Saguenay-Lac-St-Jean

Canton Tremblay

Canton Tremblay

Canton Tremblay

Couramment désignée comme Canton Tremblay, cette ancienne municipalité du Saguenay s’est implantée près du Saguenay, en face de Chicoutimi et au sud de Saint-Honoré. Le centre-sud du territoire comprend le noyau le plus important de la population. Lors des réorganisations municipales ayant engendré les fusions municipales de 2002, Canton Tremblay fut scindé en deux parties. La partie sud fut annexée à la nouvelle ville Saguenay et devint le secteur Canton Tremblay alors que la partie nord fut fusionnée à la municipalité de Saint-Honoré1

Le canton qui borde la rive du Saguenay, est arrosé par les rivières Caribou, à la Loutre et aux Otardes; il l’est aussi par la rivière Valin plus fortement encaissée que les cours d’eau précédents dans un relief qui atteint 228 mètres d’altitude dans l’angle nord-est. Disséminée à l’est le long de routes rurales, puis autour de certains plans d’eau comme les lacs Léon et Docteur, la population a formé le hameau de Valin et s’est surtout concentrée dans la partie septentrionelle de la ville de Chicoutimi pour former ce qui s’appelle maintenant le secteur de Chicoutimi-Nord.

Venus de La Malbaie, comme nombre d’autres Saguenayens et Jeannois, les premiers arrivants se sont installés en ces lieux en 1843.Ce premier groupe de huit personnes est considéré comme formé de squatters qui s’appropient les terres sur lesquelles ils s’installent. Comme plusieurs familles parmi les pionnières portent le nom Tremblay, celui-ci sera retenu pour identifier le canton proclamé en 1848. Il apparaît probable que l’un ait voulu honorer plus particulièrement Alexis Tremblay, dit Picoté (1787-1859), chef de ls Société des Vingt-et-Un, groupe d’associés qui s’installent au Saguenay en 1838. D’abord cultivateur dans la seigneurie de Mount Murray à partir de 1810, il faut circuler une pétition, en 1835, afin d’obtenir l’ouverture du Saguenay à la colonisation. À cet effet, il fonde, l’année suivante cette Société des entrepreneurs des pinières du Saguenay, communément appelée la Société des Vingt-et-Un. De simple cultivateur, Alexis Tremblay est devenu organisateur d’une entreprise de colonisation, puis commerçant et industriel car, propriétaire d’un magasin et d’une scierie à La Malbaie, il était chargé de négocier avec William Price pour la vente du bois scié et l’achat du matériel de chantier. (Notons en passant que le canton qui joint celui-ci à l’ouest rend hommage à l’un des principaux actionnaires de la Société des Vingt-et-Un, Thomas Simard, qui, avec Alexis Tremblay, peut être considéré comme le principal organisteur de l’entreprise de colonisation du Saguenay.

Par la suite, la municipalité créée en 1855 et le bureau de poste établi en 1861 – qui recevra la dénomination Sainte-Anne-de-Chicoutimi en 1921 – reprendront cette appellation. L’entité municipale avait cependant été précédée de la municipalité de Chicoutimi, créée en 1845 et abolie en 1847. La municipalité du canton de Tremblay constituera son territoire à même les cantons de Smiard et de Harvey, ses voisins à l’ouest et à l’est, lesquels ne comptaient pas une population suffisante. En 1983, la municipalité du village de Sainte-Anne-de-Chicoutimi en sera détachée. Les Trembléens, qui s’adonnaient dans une large mesure à l’agriculture et à l’exploitation forestière, ont adopté la devise : Sans trembler, qui reprend le nom municipal sous forme d’assonance.

Hameau de Terres-Rompues

Situé à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Chicoutimi, sur la rive nord du Saguenay et faisant partie du canton de Tremblay le hameau de Terres-Rompues compte plusieurs résidences d’été. Les « terres rompues » sont le résultat de glissement de terrain qui se produisent assez fréquemment dans des régions où d’épaisses couches de sol argileux, imprégnées par les eaux d’infiltration, reposent sur une roche en place imperméable dont la pente favorise le déplacement des matériaux superficiels. Une topographie anarchique a valu aux lieux le nom de Terres Rompues, passé dans la toponymie. Sur les bords du Saguenay, le phénomène est observé par le père jésuite François de Crespieul, dès 1673, et Bellin l’indique sur sa carte de 1744 sous la forme de Pointe des Terres Rompues. Le 4 mai 1971, un spectaculaire glissement déplaçait plus de 2 ha de terrain à Saint-Jean-Vianney, village situé à 5 km plus à l’ouest.

Canton Tremblay

Vue de la partie de Canton Tremblay longeant le Saguenay (Québec, Canada) à partir des montagnes alentours. Source de l’image: Khayman. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Canton_Tremblay_(rives_du_Saguenay_2).jpg.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *