Villes et villages

Lac-Supérieur

Lac-Supérieur

Municipalité de Lac-Supérieur

Constituée civilement le 1er janvier 1881, la municipalité de Lac-Supérieur fait partie de la région administrative des Laurentides et de la municipalité régionale de comté des Laurentides. Elle se déploie sur un vaste territoire de plus de 386 kilomètres carrés et regroupe près de 2 000 Supéroises et Supérois.

Au nord-ouest de Sainte-Agathe-des-Monts et au nord-est de Saint-Jovite, à proximité de centres de ski importants, cet endroit enchanteur pailleté de plusieurs lacs constitue un site de villégiature par excellence. Sa localisation à l’extrémité du canton de Wolfe justifie qu’il ait été érigé en 1881 sous le nom de Wolfe, en rappel du militaire britannique James Wolfe (1727-1759), vainqueur de la bataille des plaines de Saint-Abraham, où il fut tué. Cette dénomination devait être modifié en 1944 pour Saint-Faustin, nom d’une paroisse fondée en 1878, l’actuelle municipalité qui porte aujourd’hui ce nom occupant jadis une aire géographique beaucoup plus vaste.

C’est en 1957 que la municipalité a reçu son appellation présente, auparavant attribué au bureau de poste mis en service en 1913, que sa position dans la partie nord du canton explique de même que la présence d’un lac homonyme.

À partir de 1806, l’Angleterre se ravitaille en bois au Canada et instaure un tarif préférentiel qui favorise la vente du bois canadien en Europe. En fait, dès 1810, le bois représentait les trois quarts de la valeur de tous les produits exportés du Canada. Puis, au milieu du 19e siècle, la demande du marché américain en bois d’œuvre connaît une forte expansion de sorte que le domaine agroforestier s’étend progressivement à toutes les régions du Québec dont la région où la future municipalité de Lac-Supérieur sera implantée. C’est dans ce contexte prometteur que le moulin à scie de Fortunat David a vu le jour dans cet endroit en 1891.

À l’arrière-scène, toutefois, une récession économique secoue le Québec au milieu du XIXe siècle. Ainsi, en quête d’une vie meilleure, pas moins de 500 mille de Canadiens français s’exilent aux États-Unis. Pour contrer cet exode massif, en 1867, l’État provincial ouvre la porte à la colonisation des régions vierges en imposant une taxe sur les grandes propriétés foncières, souvent des fiefs forestiers, et en offrant des lots gratuits aux colons.

Le Curé Labelle devient le porte-étendard de cette cause. En 1871-1872, il entreprend l’exploration des cantons de Wolfe et Salaberry qu’il surnomme « la Repousse » (Ripousse) en raison de l’impressionnant massif montagneux qui s’étend d’est en ouest, au nord du lac Cornu.

En 1871, le chanoine Maxime Leblanc de Sainte-Agathe donne naissance à la mission de « la Repousse » qui englobait les territoires des paroisses actuelles de Saint-Faustin, Sainte-Jeanne-d’Arc (Lac-Carré) et Saint-Pie-X (Lac-Supérieur). Cette démarche s’inscrit dans la volonté du clergé de participer activement à la colonisation et d’édifier un rempart français et catholique en territoire anglo-protestant. Les premiers colons à s’y établir étaient des Canadiens rapatriés de la Californie et de l’ouest des États-Unis.

À l’époque, le massif montagneux – une barrière naturelle – rend l’accès de Sainte-Agathe à Saint-Faustin très difficile, sinon périlleux. Une première route est tracée et abandonnée. La seconde route se forge une vilaine réputation, Benjamin de Montigny la décrit en ces termes : « C’est la terreur du pionnier, mais aussi son épreuve. Celui qui va s’établir au-delà de Sainte-Agathe et qui passe la Repousse est considéré comme ayant franchi tous les plus grands obstacles. » Toutefois, les annales de la paroisse Saint-Jean-de-Brébeuf indiquent que les premiers colons de la Chute aux bleuets arrivent sur la Rouge entre 1877 et 1880.

