Les eaux du Québec

Lac Nilgaut

Lac Nilgaut

Lac Nilgaut et Territoire Non Organisé de Lac Nilgaut

Lac Nilgaut est un Territoire Non Organisé (TNO) qui fait partie de la Municipalité régionale de comté de Pontiac dans la région administrative de l’Outaouais. Cette vaste municipalité recouvre plus de 9 872 kilomètres carrées et est comparable en superficie à tels pays comme le Liban ou le Chypre, mais sa population permanente est d’environ cinq personnes. La municipalité se retrouve à environ 75 kilomètres au nord de l’île aux Allumettes. Elle se situe à plus de 300 mètres d’altitude, à l’ouest de la rivière Coulonge, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de la municipalité de Rapides-des-Joachim.

Le nom de la municipalité est l’un des noms très rares au Québec d’origine hini, le terme nilgaut ou nilgai en anglais désignant l’antilope d’Asie à cornes courtes, la plus grande de taille en Inde. On ignore pourquoi ce terme a été officiellement introduit dans la toponymie québécoise (probablement sous l’initiative d’un chasseur ou homme d’affaires d’origine anglaise), mais le terme a été officialisé en 1935, remplaçant alors Lac à l’Orignal. D’abord le gentilé Nilgaut utilisé pour le lac, il a servi par la suite à désigner le TNO.

Le lac Nilgaut est situé approximativement au centre du TNO. Cette nappe d’eau est d’environ 9 kilomètres de longueur et de quelques kilomètres de largeur. Les eaux du lac se déchargent dans la rivière Noire, par un ruisseau portant le nom du ruisseau Nilgaut qui est d’une longueur de six kilomètres.

Le territoire de Lac Nilgaut comprend les cantons suivants: Aberford, Auray, Bourgogne, Croisille, Dulhut, Brie, Gillies, Dontenwill, Rhé, Perche, Poitou, Anjou, Forant, La Tourette, Rannie, Provence, Marche, Rochefort, Gascogne, Flandre, Lorraine, Lyonnais, La Rochelle, Saintes, Saint-Malo, Saint-Pons, Esgriselles, Nivernais, Trouvé. Tous ces toponymes rappellent des villes ou régions de France, à l’exception du nom d’Aberford qui est d’origine anglaise.

Le canton d’Aberford longe le lac Holden, élargissement de la rivière des Outaouais. La rivière Dumoine, dont l’embouchure dépasse la limite orientale de ce territoire au sud-est, recueille les eaux de la rivière Fildegrand. Entre ces deux cours d’eau, plusieurs autres lacs s’échelonnent en respectant assez bien la direction du nord-est vers le sud-ouest, tandis qu’au sud de la rivière Fildegrand, une foule de lacs minuscules criblent ce terrain très peu habité. Le nom de Canton Aberford, le seul à nom anglais sur le territoire du TNO de Lac-Nilgaut, est un nom emprunté à celui d’un village de Yorkshire situé à l’est de Leeds, en Angleterre, à l’instar d’autres noms de cantons de l’Outaouais qui proviennent de ce comté anglais (tels Hull ou Masham). Ce nom paraît sur la carte de Gale et Duberger, dressée en 1795, mais il a été proclamé officiellement en 1869.

Canton de Quiblier

À une soixantaine de kilomètres au nord de Rapides-des-Joachims, le territoire de ce canton désigné en 1955, principalement arrosé par le lac Nilgaut, est traversé par la rivière Noire, tributaire de la rive gauche de la rivière des Outaouais. Joseph-Vincent-Quiblier (1796-1852), ordonné prêtre en 1819, est entré chez les Sulpiciens de Paris et a été envoyé à Montréal en 1825. Il fut tour à tour professeur de philosophie au Séminaire, directeur du Petit Séminaire, vice-supérieur des Sulpiciens du Canada, enfin supérieur de la même congrégation (1831-1846). Au cours de son séjour prolongé à Montréal, l’abbé Quiblier s’est surtout intéressé à l’éducation des enfants et a contribué à établir l’instruction primaire.

