Système politique

Canada-Russie : relations diplomatiques

Canada-Russie : relations diplomatiques

Canada-Russie : Reprise des relations diplomatiques

Lundi 15 juin 1942 – Le passage à Ottawa de M. Molotoff, commissaire aux Affaires étrangères de l’URSS, a déterminé la reprise des relations diplomatiques entre le Canada et la Russie. C’est la reconnaissance officielle de la collaboration pratique de deux Nations Unies. Depuis quelque temps déjà, toute une partie de l’opinion canadienne réclamait une initiative de cette nature qui a l’avantage d’accorder le droit aux faits.

Il est nécessaire de souligner, pour rassurer les esprits timorés, que l’échange de ministres entre Moscou et Ottawa n’impliquera pas une orientation doctrinale. Le gouvernement canadien n’accorde pas sa bénédiction au bolchevisme et les chefs soviétiques ne sanctionnent pas de ce fait notre démocratie politique. Il y a deux ordres de faits absolument différents et qu’il y a avantage à ne pas mêler. Il n’y a que les pêcheurs en eau trouble qui bénéficieraient d’une pareille confusion.

S’il fallait approuver les idées politiques de tous les pays avec lesquels nous avons à traiter, la vie internationale deviendrait vite impossible. L’important, c’est de s’entendre sur certains points, libre ensuite à chacun d’administrer ses affaires intérieures à sa guise. C’est pourquoi le souci de collaborer le plus étroitement possible avec l’URSS dans le domaine industriel, diplomatique et militaire dans le but de vaincre l’ennemi commun, n’indique nullement une abdication de principes et un flirt illicite avec le communisme.

Sin une nation est susceptible de subir une influence aussi décisive de la part d’une contrée étrangère, il y a lieu de se demander ce que valent ses institutions, si elles ne réussissent pas à susciter au sein de sa population un attachement solide et raisonné. Nous croyons que, malgré ses faiblesses et ses défauts, notre régime politique et économique possède des qualités essentielles, même s’il demeure indéfiniment perfectible. Et ce ne sont pas les relations que nous aurons avec la Russie qui modifieront ce point de vue.

Les absents ont toujours tort. Ce dicton se vérifie dans les rapports entre nations aussi bien que dans les relations entre individus. C’est dire que nous avons tout intérêt à pratiquer une politique de présence. Le gouvernement canadien a compris que nous avions tout à gagner à être représenté à Moscou, dans la capitale d’un pays qui joue un rôle éminent dans l’orientation de l’après-guerre.

Entretemps, l’activité générale des Allemands au front soviétiques s’intensifie, et les troupes nazies ont pratiqué des saillants dans les lignes soviétiques à Kharkov.

Moscou, 15 juin 1942. Le communiqué soviétique de minuit indique une activité croissante tout le long du front soviétique, de la Finlande à Sébastopol, indice possible d’une reprise générale du combat dans une contre-offensive générale des armées allemandes.

Devant Kharkov et dans Sébastopol, es Rouges tiennent fermement leurs positions, repoussant vagues après vagues des troupes nazies qui attaquent presque continuellement, malgré leurs énormes pertes en hommes et en matériel.

Dans certains secteurs de Sébastopol, les Rouges combattent un contre six. Leurs défense couvrent une couronne de 15 mille de large encerclant la ville du côté de la terre.

On signale une attaque allemande locale dans le secteur de Kalinine, précédée d’un long et dur pilonnage d’artillerie. Les Rouge laissèrent les fantassins nazis approcher aux portes avant d’ouvrir sur eux un tir nourri qui les pourchassa jusque dans leurs lignes.

« Une civilisation ne s’écroule pas comme un édifice, on dirait beaucoup plus exactement qu’elle se vide peu à peu de sa substance jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que l’écorce. On pourrait dire plus exactement encore qu’une civilisation disparaît avec l’espèce d’homme, le type d’humanité sorti d’elle. » (Georges Bernanos, écrivain français, né en 1888 et décédé en 1948). Illustration : Megan Jorgensen.
« Une civilisation ne s’écroule pas comme un édifice, on dirait beaucoup plus exactement qu’elle se vide peu à peu de sa substance jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que l’écorce. On pourrait dire plus exactement encore qu’une civilisation disparaît avec l’espèce d’homme, le type d’humanité sorti d’elle. » (Georges Bernanos, écrivain français, né en 1888 et décédé en 1948). Illustration : Megan Jorgensen.

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