. Elle est située à environ sept kilomètres du village.

Canton de Dumais

Situé à environ 15 km à l’ouest de Normandin, ce canton est irrigué par la Petite rivière aux Saumons, les rivières à la Loutre et du cran, toutes trois tributaires de la rivière Ashuapmushuan que le traverse de l’ouest au sud-est, sont altitude varie de 167 à 320 m. Habitée et défrichée le long d’un court segment routier à l’est et près du lac Cawachagami et de la rivière aux Aulnes, cette division géographique porte, depuis 1916, le nom de l’arpenteur Pascal-Horace Dumais (1837-1906). Né à Saint-Georges-de-Cacouna, il est considéré comme le pionnier du canton de Hébert où il s’est d’ailleurs installé. Pendant 24 ans, il a travaillé avec l’arpenteur Ballantyne et a fait le relevé de la plupart des cours d’eau de la région du lac Saint-Jean. On lui doit également plusieurs écrits publiés dans le Naturaliste canadien. Proclamé en 1917.

Canton de Girard

Ce canton de forme irrégulière est limité au nord par la rivière Ouasiemsca, affluent de la rivière Mistassini au nord-ouest de Dolbeau. Défriché au sud où sont implantées les municipalités de Saint-Thomas-Didyme et de Girardville, l’espace qui reste est inhabité et arrosé notamment par le lac à Jim et la rivière Croche. Plate et peu accidentée au sud, la surface du canton ondule davantage au nord où elle atteint 304 m d’altitude. Cette désignation rend hommage à un personnage du milieu, Joseph Girard (1853-1933), homme politique de la région. Proclamé en 1909.

Lac à Jim

Les cantons de Girard et de Ramezay, au lac Saint-Jean, se partagent ce plan d’eau tout en longueur, d’orientation nord-sud. Alimenté, entre autres, par les lacs à la Carpe et Croche, il se trouve sur le parcours de la rivière Micosas, tributaire de la Ouastemsca qui se jette dans la rivière Mistassini. La ville de Normandin s’est développé à environ 20 kilomètres au sud-est de ses rives. La tradition orale veut qu’un Montagnais dénommé Jim ai déserté son emploi de caboteur sur le fleuve Saint-Laurent et fréquenté pendant quelques années la réserve indienne de Weymontachie Désireux de revenir au mode de vie ancestral de son peuple, il s’installe vers 1870 près de ce lac. Variantes : Lac James, Lac Mangouche, Lac Ramezay.

Coordonnées de Saint-Thomas-Didyme :

9, avenue du Moulin
Saint-Thomas-Didyme
G0W 1P0

Téléphone: 418 274-3638.

Site Web de Saint-Thomas-Didyme : stthomasdidyme.qc.ca.

Centre de villégiature Lac à Jim. Source de la photographie : Site Web de la municipalité Saint-Thomas-Didyme.
Centre de villégiature Lac à Jim. Source de la photographie : Site Web de la municipalité Saint-Thomas-Didyme.

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