Villes et villages

Saint-René-de-Matane

Saint-René-de-Matane

Municipalité de Saint-René-de-Matane

Située dans la MRC de Matane (la région du Bas-Saint-Laurent), au sud-est de la ville de Matane, la municipalité de Saint-René-de-Matane occupe une superficie de près de 256 kilomètres carrés. Elle regroupe environ 1100 Saint-Renéennes et Saint-Renéens.

Le village est très jeune. En effet, il est né en 1936, quand l’endroit est érigé en mission Saint-René-Goupil, nommée ainsi en l’honneur du patron des anesthésistes, martyrisé sans anesthésie en 1642 et canonisé le 29 juin 1930. L’église actuelle est construite en 1931.

À l’époque, le village est composé de trois principales localités, soit Ruisseau-Gagnon, Saint-René et Village-à-Dancause.

La paroisse de Saint-René-Goupil est érigée canoniquement en 1968, mais en 1982, après une fusion avec le territoire de l’ancienne municipalité de Saint-Nil, fermée depuis 1974, la municipalité de Saint-René-de-Matane est constituée civilement.

Saint-René-de-Matane se démarque avant tout par la beauté de ses paysages, ainsi que par la Matane, une rivière à saumon qui traverse son territoire, et par sa réserve faunique où abonde le gibier. On y trouve deux ponts couverts: le pont François-Gagnon, daté de 1942, et le pont Jean-Chassé, construit en 1945. De plus, Saint-René-de-Matane est entouré par une vaste et belle forêt.

Notons que Saint-René-de-Matane reçoit la visite de nombreux pêcheurs provenant de l’ensemble du Canada et des États-Unis. En effet, la rivière Matane comporte plusieurs fosses à saumons et elle est facilement accessible à pied. De plus, elle est considérée comme une rivière école.

Outre la Matane, divers cours d’eau passent à proximité, dont la Petite Rivière Matane et le ruisseau Gagnon.

Fait historique, météorologique et catastrophique : le 17 novembre 2007, en l’espace de 24 heures, il tombe 80 mm de pluie, ce qui entraîne le débordement de la rivière Matane et des inondations à Matane et à Saint-René-de-Matane.

Saint-René-de-Matane est traversé par la route 195, qui relie Matane à Amqui à travers la chaîne de montagnes. Cette route longe la rivière Matane jusqu’à la sortie de la municipalité.

Coordonnées de Saint-René-de-Matane :

178, avenue Saint-René
Saint-René-de-Matane

Téléphone : 418 224 3306

Site web de Saint-René-de-Matane : municipalite.st-rene-matane.qc.ca

Saint-René-de-Matane

Paysage de Saint-René-de-Matane. Source de l’image: Site Web de Saint-René.

Rivière Tamagodi

Cette rivière du Bas-Saint-Laurent, longue de plus de 20 km, se jette dans la rivière Matane, dans le territoire non organisé de Rivière-Bonjour, à quelque 3 km en amont du hameau de Rivière-Matane.

D’origine micmaque, ce nom signifie débouché, faisant peut-être allusion par là à la propriété de la rivière de constituer une voie navigable. On sait en effet qu’au début du siècle on la considérait flottable pour les billes de bois depuis sa source dans les cinq lacs Tamagodi. On retrouve le nom sous la forme Taouagadie dans la traduction française de 1889 d’un rapport du géologue A. Murray (1845-1846).

De son côté, la carte de la province de Québec publiée en 1870 par le département des Terres de la Couronne indique R. Taougadec comme dénomination du cours d’eau. Les variétés du nom de cette rivière sont nombreuses. L’édition de 1914 du Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec, de même que celle de 1925, lui attribuent le nom Tawagadic. Le premier rapport de la Commission de géographie (1916) indique Tawagadik comme nom du cours d’eau, non pas Towagodik ni Taouagadec, et précisant même que cette dénomination a été fixée par le Bureau géographique d’Ottawa.

La forme Rivière Tamagodi, qu’on retrouve sur la carte intitulée Rive sud du St-Laurent publiée par le ministère des Terres et Forêts en 1934, est celle que la Commission de géographie a acceptée en 1941 et qui est encore officielle aujourd’hui.

Cette même année, la Commission de géographie a voulu mettre un terme à l’homonyme de ce cours d’eau et d’un autre dont l’embouchure se trouve tout juste en aval de Rivière-Matane, attribuant à cette autre rivière Tamagodi, de même qu’aux deux lacs Tamagodi qui lui servent de sources – et qu’on ne doit pas confondre avec les cinq lacs Tamagodi situés à la tête de notre cours d’eau en rubrique – le nom de Langis.

Ce nom, inspiré de celui du canton où coule principalement cette autre rivière, provient de monseigneur Louis-Jacques Langis, ancien vicaire général du diocèse de Rimouski (1891). Toutefois, en 1980, la Commission de toponymie approuve le changement des noms Rivière Langis et Lacs Langis en Rivière Towagodi et Lacs Towagodi, ayant constaté que l’emploi des seconds est plus fréquent que celui des premiers.

Le nom Towagodi n’est toutefois qu’une variante de Tamagodi. Le plan du canton de Tessier dressé en 1893 par l’arpenteur C.S. Lepage indique Grand Towagadi pour notre rivière et Riv. Petit Towagadi, pour l’autre cours d’eau. Un plan de 1919 du canton de Langis montre Riv. Towagadi, de même que Riv. Petit Towagadi. Cette opposition des cours d’eau est présente aussi dans le nom des fosses à saumon situés à leurs embouchures : Le Grand Tamagodi et Le Petit Tamagodi.

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