Lac Nilgaut

Cette nappe d’eau d’environ 9 km de longueur et de quelques kilomètres de largeur se retrouve à environ 75 km au nord de l’Île aux Alumettes, dans l’Outaouais. Elle se situe à plus de 300 m d’altitude, à l’ouest de la rivière Coulonge, et se décharge dans la rivière Noire par un ruisseau portant le même nom et d’une longueur de 6 km. D’origine hindi, le « nilgaut » (nilgai en anglais) désigne l’antilope d’Asie à cornes courtes, la plus grande de taille en Inde. Même si on ignore pourquoi ce terme a été officiellement introduit dans la toponymie québécoise en 1935, remplaçant alors Lac à l’Orignal, il a en outre servi par la suite à désigner un territoire non organisé à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Rapides-des-Joachims.

Canton La Tourette

Situé au nord du canton de Dulhut, à environ 140 km au nord-ouest de Gatineau, ce territoire est baigné par le lac Saint-Patrice et arrosé par la rivière Noire. Désigné en 1955 et proclamé en 1966, ce canton évoque par son nom Claude Greysolon de La Tourette (vers 1660 – après 1716), frère cadet de Daniel Greysolon Dulhut. Détenteur d’une commission du gouverneur La Barre, il se rend en 1683 dans la région des Grands Lacs. La Tourette, d’abord responsable de la gestion des postes fondés par son frère Dalhut, au lac Nipigon et à Kaministiquia, demeura dans la région jusque vers 1693 et fit de très bonnes affaires dans la traite des fourrures. Revenu en France, probablement en 1695, La Tourette, en 1700, prête aux procureurs de la ville de Lyon, où il s’était établi, une importante somme d’argent. Pendant ce temps, on lui fait à Québec un procès pour dettes contractées dès 1685 auprès de Charles Aubert de La Chesnaye. L’affaire traîne en longueur jusqu’en 1716 alors qu’un jugement du Conseil supérieur condamne La Tourette à rembourser son créancier. On ne sait rien du personnage après cette date.

Lac Chavannes

Le lac Chavannes est situé à un peu moins de 20 km au sud de la réserve faunique La Vérendrye dans le plateau laurentien, à 281 m d’altitude. Cette nappe d’eau dont le contour est difficilement perceptible à cause de l’abondance des presqu’îles et des îles s’écoule vers l’ouest dans la rivière Coulonge par un étroit ruisseau. Ce toponyme, qui apparaît dans le « Répertoire géographique du Québec » (1969), évoque Louis de Chomedey de de Maisonneuve (1612-1676). Variantes : Lac des Îles ; Lac Kondiaronk.

Perche

Perca, Famille des Percidés. Autre espèce : perchaude

Poisson d’eau douce au corps allongé, quelque peu comprimé latéralement. La perche fait partie d’une famille comportant 6 genres et environ 16 espèces, dont le doré et la perchaude. Sa tête effilée occupe un bon tier du corps. Sa grande bouche est garnie de nombreuses dents minces. Sa première nageoire dorsale est épineuse, de même que les deux premiers rayons de sa nageoire anale. Elle possède deux nageoires dorsales contiguës d’un brun-vert, alors que toutes ses autres nageoires sont rouges. La perche atteint de 30 à 50 cm de long et peut peser jusqu’à 4 kg ; son poids moyens se situe habituellement autour de 450 g cependant. Sa peau, couverte de petites écailles rugueses, est habituellement olivâtre au dos, jaunâtre doré aux flancs et blanche au ventre. Ses flancs sont ornés de 6 à 8 bandes verticales foncées. La perche renferme beaucoup d’arêtes, qui ont tendance à entrer facilement dans la muqueuse de la bouche. Sa chair blanche, maigre et ferme a un goût délicat.

Quelle est la valeur nutritive de la perche ?

La perche contient 19,5 de protéines,. 0,9 g de matières grasses et 91 calories/100 g. Elle est riche en vitamines du complexe B, en calcium, en fer, en phosphore et en potassium.

Comment préparer la perche ?

Il faut écailler la perche dès sa sortie de l’eau sinon la tâche se complique et il faut souvent enlever la peau. On peut cependant la pocher ou la plonger quelques instants dans l’eau bouillante avant de gratter les écailles. Prendre garde aux épines des nageoires.

