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Saint-Malachie

Saint-Malachie

Municipalité de paroisse de Saint-Malachie

Cette municipalité de paroisse est située dans la région administrative de Chaudière-Appalaches et fait partie de la Municipalité régionale de comté de Bellechasse. Constituée civilement le 1 juin 1874, elle s’étend sur plus de 102 kilomètres carrés et regroupe environ 1600 Malachoises et Malachois.

Cette municipalité de la région de Bellechasse prend place à 16 km, au sud de Saint-Damien-de-Buckland entre Sainte-Claire, au nord-ouest, et Saint-Nazaire-de-Dorchester, à l’esr. Arrosé par le ruisseau Tough et la rivière Etchemin au sud et baigné par les eaux des Lacs des Cèdres et à Dion, le territoire malachois apparaît comme un lieu privilégié pour la chasse ainsi que la pêche et la truite mouchetée, notamment dans la rivière Etchemin.

Après la guerre de 1812, qui opposa les Américains aux Anglais, nombre de soldats anglais ont reçu des terres dans la partie sud est du canton de Frampton alors connue comme East Frampton, sur le bord de l’Etchemin. Peu enclins à habiter et à défricher ces terres, ils les vendent rapidement à Gilbert Henderson (1785-1876), qui devient ainsi un important propriétaire de l’endroit. Ce dernier les concède à son tour à des immigrés irlandais (les Connell, Lyons, Cahill, Wilson, Sheehey) qui, à compter de 1871, quittent les lieux, cédant la place à des Canadiens français qui deviennent majoritaires.

Or, les prisonniers primitifs venaient pour la plupart d’Armagh, capitale religieuse de l’Irlande du Nord, ce qui a entraîné le choix de saint Malachie (1094-1148), archevêque de cette ville et considéré comme le plus important réformateur de l’Église irlandaise au début du XIIe siècle, à titre de titulaire de la mission de Saint-Malachie-de-Frampton ouverte en 1841. Ami de saint Bernard, saint Malachie est mort à Clairvoix. Érigée canoniquement en 1873 et civilement en 1874, cette paroisse établie en 1874, dont la dénomination a été abrégée en Saint-Malachie en 1948, tout comme pour celle du bureau de poste qui remonte à 1864.

Le canton de Frampton (1806) a reçu son appellation en rappel d’une localité d’Angleterre, probablement celle du comté de Dorset. Entre 1823 et 1874, les lieux étaient connus, en partie, comme la concession Saint-Patrice, appellation à résonance également irlandaise. Une invasion de crapauds survenue en 1873 serait à l’origine de la dénomination La Crapaudière sous laquelle les lieux furent aussi connus. De nos jours, la côte de la Crapaudière permet un magnifique coup d’oeil sur la vallée de l’Etchemin et les environs.

Mont La Crapaudière

Faisant partie, avec les monts Frampton et O’Neil ainsi que la Grande Montagne et la Petite Montagne, d’un ensemble orographique aligné perpendiculairement à l’axe d’écoulement de la Chaudière et de l’Etchemin, la Crapaudière se situe dans le canton de Frampton et dans la municipalité de la paroisse de Saint-Malachie. D’une altitude de 556 mètres, le mont présente des flancs boisés où l’agriculture s’est implantée dès le début du XIXe siècle, notamment dans la concession Saint-Patrick, peuplée d’Irlandais. On raconte que le toponyme serait redevable à une invasion de crapauds qui se produisit en 1873, les coassements de ces amphibiens ayant été, semble-t-il, mémorables. La confluence de la rivière Henderson et de l’Etchemin se caractérise, sur le versant nord-ouest de la Crapaudière, par une zone passablement marécageuse où abondent crapauds et grenouilles… ainsi que tous les moustiques pouvant les nourrir. Du sommet de la Crapaudière, par temps clair, on distingue les édifices de la Haute-Ville de Québec, distants pourtant de plus de 50 km.

Coordonnées de Saint-Malachie :

610, 7e Rue
Saint-Malachie
G0R 3N0

Téléphone : 418 642-2102.

Site Web de Saint-Malachie : st-malachie.qc.ca.

Hameau Hemison

Le hameau de Hemison se trouve dans la municipalité de Saint-Malachie, à environ 45 km au sud de Québec, dans la région de Bellechasse. Comme en témoigne une carte de canton de Frampton de 1828, le nom de Hemison à d’abord été attribué à une rivière, aujourd’hui considérée comme un ruisseau, qui coule en direction est-ouest, puis à une concession du canton de Frampton, d’après un certain Hemisson, membre d’un ensemble de promoteurs de la colonisation du canton et citoyen de Québec vers 1815. Hemison a été peuplé dès le début du XIXe siècle par un groupe d’Irlandais, animés principalement par Pierre-Édouard Desbarats, l’une des âmes dirigeantes du mouvement colonisateur dans le canton de Frampton. Un bureau de poste portant ce nom a desservi la petite communauté anglophone de 1865 à 1906.

Rivière Henderson

Ce petit cours d’eau prend sa source un peu au sud-est du village de Frampton et coule en direction nord-est pour atteindre la rive gauche de l’Etchemin, dans la municipalité de la paroisse de Saint-Malachie. Sa rive droite est dominée par le mont Frampton et La Crapaudière, importants reliefs avoisinant 700 m. La désignation, récente, rappelle la famille des frères Gilbert et William Henderson qui jouèrent un rôle important dans la colonisation des cantons de Frampton, de Standon et de Buckland dès le début du XIXe siècle.

En 1827, Gilbert Henderson obtient le rang de capitaine dans le bataillon de milice de Sainte-Marie (Beauce). En 1830, son frère William figure parmi les candidats à l’élection pour le nouveau comté de Beauce mais, à la dernière minute, il ne se présente pas au poll et les deux Taschereau, l’oncle, Antoine-Charles, et le neveu, Pierre-Elzéar, sont élus sans opposition. Les frères Henderson firent l’acquisition de droits sur l’arrière-fief Saint-Édouard, relevant de la seigneurie Jolliet et concédé en 1787 par le seigneur Jean-Thomas Taschereau à Pierre-Édouard Desbarats (1764-1828) et George Pyke (1775-1851). La superficie n’était que de 300 ha, mais elle donnait droit au titre encore convoité de seigneur. Ayant formé une société avec Desbarats et le colonel Jacques Voyer, Gilbert Henderson ouvrit le canton de Frampton à partir de 1815 et vendit plusieurs terres, surtout que le manoir seigneurial Henderson, construite vers 1850, se trouve toujours à Saint-Malachie. Variante : Rivière Grondin.

Lorsque la neige recouvre les pentes de la Crapaudière, à Saint-Malachie, les skieurs en quête d'étymologie peuvent imaginer les sons qu'émettent, l'été, les marécages qui, en contrebas, longent la rivière Etchemin. Source de l'image : Site Internet de Saint-Malachie.
Lorsque la neige recouvre les pentes de la Crapaudière, à Saint-Malachie, les skieurs en quête d’étymologie peuvent imaginer les sons qu’émettent, l’été, les marécages qui, en contrebas, longent la rivière Etchemin. Source de l’image : Site Internet de Saint-Malachie.

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