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Saint-Bonaventure

Saint-Bonaventure

Municipalité de Saint-Bonaventure

La municipalité de Saint-Bonaventure est située dans la Municipalité régionale de comté de Drummond et fait partie de la région administrative du Centre-du-Québec. Constituée civilement le 1er janvier 1867 sur un territoire de plus de 80 kilomètres carrés de superficie, Saint-Bonaventure a une population de plus de mille Bonaventuraines et Bonaventurains.

Les Bonaventuriens habitent un territoire situé en Mauricie-Bois-Francs borné au nord-est par la rivière Saint-François, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Drummonville.

Détachée de Saint-Guillaume-d’Upton devenue depuis Saint-Guillaume, la paroisse de Saint-Bonaventure-d’Upton, peuplée à compter de 1837 et érigée canoniquement en 1856, synthétise l’histoire dénominative de Saint-Bonaventure. En effet, le 1er juillet 1855, la municipalité du canton d’Upton-Partie-Nord-Est voyait le jour et son territoire était scindé en 1867 en deux municipalités distinctes : Saint-Guillaume et Saint-Bonaventure.

Upton évoque le canton dans lequel cette dernière se situe, celui-ci ayant été colonisé à partir de 1806 par des gens en provenance de Yamachiche et de Yamaska. Proclamé en 1800, il porte le nom d’une ville du comté de Chester en Angleterre. L’hagionyme, pour sa part, évoque saint Bonaventure (vers 1221-1274), surnommé le Docteur séraphique. Il entre chez les Franciscains en 1243, alors appelés Frères Mineurs. Nommé évêque d’Albano en 1273, puis cardinal par le pape Grégoire X, il meurt au cours du concile de Lyon. Il a signé de nombreux traités de spiritualité et une vie de saint François d’Assise, le Poverello. Il a été canonisé en 1482.

La seconde richesse naturelle à être exploitée à Saint-Bonaventue, après la terre, sera la forêt. La coupe de bois alimentera pendant de nombreuses années deux scieries situées sur la Rivière-aux-Vaches de même qu’elle actionnera un moulin à farine. Puis viendra l’exploitation de la tourbe sur le « coteau de terre noire », riche terreau qui fera pousser plantes et jardins aux quatre coins de la planète. Cependant, cette nature qui regorge de ressources fait parfois montre d’un caractère à l’encontre duquel doit se forger celui des hommes.

Par trois fois la tempête s’abattra sur la municipalité; la troisième fois, plus violente que les précédentes, elle tentera de tout emporter. Si les humbles et vieilles maisons de colons y résistent tant bien que mal, la tornade du 25 juillet 1975 aura malheureusement entraîné la perte de vies humaines et endeuillé, du coup, les habitants de Saint-Bonaventure et des environs. Après cette tragédie, la population tout entière, tant des rangs que du village, répondra à la colère destructrice et meurtrière des vents en rebâtissant maisons, granges et magasins, et ce avec la même détermination farouche que les anciens avaient démontrée lors de la fondation de la paroisse.

De l’aide viendra de tous les horizons et, en l’espace de quelques années, tout aura été reconstruit : le village aura retrouvé une apparence prospère. Néanmoins, Saint-Bonaventure ne sera plus tout à fait le même. Les arbres emportés par le vent, l’absence de certains êtres chers marqueront à jamais les mémoires.

En plus de ses ressources naturelles, Saint-Bonaventure, à l’image de la majorité des municipalités rurales, saura toujours compter sur plusieurs entrepreneurs locaux, ou parfois immigrants, afin de subvenir aux besoins de la communauté. Si certains arrivent de l’étranger et choisissent Saint-Bonaventure comme terre d’accueil, plusieurs résidents décideront un jour de quitter leur village natal.

Comme plusieurs autres au Québec, la municipalité bonaventuraine a connu au fil du temps de nombreuses vagues d’émigration, qu’il s’agisse de « l’Exode Rural » du XIXe siècle qui poussa les fils et les filles du pays vers les États-Unis ou l’Ouest canadien, de l’urbanisation massive du XXe siècle qui entraîna le dépeuplement des campagnes au profit d’une migration des jeunes vers les grands centres urbains, ou, plus récemment, l’exode des aînés du début du XXIe siècle qui entraînent les pères et les mères du pays vers les centres d’hébergement de la ville. Oui, Saint-Bonaventure a connu par le passé de nombreux flux migratoires. Elle en connaîtra sans doute d’autres dans les années à venir, ce qui ne l’empêchera pas, somme toute, de maintenir une population active et dynamique considérable sur son sol.

Située au cœur du Québec, entre l’autoroute 20 et la Route 132, la municipalité résiste aujourd’hui à l’urbanisation frénétique qui sévit dans certaines autres régions de la province. L’écrin vert d’une réserve du Ministère de la Faune, reprise d’Hydro-Québec à la suite de la nationalisation de la Southern Canada Power, protégera le caractère agricole et rural de Saint-Bonaventure. Si l’exploitation incontrôlée des gaz de schistes plane encore aujourd’hui comme une réelle menace, les Bonaventurains et Bonaventuraines de souche et d’adoption «veillent au grain».

Aujourd’hui, à l’ère de la haute vitesse, il est facile d’entrer en contact avec la municipalité. Un courriel, une ballade sur le site Internet, et le tour est joué. Toutefois, il existe également une autre bonne façon, des plus aventureuses celle-là, de se rendre dans le village champêtre de Saint-Bonaventure. Il s’agit simplement d’emprunter la piste cyclable qui longe la rivière Saint-François, en partant soit de Saint-François-du-Lac, soit de Saint-Majorique. Bien sûr, pour s’assurer de vivre une belle et « Bon(ne)aventure » à vélo, il faudra prévoir le matériel de dépannage nécessaire et surtout, accompagner les plus jeunes. Enfin, on pourra se restaurer dans les commerces du village avant de prendre le chemin du retour.

Coordonnées de la municipalité de Saint-Bonaventure :

1155, Principale
Saint-Bonaventure
J0C 1C0

Téléphone : 819 396-2335.

Site Web de la municipalité de Saint-Bonaventure : saint-bonaventure.ca.

Voir aussi :

Vue du village de Saint-Bonaventure. Source de la photo : Site Web de la municipalité.
Vue du village de Saint-Bonaventure. Source de la photo : Site Web de la municipalité.

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