Comment utiliser la perche ?

On cuit la perche entière ou en filets ; elle peut être pochée, cuite à la poêle, frite, farcie, etc.Elle est très bonne dans la soupe ; les recettes de carpe ou de truite lui conviennent bien.

La perchaude est souvent contaminée par divers résidus. La contamination varie en fonction de l’âge du poisson et de son habitat. Plus un poisson est âgé, donc gros, plus concentration de résidus est élevée. Il est préférable de limiter la consommation de perchaude, à moins de savoir qu’elle provient d’un habitat non pollué. Au Québec, on recommande de ne pas manger plus de 230 g de perchaude par semaine.

Cantons des Saintes

Proclamé en 1966, situé à égale distance des villes de Mont-Laurier et de Témiscaming, ce canton est irrigué par la rivière Coulonge, tributaire de la rivière des Outaouais, et ses petits affluents, tels les ruisseaux Booth, Young, Morris et Bruce. Le point le plus élevé de ce territoire, assez arrosé, atteint 487 m d’altitude. Cette division territoriale au relief brisé porte le nom du chef-lieu d’arrondissement de la Charente-Maritime et capitale de la Saintonge, d’où sont venus un peu plus de 400 immigrants durant le Régime français. Ce mot d’apparence simple plonge ses racines dans l’époque romaine, alors que cette ville florissante qui a laissé des vestiges archéologiques importants portait le nom de Mediolanum Santonum. Le nom de la peuplade gauloise, les Santones, dont Mediolanum était le chef-lieu, ce substitua à Mediolanum au Ive siècle. Par la suite, Santones fut réduit à Saintes. Xainctes, utilisée jusqu’à la fin de L’Ancien Régime. N’était qu’une graphie marquant le sont « s ».

Chutes Jumelles

Les chutes Jumelles sont situées sur le territoire de la MRC de Pontiac et perturbent le cours de la rivière Coulonge Est. À 20 km au sud de cette rupture de pente, la rivière rejoint la rivière Coulonge qui, elle, se déverse 30 km encore plus au sud dans la rivière des Outaouais, à Fort-Coulonge. L’appellation Chutes Jumelles proviendrait simplement du fait que les deux tronçons de la cascade se déversent côte à côte.

Canton de Rhé

Épousant la forme d’un triangle rectangle, le canton de Rhé s’étend dans le Pontiac et le Témiscamingue. Il faut compter 22 km de la municipalité de Rapides-des-Joachims pour s’y rendre. La rivière Dumoine traverse ce territoire qui est par ailleurs baigné par les lacs Bronson, Sheerway, Verdor et la Truite. L’île de Rhé, forme ancienne de Ré, est comprise dans l’arrondissement de la Rochelle, dans le département de la Charente-Maritime ; son appellation, d’origine celtique, a le sens de fougeraie ou lieu couvert de fougères. Ravagée au VIIIe siècle par les Normands, elle passa au Xe siècle sous la domination anglaise et, en 1457, sous celle de la France. Comme sa voisine, l’île d’Oléron, elle est le lieu d’origine d’un nombre relativement important de pionniers de la Nouvelle-France.

Canton de Dulhut

Ce canton dont la limite sud oblique du nord-ouest et sud-est est situé à l’est de Rapides-des-Joachims, à une vingtaine de kilomètres au nord de la rivière des Outaouais. Il est drainé par la rivière Schyan qui, après avoir collecté les eaux des importants ruisseaux Rowan et McCoshen, débouche dans la rivière des Outaouais. Les lacs, plus nombreux dans la moitié sud que dans la moitié nord, tels Jovette, Clubhouse, Gull, Écarté et Doyon, sont localisés sur un territoire qui ne dépasse pas 410 m d’altitude. Le nom de cette division géographique inhabitée, attribué en 1953, rend hommage à Daniel Greysolon Dulhut (Du Lhut ou Du Luth), né probablement en 1639. Issu d’une famille bourgeoise des environs de Lyon, Dulhut s’engagea d’abord dans le corps des Gendarmes de la Maison du Roi, puis vint s’installer en Nouvelle-France en 1675, après y avoir fait deux voyages qui l’ont conquis. Cex explorateur et coureur de bois expérimenté atteignit le Minnesota actuel, visita les sources du Mississippi et se rendit jusqu’à l’ouest du las Supérieur où il sut attirer la sympathie des Sioux. De fait, il s’est imposé comme l’un des principaux artisans de l’entente entre la Nouvelle-France et les nations du lac Supérieur. Installé à Montréal à partir de 1695, il devint invalide en 1702 et y décéda en 1710. Une ville américaine, située à l’ouest du lac Supérieur et à l’embouchure de la rivière Saint-Louis, dans le Minnesota, porte également son nom orthographié Duluth.

