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La Francophonie

Il est connu qu’au Québec, la langue principale est le français, même si cela n’a pas toujours été le cas.

Mais qu’en est-il des autres provinces du Canada ?

Les francophones composent près du tiers de toute la population canadienne, pourtant les communautés francophones se sentent isolées les unes des autres à travers le pays.

Pour contrer ce problème, le premier ministre actuel du Québec, Jean Charest, a proposé de mettre en place un programme qui aiderait les minorités francophones canadiennes à créer des liens plus étroits avec le Québec.

On investira également 2,7 millions de dollars pour la formation de médecins, de professeurs et du personnel de garderies francophones. Françoise Enguehard, présidente de la Société Nationale de l’Acadie, a souligné l’importance de ce projet.

En fait, le français parlé au Québec ou « le français standard d’ici », est largement teinté par le contexte sociohistorique et par la situation géographique qui l’ont vu naître et se développer.

La norme du français a été définie comme « la variété de français socialement valorisée que la majorité des Québécois francophones tendent à réaliser dans les situations de communication formelle » (Gilles Bibeau, Français standardisé ou français naturel, n 91, Publications Québec français, 1993, p.36).

Ce langage québécois représente le besoin primaire d’un peuple de s’affirmer comme membre actif de la francophonie. Le peuple est donc loyal envers la culture ainsi que la langue d’origine qu’il conserve et protège quasi religieusement.

Rappelons finalement que la spécificité de la langue française québécoise fera dire au chanteur français Yves Duteil (né à Neuilly-sur-Seine en 1949) : C’est une langue belle, avec des mots superbes qui porte son histoire à travers ses accents ». (Yves Duteil, La Langue de chez nous).

Canadiens français de Toronto

Il faudrait peut-être remonter bien loin en arrière pour dire au juste en quelle année est venue s’établir à York, aujourd’hui Toronto, la première famille canadienne-française. Il paraît cependant certain que les nôtres qui sont venus s’installer définitivement là sont arrivés dans le courant de l’année 1853-54, alors que le Par lement du Canada siégeait alternativement à Québec et à Toronto. Ils étaient pour la plupart employés civils et parmi eux on remarquait M. Desbarats, imprimeur de Sa Majesté la Reine, et M. Hector Lemaître, aussi imprimeur.

Le premier quitta Toronto lorsque la ville d’Ottawa fut choisie pour être la capitale de la Puissance. M. Lemaître continua à y demeurer avec quelques autres compatriotes. Il y éleva toute sa famille, composée de sept enfants, dont quatre vivent encore à Toronto. Deux sont pharmaciens et une des jeunes filles est entrée religieuse au couvent du Précieux Sang. Le quatrième est organiste à la cathédrale St-Michel depuis un grand nombre d’années.

(Revue populaire. L. R. G.)

Le père et le fils, gouverneurs généraux

Le jeu des destinées est parfois bien étrange et se livre à des combinaisons qui déconcertent les penseurs les plus avisés et les philosophes les plus profonds.

Un exemple frappant se signale à l’attention publique en notre pays. L’honorable juge Désiré Girouard, de la Cour Suprême, vient d’être, le 15 de mars 1910, nommé administrateur du gouvernement du Canada, député à ce poste par Son Excellence Lord Grey, qu’il remplace. Or, il y a, à peine un an, le iils de l’honorable juge Girouard, Sir Percy, était nommé, en reconnaissance de ses services à la couronne, gouverneur général du protectorat de l’Afrique orientale.

Singulière coïncidence que deux Canadiens-Français, appartenant à la même famille, et du même nom, le père et le. fils, représentent directement
Sa Majesté le Roi, dans deux des plus importantes possessions de l’Empire Britannique.

(La Presse, 23-3-1910).

jacques cartier le géant

Jacques Cartier, le Géant (Fête nationale du Québec). Photo : © Grandquebec.com.

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3 Comments

  1. Michel Guay dit :

    Pourtant le Québec à toujours été majoritairement francophone et catholique de 1534 à 2010, le Canada incluant le Québec aussi de 1534 à 1867 .

  2. Christiane Petit dit :

    Le Quebec a toujours été majoritairement francophone et cela depuis 1534, c’est vrai.

    Le Canada a d’abord été francophone jusqu’à l’arrivée des anglais . La France a perdu la guerre contre les anglais et par le Traité de Paris en 1763, nous a vendus aux anglais.

    Les québécois se nommaient canadiens français, ils ont résisté aux multiples tentatives d’assimilation et d’anglicisation coupés de cette dite mère-patrie, jusqu’à ce que le Québec veuille souligner sa différence culturelle et faire reconnaître cette différence.

    Noyés dans un océan d’anglophones américains, ils sont encore vivants et observent l’anglicisation mondiale…ils résistent encore après 400 ans…

    Les francophones hors Québec provenaient en majorité du Québec , ils allaient dans les provinces de l’oeust pour travailler et y sont demeurés. Pourtant ils parlent encore le français parce qu’ils se battent pour avoir des écoles françaises depuis toujours.

    Une partie de ces francophones se sont anglicisés noyés dans un océan d’anglophones.

    Ce qui fait la particularité du Québec, c’est justement que nous avons toujours été majoritaires.

  3. Christiane Petit dit :

    Je dois ajouter qu’il est de la responsabilité du Canada ou de chaque province concernée de soutenir ses francophones de car le Canada est un pays bilingue : français et anglais.

    Au Quebec les écoles anglaises sont reconnues et subventionnées par le gouvernement au même titre que les écoles francophones.

    Qu’en est-il dans le reste du Canada bilingue? Peau de chagrin!

    Jean Charest ne peut pas intervenir dans une autre province pour y faire la loi, ce serait très mal perçu et inacceptable.

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