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Saint-Joachim

Saint-Joachim

Municipalité de Saint-Joachim-de-Montmorency

Saint-Joachim-de-Montmorency est une municipalité de paroisse située dans la municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré, dans la Communauté métropolitaine de Québec et dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Saint-Joachim occupe un territoire de près de 41 kilomètres carrés et regroupe 1500 résidents.

Saint-Joachim est situé à côté du Cap-Tourmente et de la Réserve faunique du Cap Tourmente, ou Sanctuaire des oies blanches.

Saint-Joachim fut le premier site de colonisation à l’est de la Côte-de-Beaupré. Il fut choisi par Samuel de Champlain comme lieu de production agricole afin de fournir de la nourriture à la population de Québec. M. de Champlain y fit construire les premières habitations et des granges entre 1626 et 1628. Néanmoins, selon certaines sources, les premiers établissements d’agriculteurs qui cultivaient le blé y virent le jour en 1610. La colonie fut incendiée lors de l’attaque des frères Kirke en 1628.

C’est en 1661 que la première mission religieuse est fondée à Saint-Joachim. Des familles de colons s’y établissent et l’endroit prit le nom de Petite-Ferme. En effet, une école y est ouverte vers la fin des années 1660 par les prêtres du Séminaire de Québec afin d’enseigner le métier de fermier. En 1676, on y ouvre une école pour des élèves  souffrant d’incapacités physiques et pour les jeunes gens peu disciplinés.

La première église paroissiale est érigée en 1686 et, en 1721, la paroisse Saint-Joachim se détache de celle de Sainte-Anne-de-Beaupré. C’est alors que la paroisse est baptisée Saint-Joachim du fait de la proximité de Sainte-Anne-de-Beaupré. En effet, saint Joachim était l’époux de sainte Anne.

Le 23 août 1759, l’église paroissiale et tous les autres bâtiments sont incendiés suite aux combats entre les résidents de la paroisse et les troupes britanniques. C’était l’un des rares cas de participation des civils dans cette guerre. Le curé Philippe-René Robineau de Portneuf dirigea l’attaque contre les soldats qui entraîna la mort de 7 à 35 paroissiens.

En 1779, la nouvelle église de Saint-Joachim est érigée. En 1855, lors du processus de réorganisation municipale du Québec, la municipalité de la paroisse de Saint-Joachim est constituée civilement. Aujourd’hui, la paroisse conserve plusieurs bâtiments anciens, tels que la Maison de la Grande ferme, l’église avec son presbytère, et les vestiges de la première église Saint-Joachim. On mène sur le territoire des fouilles archéologiques.

La Réserve nationale du cap Tourmente, dont l’entrée se situe à Saint-Joachim, est sillonnée de nombreux sentiers pour les randonnées pédestres et la pratique du ski de fond.

Coordonnées de Saint-Joachim-de-Montmorency :

172, rue de l’Église
Saint-Joachim
G0A 3X0

Téléphone : 418-827-3755

Site Web de la paroisse de Saint-Joachim-de-Montmorency : saintjoachim.qc.ca.

Ruisseau Blondelle

Coulant du nord au sud, ce cours d’eau de la côte de Beaupré d’environ 300 mètres de longueur traverse la paroisse de Saint-Joachim, après avoir reçu les eaux de la rivière du Moulin et du ruisseau de la Carrière, et va se jeter dans le Saint-Laurent en creusant un lit assez large. La présence de ce patronyme à cet endroit est d’autant plus énigmatique que l’histoire ne fait mention d’aucun Blondel comme propriétaire aux alentours du Petit Cap. Pourtant le toponyme semblait bien implanté lorsque, 1667, monseigneur de Laval afferma à Pierre Saint-Denys, habitant de Château Richer, la métairie Saint-Charles ou la ferme d’en haut joignant d’un côté la concession de Bellefontaine, d’autre côté la rivière Blondels, selon les termes contenus dans le greffe de Gilles Rageot (4 février 1667).

Attesté cartographiquement pour la première fois, semble-t-il, en 1707, sur un plan de Jean-Baptiste de Couagne, sous la forme Blondel, on verra le toponyme en 1788, sous la forme Blondelle, sur le plan du procureur du Séminaire de Québec, l’abbé Thomas Bédard, concernant les superficies des terrains situés entre les rivières Blondelle et Marsolet.

Le Blondel en question est probablement Nicolas, fils de Nicolas et de Nicole Langlois, membre de la Compagnie des Cent-Associés en 1628. De retour dans la colonie en 1637 en qualité de chirurgien, Nicolas Blondel est probablement le même qui était présent à Québec en 1627 et qui fut fait prisonnier par les Kirke en 1629, alors qu’il était âgé de 22 ans. Pour justifier la présence de son nom à cet endroit, il faudrait supposer qu’il fut l’un des huit employés, pendant un an ou deux, de Guillaume de Caen, l’un des directeurs de la Compagnie de Caen, baron de Cap-Tourmente en 1624 et propriétaire d’une ferme et d’une quarantaine de têtes de bétail en ce lieu. La forme graphique la plus courante du patronyme semble être Blondel, Toutefois la tendance à féminiser les patronymes, dès le Régime français, rend la graphie officielle moins surprenante.

Chute Sainte-Anne

La chute Sainte-Anne d’une hauteur de 74 m représente l’une des attractions touristiques majeures de la MRC de la Côte-de-Beaupré. Elle est située à Saint-Joachim sur la rivière Sainte-Anne, à 4 km de sa confluence avec le Saint-Laurent. Un site récréotouristique comprenant belvédère, sentier aménagé, aire de pique-nique et restauration invite les promeneurs à s’y arrêter. Deux ponts suspendus, les ponts Mestachibo et McNicoil, surplombent un site particulièrement spectaculaire. Dégringolant sur un plan de faille abrupt, la rivière a allégrement creusé dans les terrains calcaires où elle a notamment sculpté, par éroision tourbillonnaire, une marmite de géant de 22 m de diamètre. La chute tire son nom de la rivière Sainte-Anne, l’usage populaire ajoutant souvent le déterminatif de Beaupré. D’autre part, l’on rencontre souvent, dans l’usage local, la forme plurielle, les chutes Sainte-Anne et jadis parfois les chutes de la Sainte-Anne. Variante : Chute à Zacharie.

Arc-en-Ciel

Arc-en-ciel sur Saint-Joachim-de-Montmorency. Photo : Site Web de la municipalité.

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