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Diabète de type 2

Diabète de type 2

Diabète de type 2 et médication orale

Diabète au Québec

Le diabète s’accompagne souvent de modifications psychiques ; ce sont surtout les états dépressifs qui dominent, et ils vont fréquemment de pair avec les états d’asthénie physique qu’engendre l’hyperglycémie ; plus le diabète est grave (diabète consomptif), plus les états dépressifs sont accusés. Ils peuvent aller jusqu’au tableau de la grande mélancolie. Ils sont souvent soulignés par une aréflexie tendineuse et une impuissance génésique, qui sont des signes somatiques concomitants de grande valeur : ces états dépressifs suivent les fluctuations de la glycémie et sont améliorés par le traitement insulinique et le régime.

De véritables psychoses peuvent exister, à forme confusionnelle ou délirante, procédant par bouffées parfois, indiquant généralement une aggravation de l’état général : Vergely avait décrit de véritables états oniriques dans le coma. Il faut savoir parfois rechercher derrière ces états les signes d’insuffisance endocrinienne, l’hyperglycémie et la glycosurie s’accompagnant souvent d’états surrénaliens, de manifestations hypophysaires, d’états d’hyperthyroïdie, chacun de ces éléments apportant sa contribution personnelle au tableau psychique morbide.

Enfin, nous avons attiré l’attention, en 1920, sur la coexistence d’une glycosurie massive chez des mélancoliques périodiques, chaque accès de mélancolie ramenant la glycosurie qui disparaissait dans leur intervalle.

Le diabète de type 2 est une maladie de plus en plus fréquente au Canada. Il touche de 5% à 7% de population et on évalue qu’une proportion additionnelle de 3% à 5% de Canadiens est atteinte de diabète de type 2 sans le savoir.

Quels sont les objectifs du traitement du diabète de type 2 ?

Le traitement du diabète de type 2 consiste tout d’abord à normalser la glycémie (taux de sucre dans le sang). L’hyperglycémie (glycémie trop élevée) peut causer certains symptômes incommodants ou dangereux pour la santé, qui peuvent survenir à court terme et, dans certains cas, entraîner l’hospitalisation. De plus, une huperglycémie prolongée a un effet toxique sur plusieurs organes, dont le cœur, les vaisseaux, les nerfs, les reins et les yeux. Les dommages à ces organes peuvent avoir des conséquences graves, dont l’infarctus du myocarde (crise cardiaque). Plus le diabète de type 2 est mal maîtrisé, plus ses complications se manifestent rapidement. Voilà pourquoi il est si important de le prendre en charge le plus tôt possible en maintenant la glycémie dans la plage des valeurs souhaitables, de manière à améliorer la qualité de vie, la santé et l’espérance de vie des personnes diabétiques.

Les médicaments oraux

Conjointement avec des modifications des habituded de vie, la prise de médicaments oraux est souvent nécessaire pour contrôler la glycémie chez les gens atteints de diabète de type 2. Les médicaments pris par la bouche pour maîtriser la glycémie s’appellent antidiabétiques oraux. Ils agissent de différentes façons, mais leur administration a un seul objectif dans tous les cas : abaisser la glycémie. Ainsi, l’effet des antidiabétiques oraux peut consister à :

  • Diminuer la quantité de sucre fabriquée par la foie ;
  • Améliorer l’utilisation du sucre par les cellules du corpsen réponse à l’action de l’insuline;
  • Stimuler la libération d’insuline par le pancréas;
  • Empêcher la destruction d’une hormone qui permet, entre autres, d’augmenter la production d’insuline par le pancréas au moment des repas;
  • Augmenter l’excrétion du scure par voie urinaire.

Il est important de rappeler que les antidabétiques oraux ne peuvent remplacer à eux seuls les mesures non médicamenteuses comme le suivi de l’alimentation, la perte de poids, l’exercice et le contrôle de la glycémie. Leur utilisation fait partie d’une démarche globale de prise en charge du diabète.

Ruche

Ruche d’abeilles. Consommation de miel par un diabétique : Le miel peut remplacer du sucre blanc. En effet, du fait d’un indice glycémique plus faible, il a tendance à moins augmenter le taux de glycémie dans le sang. Mais attention : il faut bien choisir le miel car l’indice glycémique est plus ou moins élevé en fonction de son origine. Par exemple : miel de tilleul chauffé : IG = 49,2 (indice glycémique faible) ; miel de forêt : IG = 88,6 (indice glycémique élevé). Consommé avec parcimonie, le miel peut donc venir en remplacement du sucre blanc. Il peut être qualifié de « sucre lent ». Il peut être également intéressant en cas d’hypoglycémie, puisqu’il peut aider à rétablir un bon taux de glycémie en apportant des glucides différents de ceux du sucre blanc.

Quelques conseils

Pour assurer un usage optimal et sécuritaire de vos antidiabétiques oraux, voici quelques conseils :

  • Prnez-les régulièrement et respectez la posologie. Il se peut que votre médecin vous ait prescrit plus d’un médicament pour abaisser votre glycémie.
  • Ne modifiez pas vous-m-me le dosage, et ce, même en cas de déséquilibre glycémique. Demander d’abord conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
  • Renseignez-vous sur les effets secondaires possibles auprès de votre pharmacien. Vérifiez si le médicament que vous prenez peut causer l’hypoglycémie et demandez de qu’il faut faire le cas échéant.
  • Si votre glycémie est mal maîtrisée, parlez-en sans tarder à votre professionnel de la santé.
  • Suivez de près vos valeurs glycémiques avec votre lecteur de glycémie. Utilisez celui-ci à la fréquence recommandée.

Pour plus de renseignements sur le diabète de type 2 ou son traitement, n’hésitez pas à consulter votre pharmacien.