Canton de Tremblay

Le canton de Tremblay est situé à une quarantaine de kilomètres au nord de Rapides-des-Joachims. Sur son territoire coule la rivière Dumoine, affluente de la rivière des Outaouais. Plusieurs lacs parsèment son territoire dont le lac Sept-Milles. Sa dénomination, ce canton l’a reçu en 1955 et ce nom honore M. Du Tremblay (1879-1955), connu surtout pour avoir été président de La Presse (1932-1955) et de La Patrie (1933-1955) et de la compagnie d’assurances La Prévoyance (1930-1936). Il mena par ailleurs une carrière de politicien comme député libéral à la Chambre des communes (1917), comme conseiller législatif (1925-1942) et finalement comme sénateur, de 1942 jusqu’à sa mort. Il a été reçu chevalier de la Légion d’honneur à l’âge de 46 ans et la médaille d’or de l’Académie française lui fut octroyée cinq ans plus tard.

Canton Doutreleau

À une trentaine de kilomètres au sud-ouest du réservoir Cabonga et longeant la limite sud de la réserve faunique de La Vérendrye, se présente le canton de Doutreleau, dénommé en 1955, qui renferme notamment les lacs Brûlé, du Lièvre et Chavannes, sources parmi d’autres de la rivière Coulonge qui débouche dans la rivière des Outaouais, au nord de l’île du Grand Calumet. Son relief varie entre 351 et 472 m d’altitude. Le nom de cette division géographique est celui d’un père jésuite, missionnaire chez les Illinois. Le 1er janvier 1730, il décide d’aller dire la messe chez les Yazous, une nation indienne de la Louisiane, ignorant que le père Souel avait été tué par eux. Feignant d’assister religieusement à la cérémonie alors qu’ils n’étaient pas chrétiens, certains de Yazous blessent le père Doutreleau au bras mais ne réussissent pas à le tuer, malgré trois décharges de fusil tirées sur lui. Il appert que les autorités militaires et civiles françaises s’entendaient mal avec les Yazous et que, pendant la messe, des soldats français ont tiré sur un voilier de canards, rendant ainsi les Amérindiens nerveux. Le père Doutreleau aurait été accidentellement blessé dans l’échange de coups de feu intervenus par la suite. Sorti de cette agression au prix de grandes difficultés, le père Doutreleau deviendra peu de temps après aumônier des troupes de la Nouvelle-Orléans. Le nom de ce canton apparaît sur la carte générale du Québec en 1956.

Canton Forant

Ce canton se trouve au nord de Chapeau et appartient au réseau hydrographique de la rivière des Outaouais. Parmi les nombreuses étendues d’eau qu’il renferme, les lacs Forant, Colton, Baptiste, Lynch et Branssat irriguent le nord et alimentent la rivière Noire qui se fraye un chemin fort sinueux en se dirigeant vers le sud-est. Le nom qui identifie cette unité géographique depuis 1955 est celui d’Isaac-Louis de Forant (vers 1685-1740), capitaine de vaisseau qui devint le troisième gouverneur de l’île Royale en 1739. Décédé huit mois après sa nomination, il n’a pu réaliser le mandat qui lui avait été confié, soit celui de supprimer le désordre qui caractérisait alors Louisbourg. Néanmoins, sa courte administration lui a valu beaucoup d’éloges de la part de ses contemporains et des historiens.

