Vivre à Montréal

Bataille pour la propreté

Bataille pour la propreté

Sans pitié ! Pas de prisonniers !

Le maire de Montréal Gérald Tremblay a déclaré une guerre sans merci contre les propriétaires négligents à Montréal. Il était temps !

À partir d’avril 2007, la ville émet des contraventions sans avertissement aux propriétaires dont le terrain privé est malpropre. La première amende sera de 60$, en cas de récidive, elle peut monter jusqu’à 1000 dollars. Cependant, l’amende peut varier également selon la nature du terrain et le type de saletés.

À la guerre comme à la guerre : aucun arrondissement ne sera épargné, même les plus achalandés. Aucune rue ne sera oubliée, aucun propriétaire dont le terrain souffre de  malpropreté, ne sera pardonné.

Fini le « laisser-aller ». Selon Gérald Tremblay, le Commandant en Chef de l’Armée de Libération de Montréal de la Malpropreté, A.L.M.M., quand des propriétaires auront une contravention de 60$, il vont comprendre rapidement qu’ils ont une responsabilité.

Attention! Désormais, la ville considère comme une grave violation les bacs de récupération qui débordent par terre, ainsi que le dépôt des ordures ménagères sur le trottoir en dehors des heures permises.

Voici les six arrondissements ciblés par la ville de Montréal dans ce juste combat, comme étant les plus sales :

Ainsi que les maisons dont les façades donnent sur la station de métro Frontenac et sur la rue Frontenac.

L’Association des propriétaires du Québec APQ considère que les contraventions doivent être remises au fautif, mais, riposte la Ville par la bouche de Marcel Tremblay, responsable de la propreté au comité exécutif de Montréal, comme c’est le propriétaire qui paye les taxes, Montréal va s’entendre avec le propriétaire.

ville propre

Ville de Mont-Royal, une ville propre, un bel exemple pour la Ville de Montréal. Photo : © GrandQuebec.com.

Le site web GrandQuébec appuie ce combat juste et sain ! Si c’est ce qu’il faut pour nettoyer la ville, c’est correc’!

Parc Dunkerque

En déambulant dans le parc de Dunkerque, à Montréal, le promeneur curieux est en droit de se demander pourquoi un tel nom désigne cet espace vert et pourquoi la rue qui longe le parc porte, elle, le nom de Chemin de Dunkirk. En réponse à sa dernière interrogation, on lui dira que le spécifique Dunkirk (version anglaise) est en usage depuis 1953 pour désigner la voie de circulation, celle-ci se prolongeant dans la ville voisine de Mont-Royal sous la même forme écrite, et qu’on a voulu ainsi assurer la continuité.

Par ailleurs, on ajoutera que, présent dans le paysage montréalais depuis 1967, le chronyme Dunkerque, venant du néerlandais dunkerke, signifiant église des dunes, se veut un rappel du rôle historique de la ville portuaire française du même nom, notamment dans la première année de la Seconde Guerre mondiale. Dunkerque, actuellement sous-préfecture du département du Nord, située à quelques kilomètres de la frontière avec la Belgique et à environ 60 kilomètres au nord-ouest de Lille, fut autrefois une possession des comtes de Flandre, puis, au XVIe siècle, passa sous domination espagnole.

Conquise en 1658 par l’armée du vicomte Henri de Turenne, Dunkerque fut immédiatement donnée à l’Angleterre, alors alliée de Louis XIV, pour revenir définitivement à la France en 1659, au Traité des Pyrénées. Point stratégique sur la côte de la Mer du Nord, elle ne cessa toutefois d’être l’objet d’agressions de la part des Anglais et ce, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Base navale et militaire de première importance, l’agglomération dunkerquoise subit de nombreux bombardements lors de la Grande Guerre (1914-1918). La ville reçut la Légion d’honneur en 1919, témoignage véritable de ce qu’elle avait enduré au cours de ces violents combats. L’une des pages déterminantes de son destin, qui est d’ailleurs l’objet de la commémoration toponymique à Montréal, ce joua en mai-juin 1940. Les troupes allemandes encerclaient complètement la ville et des centaines de milliers de soldats alliés refluaient de Belgique vers Dunkerque, craignant d’être faits prisonniers.

Les Allemands s’apprêtaient à donner l’assaut, lorsqu’Adolf Hitler ordonna à ses blindés qui se dirigeaint vers Dunkerque de changer de direction. Cette décision surprenante permit ainsi à des milliers de navires d’évacuer, entre le 24 mai et le 4 juin 1940, au moins 224 000 Anglais, 111 000 Français et un certain nombre de Belges vers l’Angleterre, malgré le pilonnage de l’artillerie et le bombardement de l’aviation allemande. Cet exploit fut considéré comme l’un des plus héroïques de la guerre, voire comme un miracle. Néanmoins, cela n’empêcha pas Dunkerque de tomber le 4 juin et de demeurer entre les mains des Allemands jusqu’en 1945.

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