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Saint-Tharcisius

Saint-Tharcisius

Paroisse de Saint-Tharcisius dans le Bas-Saint-Laurent

La petite paroisse de Saint-Tharcisius a été érigée en 1937. Elle couvre une superficie d’environ 80 kilomètres carrés et sa population est de quelque cinq cents Saint-Tharcisiussoises et Saint-Tharcisiussois, mais le nombre d’habitants diminue à chaque année.

La naissance de la municipalité a été le résultat de l’excroissance d’Amqui et de Lac-au-Saumon. C’est à partir des cantons Lepage et Blais qu’on distraira les lots nécessaires à fonder une paroisse. Les premiers lots ont été concédés en 1912. Devenue mission en 1922, la nouvelle colonie sera érigée en paroisse et en municipalité en 1926.

Les premiers colons trouvaient du travail au moulin, au chantier, à la drave. D’autres défrichaient les terres, tel est le cas du pionneir Hercule Anger, décédé en 1971, à quelques mois de ses cent ans.

La municipalité est située sur la route 195 Nord dans la Municipalité régionale de comté de La Matapédia. Elle appartient à la région administrative de Bas-Saint-Laurent.

Des événements marquants l’histoire de Saint-Tharcisius, on se souvient des feux de 1933 et 1935 qui ravagèrent le territoire, ruinèrent quelques colons et en découragèrent quelques autres, ainsi que du feu à l’école primaire au début de la rentrée scolaire en 1985.

La vie d’ici se base sur l’exploitation forestière et l’agriculture. Un nouvel aqueduc a été inauguré dans la ville, source de joie pour les familles du village de Saint-Tharcisius qui ont maintenant accès à l’eau potable. Le réseau d’aqueduc a été construit au coût de 3,5 millions $, il dispose d’une usine à la fine pointe de la technologie allemande.

Saint-Tharcisius est l’endroit où il y a la plus belle vue sur les montagnes Chic-Chocs. L’agriculture en est l’industrie principale mais la forêt est une bonne ressource première. La chasse attire aussi bien des touristes et il y a aussi quelques acériculteurs.

Comme pour toute la Matapédia c’est les gens qui l’habitent qui en sont la plus grande richesse, malgré les difficultés les malheurs et coups du sort les matapédiens sont débrouillards, accueillants et ont le sens de l’entraide.

Coordonnées de Saint-Tharcisius :

C. P. 10
Saint-Tharcisius
G0J 3G0

Téléphone : 418-629 4727.

Canton de Blais

La personne ici honorée pour identifier ce canton est André-Albert Blais (1842-1919), originaire de Saint-Vallier dans Bellechasse. D’abord vicaire à Sillery, il fut ensuite professeur au collège de Lévis et au Séminaire de Québec. Après l’obtention de son doctorat en droit canon, à Rome, il enseigna cette matière à Québec. Il fut aumônier des Soeurs du Bon-Pasteur, évêque coadjuteur de l’évêque de Rimouski et, enfin, évêque du diocèse de ce nom, de 1891 à 1919, année de son décès . Le canton de Blais est situé à l’est du lac Matapédia et arrosé par la rivière Causapscal, à l’est. Peu habité, il comprend la municipalité de Saint-Tharcisius et le lieu-dit de Lac-Pinault. Proclamé en 1919.

Historique de Saint-Tharcisius

Cette municipalité du Bas-Saint-Laurent a été implantée au sud-est de Saint-Vianney, à quelques kilomètres au nord-est d’Amqui, dans les cantons de Blais et de Lepage. On y dispose d’un superbe point de vue sur les Chic-Chocs. Le lac Tamagodi et le lac Pinault de même que le ruisseau de la Chantepleure paillettent le paysage local. Les premières terres concédées dans le canton de Blais en 1912 sont occupées par des gens originaires d’Amqui en majorité, ainsi que, dans une moindre mesure, par des colons venus de Drummondville, de Magog, de Disraeli et même des États-Unis.

Cette entité cantonale, proclamée en 1919, honore le souvenir de monseigneur André-Albert Blais (1842-1919), deuxième évêque de Rimouski en 1891. À l’origine, l’endroit était connu sous les appellations de Notre-Dame-des-Champs et de Lac-à-Pitre, puis de Canton Blais ou tout simplement Blais.

Dans Lac-à-Pitre, on reconnaît la forme modifiée du prénom de Peter Glasgow qui s’installe sur les bords de ce lac avant 1855. L’érection canonique et civile de la paroisse de Saint-Tharcisius en 1926 concrétise officiellement l’existence d’une communauté qui remonte à 1922.

L’appellation servira à identifier le bureau de poste ouvert en 1924 sous le nom de Saint-Tharcicius de même que la municipalité de paroisse détachée de Saint-Benoît-Joseph-Labre en 1937. Tarcisius est un martyr romain du IIIe siècle, surnommé le Martyr de l’Eucharistie parce qu’il préférera se faire massacrer alors qu’il portait l’eucharistie plutôt que de la laisser profaner. Or, au moment de la fondation de la paroisse, en 1912, on préparait le premier Congrès Eucharistique provincial qui s’est tenu en 1923. On y vit de l’agriculture et de l’exploitation forestière surtout.

St-Tarcisius

Forêt à Saint-Tharcisius. Photo : André Perron

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2 Comments

  1. Jeanne-Mance Cormier

    2013/02/08 at 4:50

    Bonjour,
    Lucille Dubé Plante, de Saint-Lambert-de-Lauzon, nous a parlé qu’une bibliothèque commence à Saint-Tharcicius. J’aimerais parler à la personne responsable de ce projet, car nous aurions des livres à donner (une de nos amies « casse » maison).

    Merci de votre attention,
    Jeanne-Mance Cormier (originaire de New Richmond)

  2. P. Jean Claude Manfimawa, opraem

    2014/08/18 at 2:30

    Bonjour, je suis très content de faire la connaissance de St-Tharcisius, ma joie est immense car je suis de la République Démocratique du Congo, précisément à Kinshasa la capitale, je suis Curé de la paroisse saint Tharcisius et président du Comité de gestion du Complexe scolaire qui porte le même nom. En parlant de la bibliothèque, j’ai élaboré un projet de bibliothèque-cyber café pour les élèves de la contrée; si cela peut vous plaire, je vous enverrai le projet entier pour voir comment vous pouvez être utiles pour nous. P. Jean Claude

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