Mont Éléphant

Ce toponyme désigne une entité orographique de 579 mètres d’altitude, située dans la municipalité de Lac-Supérieur, dans les Laurentides, au nord de Montréal. Le mont Éléphant surplombe à la fois la rivière du Diable, qui coule à l’ouest, et le lac Supérieur, qui s’étend à ses pieds, du côté sud. La proximité du parc national de récréation du Mont-Tremblant fait en sorte que ce secteur est fort fréquenté par les villégiateurs. Cette désignation métaphorique se justifie par le profil du mont, qui évoque grossièrement la forme d’un éléphant. Indiqué sur une carte topographique de 1960, ce nom était toutefois déjà connu dans la région.

Rivière Le Boulé

C’est au pied du mont Tremblant que ce cours d’eau vient rejoindre la rivière du Diable, dans le bassin de la rivière Rouge. Prenant la source au lac Allen, à une trentaine de kilomètres au nord, il descend vers le sud, en traversant une partie du parc national du Mont-Tremblant.

Plusieurs variantes de ce toponyme ont été recueillies depuis le début du XXe siècle : Rivière Boule (1901 et 1914), Rivière du Brûlé (1923). Cette dernière serait la forme la plus ancienne, selon le géographe Camille Laverdière qui estime que le cours rugueux, impraticable et difficile pour le flottage du bois lu a valu le nom anglais de Bully, qui signifie « bravache, brimeur, fendant. »

Les bûcherons francophones auraient vite francisé le terme en Boulé, nom en usage depuis que l’exploitation forestière a débuté dans ce secteur à la fin du XIXe siècle. Il n’est pas exclu cependant que Bully ait le sens de fier—à-bras, si on tient compte du fait qu’il fallait une grande force physique pour être draveur sur cette rivière difficile. Des enquêtes toponymiques récentes ont permis de recueillir les noms de Rivière Archambault, Rivière au Diable et Rivière de la Boule pour désigner ce cours d’eau.

Lac du Pontage

Situé dans la partie sud du parc national du Mont-Tremblant, au nord-est de Labelle ce petit lac s’étend à environ 500 m d’altitude et il alimente la rivière du Diable. Sa profondeur ne dépasse pas 12 m. Le toponyme s’explique ainsi : un chemin tracé le long du lac et dont la chaussée est faite d’un pontage, c’est-à-dire de billots et de madriers. Ce mode de construction a longtemps été utilisé pour ouvrir des routes forestières dans des zones mal drainées. On recouvrait alors le pontage de gravier et de sable afin de le rendre carrossable. Encore aujourd’hui, lorsqu’on emprunte des routes forestières, il arrive, sous l’effet du gel et du dégel, que le vieux « pontage » apparaisse à la surface des routes, même lorsque celles-ci sont recouvertes d’asphalte. Variante : Lac Tom.

Canton de Rolland

Entre Labelle et Saint-Donat dans les Laurentides, au nord de Montr/al, se trouve le canton de Rolland. Travers/ du nord au sud par la rivi’re du Diable qui collecte au passage les eaux du lac Saint—Louis et de quelques autres lacs mineurs, il est constitué par un relief assez vigoureux dont un sommet à l’est atteint pfès de 840 m d’altitude. Né à Verch’res et ayant fait ses études à Saint-Hyacinthe, Jean-Baptiste Rolland (1815-1888) commença sa carrière d’homme d’affaires comme libraire, éditeur de livres, relieur et importateur de produits de France et d’Allemagne. De marchand, il devint ensuite industriel en fondant à Saint-Jérôme en 1881 une compagnie de papier fin, la première du genre au Canada. Intéressé à la promotion domiciliaire et au secteur financier, il fera en outre de la politique au niveau local comme échevin à Montréal de 1861 à 1867, puis de 1871 à 1875, et il sera nommé au Sénat en 1887, un an seulement avant sa mort. Le papier surfin Rolland remporta la médaille d’or à la foire internationale d’Anvers en 1885. Proclamation : 1909.

Coordonnées de la municipalité de Lac-Supérieur :

1281, chemin du Lac-Supérieur
Lac-Supérieur (Québec)
J0T 1J0

Téléphone : 819 681-3370.

Site Web de Lac-Supérieur : muni.lacsuperieur.qc.ca.

Lac Supérieur. Source de la photographie : Bulletin Le Supérieur - Automne 2019.
Lac Supérieur. Source de la photographie : Bulletin Le Supérieur – Automne 2019.

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