Histoire de Saint-Vallier

Histoire de la municipalité de Saint-Vallier dans la région de Chaudière-Appalaches

Histoire de Saint-Vallier : Ressortissant jadis à la seigneurie de la Durantaye, cette municipalité de la région de Bellechasse se situe à 8 km à l’est de Saint-Michel-de-Bellechasse et à 10 km environ au nord de Saint-Raphaël. La rivière Boyer, qui coule dans l’extrémité nord-ouest du territoire, comptait quelques moulins construits sur ses bords au début du XVIIIe siècle. Les rivières Blanche et des Mètres complètent le réseau hydrographique important du territoire vallierois. Les premiers colons s’installent en ces lieux vers 1700. Il s’agit de miliciens qui habitaient des paroisses de l’Île d’Orléans. Suivant Gaston Deschênes, la paroisse de Saint-Vallier a été érigée en 1714 sous le patronage de saint Philippe et de saint Jacques et correspondait alors à la moitié est de la seigneurie de La Durantaye, scindée en deux paroisses réparties de chaque côte de la rivière Boyer.

En 1716, les autorités céderont la partie est à Louis-Joseph Morel de la Durantaye par son père le seigneur Olivier Morel de La Durantaye. On partagera l’autre partie entre les enfants. En 1720, Louis-Joseph Morel cédera sa portion aux religieuses de l’Hôpital Général. Puisqu’il avait servi d’intermédiaire hors de cette transaction, monseigneur Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), deuxième évêque de Québec (1688-1727), inspirera la nouvelle désignation des lieux, Saint-Vallier.

*

Les Dames Hospitalières, qui administreront la seigneurie jusqu’en 1767, portaient d’ailleurs une affection toute particulière à l’endroit de celui qui avait fondé leur institution en 1693. Monseigneur de Saint-Vallier d’ailleurs vivra à l’Hôpital Général de 1713 à sa mort. D’autre part, on peut relever la graphie St-Valier sur une carte de Joseph-Bouchette de 1831. Ainsi que dans quelques documents anciens. En 1958, une petite partie du territoire, à peine 1,3 km2, se détachera pour donner naissance à la municipalité du village de Saint-Vallier. À nouveau réunis en 1993, ils forment désormais la nouvelle municipalité homonyme.

On ne peut évoquer Saint-Vallier sans songer au personnage de La Corriveau qui habitait à cet endroit. Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) eut deux maris dont le second a été victime de meurtre. À la suite d’un procès retentissant, elle a été condamnée à mort le 15 avril 1763 par un tribunal militaire anglais. On l’a pendue sur les buttes à Nepveu (plaines d’Abraham). Pour faire un exemple, son cadavre a été placé dans une cage de fer accrochée à la fourche des quatre chemins se croisant à Pointe-Lévy. Un siècle plus tard, la légende s’emparant de cette histoire, on soutient que ses deux, puis quatre maris (?) ont été victimes d’assassinat.

*

Les textes d’Aubert de Gaspé, de Kirby, de Fréchette et les œuvres de Massicotte, Julien, Laliberté, Clark contribuèrent à la diffusion de cette histoire criminelle. Que de récits terrorisants n’a-t-on pas bâtis autour de bruits de chaînes, de passants attaqués. De sabbats à l’île d’Orléans auxquels le spectre de La Corriveau aurait assisté.

On exploitait jadis de jolies érablières en cet endroit. L’importance de cette localité s’explique par la présence de divers commerces. Aussi par la précieuse industrie du meuble informatique qu’on y trouve. Tout comme par la gare et la route qui ont favorisé par le passé les communications. Grâce à la présence d’une plage, la villégiature a connu, jadis, une certaine vogue. Une croix, plantée un peu plus à l’ouest de la municipalité, rappelle un peu plus à l’ouest de la municipalité. Elle rappelle donc le souvenir de Prisque Bélanger, réputé être le premier colon de l’endroit.

Voir aussi :

Saint-Vallier
Saint-Vallier. Photo libre de droits.

Laisser un commentaire