Ville de Mont-Saint-Hilaire en Montérégie
La ville de Mont-Saint-Hilaire a été constituée civilement en 1966 sur une superficie d’environ 39 kilomètres carrés. Aujourd’hui, la ville compte plus de 16 mille résidents, Hilairemontaises et Hilairemontais.
La ville de Mont-Saint-Hilaire fait partie de la région administrative de la Montérégie et de la municipalité régionale de comté de La Vallée-du-Richelieu. Étant située tout près de la ville de Montréal, elle fait également partie de la Communauté métropolitaine de Montréal.
Mont-Saint-Hilaire se trouve aux bords de la rivière Richelieu, une voie de communication très importante dans le passé et qui offre encore aujourd’hui plusieurs opportunités pour la navigation de plaisance.
Le nom de la ville vient évidemment du nom du mont Saint-Hilaire, âgé de 120 millions d’années, le plus haut sommet des sept collines montérégiennes, qui culmine à 414 mètres. À son sommet se trouve un petit lac nommé lac Hertel, qui est né il y a des dizaines de milliers d’années suite à la corrosion et à la fonte des glaciers. Il est entouré d’une belle forêt.
Le mont est nommé en l’honneur de Saint Hilaire de Poitiers, qui fut évêque de Poitiers vers 350.
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Le climat dans ces lieux est très particulier et selon l’American Geographical Magazine, le mont Saint-Hilaire offre: “l’air le plus salubre des deux Amériques”. C’est pourquoi, entre autres raisons (la composition géologique des terrains est riche de plus de dix mille spécimens de minéraux et une grande variété de plantes y est présente) le mont Saint-Hilaire fut le premier lieu canadien à être désigné “réserve de la biosphère” en 1978.
Les premiers européens y sont arrivés au début du XVIIe siècle, quand Samuel de Champlain parcourt la vallée du Richelieu et y fait une halte. Mais c’est en 1694 que Jean-Baptiste de Rouville se voit octroyer la seigneurie du mont Saint-Hilaire. Toutefois, le peuplement n’y débute qu’en 1745. On érige le premier moulin, symbole de la colonisation, le long du ruisseau qui coule de la montagne en 1750. Un peu plus tard, en 1768, on trace le chemin de la Montagne et on y plante des vergers.
La première chapelle, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, date de 1796. Une deuxième est construite deux ans plus tard, c’est la chapelle Saint-Hilaire. Une grande croix est érigée en 1822 sur le Pain de Sucre, le sommet du mont qui est devenu un lieu de pèlerinage.
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Le développement de Saint-Hilaire se concrétise en 1848 avec la construction du pont du chemin de fer sur le Richelieu par la Saint-Lawrence and Atlantic Railway et l’arrivée du chemin de fer. Ensuite, on construit de nouveaux moulins. Ainsi qu’une distillerie, trois tanneries, deux forges et une fonderie. M. Thomas Campbell ouvre le célèbre «Café Campbell» en 1851 au bord du Lac Hertel. Cet établissement attire donc de nombreux touristes Montréalais pendant dix ans. Jusqu’à ce qu’un grand incendie détruise le bâtiment.
Historiquement, l’économie de Mont-Saint-Hilaire repose sur la pomoculture qui a toujours été la plus importante industrie de la ville. En 1936, on y a planté un énorme verger composé de 60 mille pommiers. Celui-ci a servi de source de revenus à la ville pendant longtemps.
En 1958, le mont Saint-Hilaire devient propriété de l’Université McGill qui l’a désigné «Refuge des oiseaux migrateurs». Après, on crée un Centre de la nature. Celui-ci gère la partie de la montagne accessible au public. Aujourd’hui, l’UNESCO a classé le Mont-Saint-Hilaire comme première Réserve de la Biosphère d’importance mondiale.
En plus du mont Saint-Hilaire, la ville possède de nombreux parcs, des terrains sportifs, le Musée d’art de Mont-Saint-Hilaire, le Centre d’art Ozias Leduc, les Ateliers du Faubourg des arts, la Maison des cultures amérindiennes, le Manoir Rouville Campbell, la belle église Saint-Hilaire (décorée par Ozias Leduc).
Lac Hertel
Caractérisée par sa situation, à 175 mètres d’altitude sur le flanc méridional du mont Saint-Hilaire dont il occupe une dépression, le lac Hertel se déverse dans le Richelieu en passant par la rivière des Hurons. Ce nom honore Jean-Baptiste Hertel (1688-1722), militaire de carrière et seigneur de Rouville (1694). Au début du XVIIIe siècle, il dirige plusieurs expéditions punitives contre la Nouvelle-Angleterre. Reconnu pour sa bravoure et son efficacité, on le fait chevalier de l’Ordre Saint-Louis en 1712. Vaudreuil le nomme commandant à l’île Royale (ou île du Cap-Breton) en 1713 pour fortifier l’endroit.
Deux ans plus tard, le gouverneur de l’île l’envoie construire une forteresse à Port-Dauphin. Il en demeure le commandant jusqu’à sa mort. La première mention du lac Hertel comme entité géographique date de 1913. On utilise également les toponymes Lac du Mont-Saint-Hilaire et Lac de la Montagne pour le désigner.
Secteur résidentiel Le Déboulis
Le secteur résidentiel du Déboulis se situe dans la ville de Mont-Saint-Hilaire, sur la rive est du Richelieu, à 400 m en amont du pont de l’autoroute Jean-Lesage. À cet endroit, le ruisseau Voghel, après avoir reçu les eaux boueuses de trois sources différentes, se jette dans la rivière. Le Déboulis, appellation tirée d’un mot du franco-québécois signifiant « éboulement », se rapporte à de nombreux éboulis qui se sont produits à cet endroit. En 1859, la plus grosse coulée argileuse des basses-terres du Richelieu, entraînant six millions de mètres cubes de matériel en direction de la rivière, a barré celle-ci jusqu’en son milieu. En 1888, un décrochement de moindre ampleur se produisait le long du ruisseau Voghel.
Coordonnées de la ville de Mont-Saint-Hilaire :
100, rue du Centre-Civique
Mont-Saint-Hilaire
J3H 3M8.
Téléphone : 450 467 2854.
Site internet de la ville de Mont-Saint-Hilaire : villemsh.ca.