Canton de Gillies

Proclamé en 1903, le canton de Gillies est situé au sud-ouest de Maniwaki, un territoire qui varie entre 228 et 426 mètres d’altitude, entouré notamment par le lac Usborne, plus proche de la rivière Coulonge Est que de la rivière Coulonge qui irrigue sa moitié ouest. Sauf le dépôt dénommé Dépôt-Usborne, installé sur la rive orientale du lac, cette unité territoriale est inhabitée. Son nom lui a été attribué en l’honneur de David Gillies (1849-1926), homme politique et homme d’affaires qui a fait ses études en Ontario. Dès 1873, il fonde avec ses frères une entreprise d’exploitation de bois dont il a été membre, puis président du bureau de direction, de 1914 à 1926.

Canton Horan

Ce canton est situé entre ceux de Jamot et de Houdet, dans la MRC de Pontiac, à la limite sud de la réserve faunique de La Vérendrye. Cette division territoriale, parcourue du nord au sud par la rivière Coulonge, est également baignée par les lacs Ward, Larive, Boissadel et plusieurs autres. Le nom de ce canton, accepté en 1855, rappelle Édouard John Horan (1817-1875), né à Québec, qui, après son ordination, devint professeur d’anglais et de sciences naturelles au Petit Séminaire de Québec. Premier supérieur de l’École normale Québec, en 1856, il est sacré évêque du diocèse de Kingston en 1858, et exercera cette fonction jusqu’à sa démission survenue en 1874.

Canton de Houdet

Ce canton est situé dans la partie sud de la réserve faunique de la Vérendrye, dans la MRC de Pontiac. Son territoire est baigné par plusieurs plans d’eau, notamment les lacs McGuire, des Neuf Milles, Fitzgerald, et Nicolas. Le nom évoque depuis 1955 la mémoire d’Antoine-Jacques Houdet (1763-1826), prêtre de Saint-Sulpice. Refusant de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, il quitte la France en 1792, séjourne d’abord en Espagne puis en Angleterre, pour s’installer enfin à Montréal, en 1796. Il enseigne, dès lors, au collège de Montréal jusqu’à son décès. Avec son collègue Claude Rivière, il publie, en 1811, une « Grammaire française pour servir d’introduction à la grammaire latine ».

Canton de Rannie

Le canton de Rannie est traversé du nord au sud, dans sa partie centrale, par la rivière Dumoine, tributaire gauche de l’Outaouais qu’elle atteint à une trentaine de km plus au sud. Le lieu-dit de Sheerway occupe le centre de ce territoire qui est également arrosé par la rivière Poussière, les ruisseaux du Lièvre et aux Sangsues de même que par les lacs du Lièvre et Poiriot. L’arpenteur-géomètre John Leslie Rannie (1886-1954), diplômé de l’Université de Toronto (1907), a occupé le poste de chef du service géodésique du Canada (1947-1951), organisme pour lequel il travaillait depuis 30 ans. Son intérêt pour la fabrication de modèles nouveaux d’instruments d’arpentage l’a fait connaître internationalement. Ses découvertes ont permis d’accroître notablement la précision des théodolites aujourd’hui en usage. J. L. Rannie a contribué dans une large mesure à l’établissement du réseau géodésique du Québec.

Canton La Rabeyre

Cette division territoriale se trouve dans la réserve faunique La Vérendrye, à environ 90 km au sud de Val-d’Or. Le toponyme choisi en 1955, rappelle le lieutenant La Rabeyre ou La Robeyre. Dans la nuit du 4 au 5 août 1689, environ 1400 Iroquois des Cinq-Nations attaquent la Nouvelle-France pour se venger de l’expédition malheureuse ordonnée en 1687, par Denonville. À Lachine, ils tuent les colons presque à l’insu des garnisons qui gardaient les quatre forts. Le lendemain, alors que les Iroquois poursuivent leur route vers Lachenaie, Denonville place sous les ordres de La Rabeyre un détachement de 50 soldats et de 30 Indiens pour venger ce massacre. Tombé dans une embuscade, le détachement est décimé et la Rabeyre est tué.

Lac Nigault

Lac Nilgaut et le territoire du TNO du même nom. Source de l’image : Cartes Google.

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