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Manger et dormir dehors

Manger et dormir dehors

Votre santé: Manger et dormir dehors

Bouger au grand air, ça creuse. Il faut donc garnir ses sacs à provisions, sans pour autant les alourdir inutilement. Les aliments séchés présentent l’avantage de la légèreté. Pour se gâter, on peut aussi emporter des aliments lyophilisés. En plein bois, on peut alors déguster une assiette de pâtes à la romaine ou une casserole mexicaine, prêtes 20 minutes seulement après avoir versé de l’eau bouillante dans les sachets.

Les douleurs et raideurs qui suivent toute activité intense sont le résultat de la rupture de fibres musculaires, qui mettront quelques d’acide lactique dans les muscles, un composé toxique en grande quantité mais qui disparaît en quelques heures, est aussi responsable de l’engourdissement musculaire.

Dès le coucher du soleil, la fraîcheur s’installe. C’est l’heure de monter la tente et d’étendre les sacs de couchage. Compactés dans leur enveloppe, les sacs peuvent, à volume égal, promettre (étiquettes à l’appui) des températures de confort différentes : 0 degrés C, -10 degrés C, -15 degrés C, etc. La différence se trouve bien souvent dans l’isolant : duvet naturel ou fibre synthétique. Une fois sortis de leur enveloppe de compression, les sacs se gonflent et ceux faits de duvet prennent un peu plus de volume que les synthétiques.

En quelques minutes, la tente est dressée et les sacs étendus sur les matelas. Détail important, l’air humide fait perdre plus rapidement la chaleur que l’air sec. Pour dormir au chaud, il faut donc que l’air de la tente soit sec. La solution est simple : laisser brûler une petite chandelle. Celle-ci fait disparaître la vapeur d’eau produite par la respiration. Évidemment, pour éviter d’embraser le tissu inflammable du toit, elle doit être suspendue dans une petite lanterne spéciale munie d’un coupe-chaleur.

Peut-être vous est-il déjà arrivé de vous réveiller transi au milieu de la nuit alors que la température ambiante se situait bien au-dessus de la température de confort garantie sur l’étiquette de votre sac de couchage? Vous vous êtes sûrement demandé si vous vous étiez fait avoir…

Eh bien, pas vraiment. Malgré la volonté des fabricants, la cote apposée sur un sac ne peut servir de balise fiable. Chaque compagnie l’établit différemment. Au cours des dernières années, les efforts de l’Outdoor Recreation Coalition of America (ORCA) et de l’American Society for Testing and Materials (ASTM) pour standardiser les températures de confort des sacs ont misérablement échoué. Pourquoi? Simplement parce que c’est le métabolisme qui est responsable de notre confort et que personne n’a le même métabolisme.

Nous sommes notre propre chauffage. Le meilleur des sacs de couchage ne sera pas utile si on ne peut pas produire assez de chaleur. La température de confort n’est rien de plus qu’un guide grossier. Tout U plus peut-on s’y fier pour comparer les différents produits d’un même fabricant.

Si le sac est trop spacieux, le volume intérieur sera trop grand à réchauffer. De plus, si on a un sommeil agité, chaque mouvement crée un effet de soufflet en expulsant l’air plus frais. Il faut réchauffer à nouveau l’air après chaque mouvement. Sans compter la tolérance de chacun au froid. Décourageant, surtout quand, juste à côté, un compagnon dort comme un bébé dans un sac momie bien ajusté. Pour retrouver le sommeil, il ne reste plus qu’à enfiler une tuque et quelques sous-vêtements plus épais, à mâchonner un bout de saucisson pour accélérer son métabolisme, et à compter les moutons.

(Texte tiré de la revue Québec, science pratique — mai 2002).

Dindes
Dindes dans la ferme Riverdale, à Toronto, photographie de GrandQuebec.com.

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