Villes et villages

L’Ange-Gardien (Outaouais)

L’Ange-Gardien (Outaouais)

Municipalité de L’Ange-Gardien

L’Ange-Gardien est situé dans la région administrative de l’Outaouais et fait partie de la municipalité régionale de comté des Collines-de-l’Outaouais. Constituée en 1979, elle se déploie sur plus de 224 kilomètres carrés au nord-est de Gatineau. La rivière du Lièvre traverse son territoire.

La municipalité de L’Ange-Gardien est composé des anciennes municipalités de Buckingham-Ouest, du canton de Buckingham et de la paroisse de L’Ange-Gardien. Ces localités furent fondées lors de la colonisation de la région de l’Outaouais et de l’exploitation de ses ressources naturelles forestières, minières et agricoles.

Le canton de Buckingham fut constitué civilement en 1845, et la paroisse de L’Ange-Gardien est née en 1861. Le premier bureau de poste ouvre ses portes en 1869. En 1890, la ville de Buckingham est incorporée. À l’époque, elle est composée de plusieurs secteurs qui forment aujourd’hui, après un certain nombre de fusions et de défusions, et suite au démembrement de 1979, les municipalités de Masson, d’Angers, de Notre-Dame-de-la-Salette et de L’Ange-Gardien.

L’industrie papetière et du bois d’œuvre a contribué considérablement à l’essor de la région et demeure encore aujourd’hui un employeur important. De même, on constate la présence de nombreuses entreprises agricoles qui se consacrent principalement à la culture du blé. Aujourd’hui, la municipalité possède également des terrains à fort potentiel pour l’implantation d’un commerce ou d’une industrie.

L’Ange-Gardien a signé un accord avec la ville de Gatineau selon lequel la municipalité profite gratuitement de toutes les ressources récréatives et culturelles de la ville. En échange, L’Ange-Gardien met à la disposition des habitants de la région ses trois parcs avec ses terrains de jeux (le parc qui se trouve au coin des chemins Maxime et Gingras, celui du secteur du chemin de Lauzon et celui du chemin de Brazeau Road). Notons qu’en hiver, des patinoires sont aménagées dans ces trois espaces verts (ou blancs).

Masson-Angers

Le nom et le lieu d’origine des missionnaires fondateurs des centaines de paroisses qui ont vu le jour sur l’ensemble du territoire québécois aux XVIIIe et XIXe siècles ont été une source d’inspiration souvent empruntée pour désigner les nouveaux lieux de colonisation, devenus pour plupart, par la suite, des entités municipales. Le scénario se déroula ainsi lors de l’établissement, vers 1869, du village d’Angers, à un peu plus de 20 kilomètres à l’est de Hull, dans l’Outaouais. Le premier prêtre résidant était l’abbé Eugène Trinquier, originaire d’Angers, capitale historique de l’Anjou, en France, et chef-lieu du Maine-et-Loire. Appartenant, à ses débuts, à la municipalité de la paroisse de L’Ange-Gardien, le village d’Angers acquit le statut de municipalité de village d’Angers acquit le statut de municipalité de village en 1915 et le conserva jusqu’en 1980, année de sa fusion à la ville de Masson. Dès lors, Angers est redevenu village, mais sans y perdre au change, au contraire. Fait à signaler, le village a toujours abrité une communauté à majorité francophone, contrairement à bon nombre de localités avoisinantes, dans la région de l’Outaouais, qui ont été peuplées dès le début par une population anglophone, surtout d’origine irlandaise.

Ainsi, rappellant, par son nom et par l’origine de son premier curé, la ville d’Angers et son château, l’ancienne municipalité de Masson-Angers est aussi un château fort de la langue française.

De l’autre côté de l’Atlantique, située sur la Maine, à proximité de la paisible Loire, sur le dynamique axe Paris-Nantes, la ville d’Angers (Maine-et-Loire, Pays-de-la-Loire), comptant aujour’hui environ 150 mill hebitants dans une agglomération de plus de 200 mille habitants, a toujours été un carrefour de circulation entre le Maine, la Normandie, la Touraine, le Poitou et la Bretagne. Son nom, Angers, comme celui de sa province, Anjou, est issu du nom du peuple gaulois, les Andrecavi, qui en avaient fait leur capitale. Son histoire est intimement liée à celle de l’Anjou et à celle de ses ducs et de ses comtes qui occupèrent les lieux à tour de rôle et y créèrent des dynasties puissantes, comme la maison des Plantagenêts et celle des Valois. La ville fortifiée, possède son château médiéval, flanqué de 17 tours, construit par Louis IX (Saint-Louis, roi de France) entre 1228 et 1240 et jabité par le bon roi René, de même qu’une magnifique cathédrale érigée entre les XIe et XIIIe siècles. C’est à Angers que Jérôme Le Royer de La Dauversière (1597 – 1659) présenta son projet de fonder en Nouvelle-France la congrégation religieuse de l’Hôtel-Dieu de Montréal. Une place honore sa mémoire à Angers. C’est là aussi qu’est né René Goupil (1608 – 1642), l’un des saints martyrs canadiens canonisés en 1930.

Coordonnées de L’Ange-Gardien :

870, chemin Donaldson
L’Ange-Gardien
J8L 0K8

Téléphone : 819 986 7470

Site internet de L’Ange-Gardien : ville.lange-gardien.qc.ca

L'Ange-Gardien

Vallée de la rivière Du Lièvre. Source de l’image : P199

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