Villes et villages

Moffet

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Municipalité de Moffet

Cette petite municipalité fait partie de la Municipalité régionale de comté de Témiscamingue, dans la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue. Peuplée par une population d’environ 200 Moffetoises et Moffetois et occupant une superficie d’environ 428 kilomètres carrés, elle a été constituée en municipalité le 1er janvier 1953.

Le frère Joseph Moffet (1852-1932), oblat de Marie-Immaculée, surnommé le Père de Témiscamingue, a laissé son nom à un bureau de poste établi en 1936 et à une municipalité de cette région située au nord-est de Ville-Marie, entre Angliers et Laforce, près du lac Simard.

Le premier à intéresser les gens à la colonisation du Témiscamingue, quoique les Oblats aient été présents dans la région bien avant lui, le frère Moffet ou Moffette, comme on peut le relever dans certaines sources, arrive au lac Témiscamingue à la Baie-des-Pères, devenue Ville-Marie depuis, en 1872.

À compter de ce moment, il œuvre inlassablement au peuplement de la région, se dépensant sans compter au point où les Algonquins le surnommèrent Maiokisis ou Malakisis, « l’homme levé avant le soleil ». Si, dès 1910, des colons s’étaient installés sur le territoire, il faudra attendre 1931 pour que le village prenne son essor sous l’impulsion d’un groupe de Zacjarois de Saint-Zacharie dans la Beauce qui défrichent les terres du canton de Latulipe. Anciennement, l’endroit, érigé comme municipalité en 1953, avait pour nom Lac-Rond, en raison de sa situation géographique près du lac ainsi désigné. Rond sera plus tard officiellement transformé en Rondelet pour cause d’homonymie. Les Moffétois oeuvrent surtout à titre de bûcherons et de draveurs, car la flottage du bois demeure l’activité locale majeure. Les nombreux lacs et les grandes forêts leur assurent des loisirs consacrés en bonne partie à la chasse et à la pêche.

Il faut mentionner que Mme Lucie Roy, auteur du Témiscamingue, a publié un roman basé sur la colonisation de Moffet. Elle raconte l’histoire de gens qui, suite à la grande dépression de 1929, quitteront Saint-Zacharie, en Beauce, pour s’installer à Moffet. Il est à noter que les personnages et leurs histoires sont fictifs.

Lac Gérin-Lajoie

Long de 3,3 km et couvrant 1,6 km carrés, ce lac de l’Abitibi-Témiscamingue est situé à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Ville-Marie. Il fait partie d’une chaîne de cinq lacs (Basserode, Roger, Beaudry, Gérin-Lajoie et Gaboury) qui se déversent dans le lac des Quinze où passe la rivière des Outaouais. Le nom rappelle la mémoire d’Antoine-Gérin-Lajoie (né à Yamachiche en 1824 et décédé à Ottawa en 1882), célèbre journaliste, avocat, écrivain et fonctionnaire.

Issu d’une famille de cultivateurs prospères, Gérin-Lajoie fit l’apologie de ce métier dans son roman à thèse intitulé Jean Rivard, le défricheur (1862). Auparavant, en 1842, il avait composé la complainte « Un Canadien errant » sur l’air de « Par derrière chez ma tante ». Journaliste à Montréal, à « La Minerve » (1845-1847), admis au barreau en 1848, il délaisse la pratique du droit au profit d’une carrière de traducteur et de bibliothèque pour le gouvernement du Canada-Uni puis de celui du Canada. Sur le plan littéraire, Gérin-Lajoie appartient à l’École de Québec, mouvement qui réunissait notamment Octave Crémazie, Joseph-Charles Taché, l’abbé Henri-Raymond Casgrain et François-Xavier Garneau.

En 1861, les membres du mouvement avaient fondé « Les Soirées canadiennes », revue dans laquelle paraîtra la première partie de « Jean Rivard ». Le nom Lac Gérin-Lajoie figure dans le Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec (1914). Il venait alors remplacer Kaiskogomau (ou encore Kaishcogomau ou Kaishcogamau) qui signifie « celui qui est le dernier lac ». On connaît aussi le lac Gérin-Lajoie sous le nom de Deepwater. Cette désignation a paru sur une carte de relevés géologiques du comté de Témiscamingue datée de 1918. Il existait encore un certain usage local de ce dernier nom 70 ans plus tard.

Coordonnées de la municipalité de Moffet :

Adresse physique :

14C, rue Principale
Moffet.

Adresse postale :

C. P. 89
Moffet
J0Z 2W0

Téléphone : 819 747-6116.

Site Web de la municipalité de Moffet : moffet.ca.

Lac Grassy

Cette étendue d’eau aux contours imprécis, se situe à la sortie du lac Simard et communique avec le lac des Quinze, entités géographiques qui s’inscrivent dans le parcours de la rivière des Outaouais. Long de 5 km et large de 1,5 km, le lac Grassy, orthographié également Grassay, est toutefois presque fermé à l’est par une longue pointe, beaucoup plus petite, venant du sud-ouest et réunie à la terre ferme par un pont couvert bâti à même deux petites îles formant le passage Grassy. Adopté officiellement en 1973, ce toponyme, absent sur une carte des comtés d’Abitibi et de Témiscamingue en 1935, rappelle peut-être la présence d’herbes marines dans le lac, de même que dans le passage du même nom. Sur la rive nord du lac, le toponyme Grassy Narrow désigne un hameau situé à l’emplacement d’un ancien camp de bûcherons.

Municipalité de Moffet. Source de la photo : Site Internet de la municipalité.
Municipalité de Moffet. Source de la photo : Site Internet de la municipalité.

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