Saguenay-Lac-St-Jean

Laterrière (ancienne ville)

Laterrière (ancienne ville)

Ancienne ville de Laterrière, secteur de Chicoutimi

En 1846, année de la fondation de la mission de Notre-Dame-de-Laterrière, dans la région du Sagenay-Lac-Saint-Jean (territoire de l’actuelle Municipalité régionale de comté du Fjord-du-Saguenay), un « imposant » incendie de forêt qui débute le 5 mai dévaste un espace de terrain au sud-est de Jonquière et contigu dans sa partie nord à Chicoutimi.Par la suite, on identifie une vaste partie des lieux sous l’appellation de Grand-Brûlé. Or, iparaîtrait, selon Arthur Bies, que cet incendie, feu d’abattis mal contrôlé, n’aurait duré que quelques heures et on en aurait exagéré les dommages afin d’apitoyer les éventuels donateurs.

Lors de l’érection de cet endroit, situé à la sortie de la réserve faunique des Laurentides, en municipalité de paroisse en 1883, le nom retenu, Notre-Dame-de-Laterrière, évoque le canton proclamé sous le nom de Laterrière, en 1850. Marc-Pascal de Sales Laterrière ou La Terrière (1792-1872), seigneur des Éboulements depuis 1816, a représenté le comté de Saguenay au parlement du Canada-Uni à Québec, de 1845 à 1851. Médecin comme son père qui s’était établi au pays en 1766, donc après la Conquête, il était élu conseiller législatif pour la division des Laurentides en 1856. Ce que l’on désirait souligner surtout, c’est son intervention pour faire augmenter la superficie du canton concerné. Les pionniers laterrois provenaient des paroissses environnantes comme Chicoutimi, Saint-Alphonse (Bagotville), Saint-Alexis-de-Grande-Baie (La Baie) et se sont installés vers 1845, sous la conduite du père Jean-Baptiste-Honorat (1799-1862), oblat, supérieur de la congrégation dans la région à compter de 1844, qui entre vite en conflit avec Peter McLeod et William Price, ce qui entraînera son rappel à Montréal en 1849.

Le moulin, construit à l’époque et qui porte son nom, subsiste encore et a été classé monument historique. L’actuel secteur de Laterrière est issu de la fusion, en 1983, des municipalités du village de Laterrière, érigée 1921 et de la paroisse de Notre-Dame-de-Laterrière (érigée en 1883). Elle s’est vu reconnaître le statut de ville en 1989. Une importante aluminerie y est implanté au cours des années 1980. Le 18 février 2002, la Laterrière est intégrée à ville de Saguenay et son territoire devient le district numéro 16.

Le 20 avril 2012, le ministre délégué aux Mines Monsieur Serge Simard annonce en présence du maire de Saguenay Monsieur Jean Tremblay et du conseiller municipal Luc Blackburn, l’octroi d’une subvention de 2,5 M$ pour la construction d’un centre multisport à Laterrière. Le 27 mai 2012, la ville de Saguenay annonce la découverte d’une nappe phréatique d’envergure située dans le secteur Laterrière de l’arrondissement Chicoutimi.

Canton Laterrière

Proclamé en 1850, ce canton se trouve à une dizaine de kilomètres au sud de la ville de Chicoutimi, rattaché au secteur de Laterrière. Marc-Pascal de Sales Laterrière ou La Terrière (1792-1872) était député de la circonscription de Saguenay, lorsque cette division territoriale fut créée.

Ne pas confondre le secteur de Laterrière avec le lac La Terrière. Ce petit lac de la région de Charlevoix est situé à l’intérieur des limites de la municipalité des Éboulements, à environ 6 kilomètes de la côte. Souven désigne sous les noms de Lac du Seigneur ou Lac Sainte-Marie, ce plan d’eau rappelle le nom du seigneur Edmond de Sales La Terrière ou Laterrière (1874-1976), dernier seigneur des Éboulements, qui possédait les terres qui l’entourent.

Église de Laterrière

Église de Notre-Dame-de-Laterrière. Source de la photographie : Adqproductions.

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