Québec sportif

Le ski n’est pas mort

Le ski n’est pas mort

Saison malheureuse, mais le ski n’est pas mort

Les sports et la santé

L’industrie du ski se trouve durement éprouvée dans l’Est du Canada par notre hivers trop tempéré et l’absence presque complète de neige. On estime à plus de trois millions de dollars les pertes subies par un certain nombre de localités qui vivaient surtout de l’affluence des visiteurs pendant ces mois de l’année. Les chiffres seraient encore plus élevés aux États-Unis.

La situation n’est cependant pas aussi désespérée qu’on l’a décrite. Les plus frappés sont des établissements d’importance moyenne récemment fondés, qui comptaient principalement sur la clientèle des citadins pendant le congé de fin de semaine. Depuis la fin de la guerre, le ski est devenu un sport démocratique qui a pénétré dans toutes les classes de notre population. Alors qu’autrefois il était réservé au petit nombre de ceux qui disposaient d’assez de loisirs, pouvaient se procurer les habits et l’équipement voulus et aller dans les endroits chic de la montagne, rendez-vous des skieurs, aujourd’hui, il est à la portée de tous et compte de nombreux enthousiastes dans tous les milieux.

Le nord de Montréal, en particulier, avec ses Laurentides, est une région idéale pour ce magnifique sport d’hiver. Depuis quelques années, des milliers d’amateurs s’y déversaient chaque semaine et passaient des heures délicieuses à filer sur la neige par mots et par vaux. Rien n’était plus évocateur de santé et de bonheur que le spectacle des groupes de skieurs et de skieuses prenant d’assaut les trains en gare, le matin, et revenant, le soir, repus de saine fatigue et de grand air.

La présente saison a été un échec complet, mais ce n’est pas la fin du ski. Les hivers canadiens se suivent et ne se ressemblent pas, même s’ils ont une tendance fâcheuse à se gâter… Il n’est pas sage de compter exclusivement sur l’exploitation d’un sport qui dépend à ce point de la température. Mais les neiges d’antan reviendront à coup sûr : les passionnées du ski pourront encore s’en donner à coeur-joie et le commerce en retirera d’honnêtes profits.

Les sports et la santé

À notre époque, les sports occupent une place importante dans la vie quotidienne de beaucoup de gens. Néanmoins, l’Association Nationale de la Santé affirme qu’il peut y avoir un manque de sports dans certains cas, tandis qu’il y a exagération dans certains autres.

Les sports doivent jouer un rôle de premier plan dans notre système d’éducation. Les exercices physiques sont un facteur important pour la croissance parce qu’ils activent la formation de l’ossature. Si notre génération a tendance à produire des individus plus grands et plus forts, ce n’est pas seulement la conséquence d’une meilleure alimentation, c’est aussi le résultat d’une pratique plus active et plus généreuse des sports.

On affirme que la santé mentale bénéficie également des sports parce qu’il développement chez l’enfant et l’adolescent le sens de l’activité, de la vivacité et de la bonne camaraderie. Le sport constitue peut-être la meilleure école de discipline et de civisme. L’exercice physique permet le repos de l’esprit indispensable à un meilleur rendement intellectuel.

L’Exercice

Les travailleurs de tous genres, manuels ou intellectuels, devraient régulièrement faire de l’exercice. Les industries ayant organisé des activités sportives pour leur employés s’aperçoivent d’une production améliorée.

Si bons que soient les sports, il ne faut pas tomber dans l’excès. L’exagération, surtout pour les jeunes, peut être nocive. Un enfant devrait subir un examen médical complet avant de s’adonner aux sports, afin de découvrir, le cas échéant, certaines maladies, faiblesse du cœur, tuberculose, etc., que trop d’exercices aggraveraient sans aucun doute. L’enfant normal doit sûrement se livrer à un sport quelconque, mais les parents ne doivent pas oublier qu’un adolescent de 15 à 19 ans ou davantage est en période de croissance et doit éviter le surmenage. Les sports ont pour but de le constituer solidement, non pas de L’épuiser. Ceux qui dirigent les programmes de sports savent qu’un jeune, même doté d’une carrure impressionnante, n’a pas encore atteint son plein développement et ne peut par conséquent avoir la même résistance qu’une personne mûre. Le signe le plus sûr du surmenage, c’est une perte excessive de poids.

L’Association recommande aux adultes d’user de discrétion dans les exercices. Ils doivent évidemment se conserver en bon état par des exercices simples et pratiqués systématiquement. C’est le changement brusque d’une inactivité physique totale à un effort soutenu qui est dommageable. Après une période d’inactivité physique, les gens de 40 ans et plus doivent donc éviter que des sports rudes comme le ski, le golf, le tennis ne les épuisent. Le nombre des morts subites résultant de telles pratiques est étonnamment élevé.

Pour une meilleure santé, l’Association Nationale de la Santé recommande au public de ne pas abuser et de ne pas négliger la pratique des sports.

«L'avez-vous cru que cette vie fut la vie?» (Jean Baptiste Henri Lacordaire). Photographie de Megan Jorgensen.
«L’avez-vous cru que cette vie fut la vie?» (Jean Baptiste Henri Lacordaire). Photographie de Megan Jorgensen.

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