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Réserve indienne de Lac-Simon

Réserve indienne de Lac-Simon

Réserve indienne de Lac-Simon

La réserve indienne algonquine de Lac-Simon, connue également comme la réserve indienne de Simosagigan, est enclavée dans la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue et dans la Municipalité régionale de comté de La Vallée-de-l’Or, à 32 kilomètres au sud-est de la ville de Val-d’Or, sur la rive ouest du Lac-Simon. La population totale de cette localité est d’environ 1500 résidents et sa superficie est d’environ 7 kilomètres carrés.

Ce sont des algonquins de Grand-Lac-Victoria qui furent encouragés par la Compagnie de la Baie d’Hudson et la missionnaire oblat Étienne Blanchin à venir s’établit à Lac-Simon, à 32 kilomètres au sud-est de Val-d’Or, vers 1910. L’année suivante, d’autres Algonquins, attirés à Senneterre par le chemin de fer, sont aussi invités à déménager à Lac Simon pour échapper aux effets néfastes de leur cohabitation avec les Blancs.

Ce n’est cependant qu’en 1924 que les Oblats y établissent une mission permanente. En fonction jusqu’en 1930, sans doute jusqu’au départ du père Blanchin, elle est à nouveau fréquentée par quelques familles à partir de 1940. L’église et le presbytère son remis en état en 1963 et, vers 1965-1966, plusieurs familles quittent la région de Lebel-sur-Quévillon pour venir joindre celles déjà établies. À cette époque, la réserve était située sur la rive du lac Simon. En 1969, on la transféra sur une butte localisée à quelques dizaines de mètres du lac et c’est surtout à partir de ce moment que la communauté prit de l’expansion.

La construction d’une école, en 1972, a permis aux jeunes de rester sur place pour suivre l’enseignement alors qu’ils devaient auparavant laisser leur famille durant l’année scolaire pour vivre en pensionnat (cette école desservait également des enfants de Kitcisakik. L’école actuelle dessert maintenant des jeunes Algonquins du Grand-Lac-Victoria. Dynamique à bien des points de vue, la réserve indienne de Lac-Simon est particulièrement active sur le plan scolaire. Le matériel didactique qu’on y produit est adapté à la culture amérindienne et pourrait éventuellement être utilisé dans toutes les communautés autochtones du Québec.

L’arpenteur et explorateur Henry O’Sullivan rapporte en 1895 que le lac tire son appellation de Simon Papaté, fils du grand chef des Ottawas ou Outaouais. Un inventaire effectué en 1986 par le Centre culturel Amikwan de Lac-Simon, rapporte qu’il pourrait s’agir du nom du premier chef de la réserve, un des frères du chef de Grand-Lac-Victoria. La forme locale alors relevée Simo Sagahigan pourrait aussi avoir été tirée du nom d’une espèce de canard maintenant disparu de la région., le canard branchu, sans doute, une déformation du mot algonquin « stamo » qu’on retrouve dans plusieurs dictionnaires spécialisés. D’après des sources différentes, la population de la réserve indienne de Lac Simon s’appelle aussi les Anishinabeg ce qui signifie Les vrais hommes. Les résidents parlent algonquin, français et anglais.

Actuellement, cette localité compte trois écoles : l’école primaire Amikobi, l’école secondaire Amik-Wiche et le Centre Régional d’Éducation des Adultes Kitci Amik.

Notons aussi que le 29 mai 2016, le gouvernement du Canada a transferé 3,57 kilomètres carrés de territoire de la ville de Val-d’Or au profit de la Première Nation Anishanabe de Lac-Simon vers la réserve indienne algonquine de Lac-Simon.

Vue générale de la réserve indienne de Lac-Simon. Source de la photo : commons.wikimedia.org/wiki/File:Lac-Simon_FN_1.JPG, auteur P199. Image libre de droits.
Vue générale de la réserve indienne de Lac-Simon. Source de la photo : commons.wikimedia.org/wiki/File:Lac-Simon_FN_1.JPG, auteur P199. Image libre de droits.

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