Mieux gérer son diabète grâce à une pompe à insuline

Qu’est-ce qu’une pompe à insuline? : La pompe à insuline est un appareil médical qui permet aux diabétiques de s’auto-administrer de l’insuline. Elle leur évite de s’injecter celle-ci plusieurs fois par jour à l’aide d’une seringue ou d’un stylo injecteur.

Cette pompe est généralement composée de trois éléments : un réservoir, la pompe proprement dite et un dispositif de perfusion comprenant une tubulure et une canule.

Le réservoir contient l’insuline. La pompe fait circuler l’insuline dans le tubulure jusqu’à la canule, insérée d’une aiguille. La canule est maintenue en place par un timbre adhésif pendant 24 à 72 heures. L’utilisateur peut porter la pompe à insuline (à la ceinture, dans poche, etc.) ou la poser près de lui (pendant son sommeil par exemple). Un écran et différents boutons lui permettent de la programmer et d’ajuster les doses d’insuline à administrer. Selon le modèle, différents signaux d’alarme seront émis en cas de problèmes.

Comment fonctionne la pompe à insuline? : La pompe à insuline libère l’insuline à la façon d’un pancréas normal. Un de ses avantages est l’utilisation d’une seule sorte d’insuline, dite ultrarapide. La programmation de la pompe assure la libération d’insuline basale pendant 24 heures pour réoindre aux besoins de base du crops (comme le fait le pancréas). Des doses supplémentaires appelées bolus sont administrées lors des repas ou collations, en fonction de l’apport en glucide (sucres) et des valeurs glycémiques.

Il est important de mesurer la glycémie plusieeurs fois par jour pour s’assurer du bon dosage de l’insuline et éviter l’hypoglycémie (glycémie trop basse) ou l’hyperglycémie (glycémie trop élevée).

Plus d’un modèle : La pompe à insuline est utilisée depuis déjà quelques années. Il en existe plusieurs modèles, fabriqués par diverses entreprises. Les modèles actuels sont plus petits, plus sécuritaires et plus faciles à utiliser que leurs prédécesseurs. Chacun possède des avantages et des inconvénients ; il est important d’en discuter avec le professionnel de la santé qui suit votre diabète afin de choisir le modèle le plus adapté pour vos besoins.

Certaines pompes à insuline, comme celles fabriquées par Medtronic, sont accompagnés d’un lecteur de glycémie (Contour Next LinK) permettant la transmission sans fil des résultats de lecture à la pompe, et l’ajustement des doses d’insuline en fonction de ceux-ci. Cela simplifie davantage la mise en œuvre de l’insulinothérapie et élimine tout risque d’erreur de saisie de données. Par ailleurs, Medtronic propose un système de surveillance du glucose en continu, le transmetteur MiniLinK. Cet appareil, intégré à la pompe à insuline, mesure vos glycémies en continu, affiche sur un écran les valeurs glycémiques mesurées, et, vous avise lorsque celles-ci sont anormales; il comporte une fonction d’arrêt temporaire en cas d’hypoglycémie.

Quelques conseils pour les utilisateurs de pompes à insuline

  • Vérifiez régulièrement le dispositif. La tubulure ne doit pas être pliée. Assurez-vous qu’il n’y a pas de faites et que rien n’est endommagé.
  • Veillez à remplacer la pile au besoin.
  • Familiarisez-vous avec la configuration et le fonctionnement de votre appareil.
  • Programmez votre appareil en fonction de vos activités et de votre régime alimentaire.
  • Réglez le volume des signaux d’alarme émis par votre appareil de façon à bien les entendre.
  • Vérifiez votre glycémie régulièrement.
  • Contactez le professionnel de la santé responsable du suivi de votre diabète au besoin.

Pour plus de renseignements sur l’insuline et ses modalités d’administration, n’hésitez pas à consulter votre pharmacien.

Le diabète et les voyages

Vous êtes diabétique et partez en voyage? Voici quelques conseils à suivre pour profiter au maximum de votre voyage en toute tranquilliteé.

Avant le départ : Avant votre départ, n’oubliez pas de passer à votre pharmacie. Demandez à votre pharmacien une liste complète de vos médicaments comprenant les noms original et générique et la posologie de chacun. Gardez-en une copie sur vous en tout temps. Assurez-vous d’emporter suffisamment de médicaments pour la durée du voyage et un supplément pour les imprévus.

Voici quelques conseils particulièrement utiles :

  • Planifiez votre voyage.
  • Identifiez-vous en tant que diabétique au moyen d’un bracelet ou d’un pendentif de type MedicAlert.
  • Voyagez accompagné de préférence.
  • Rencontrez votre médecin au moins un mois avant le départ.
  • Assurez-vous d’avoir une police d’assurance voyage.
  • Veillez à avoir assez de médicaments, d’insuline, se seringues et d’aiguilles.
  • N’oubliez pas votre lecteur de glycémie et les fournitures nécessaires pour l’utiliser (bandolettes, lancettes, piles, tampons d’alcool).
  • Optez pour un lecteur de glycémie facile à transporter et à utiliser.
  • Emportez des collations pour pallier d’éventuels retards lors du voyage, et un supplément de sucre ou du glucagon pour être en mesure de traiter l’hupoglycémie (glycémie trop basse), surtout si vous prenez de l’insuline.
  • Gardez sur vous les numéros d’urgence.
  • Ayez en tout temps à portée de la main votre liste de médicaments, vos médicaments et votre matériel de lecture de la glycémie.
  • Laissez une copie de vos documents de voyage et votre itinéraire à un proche.

Pendant le voyage : Il est important de garder près de vous tous vos médicaments et votre matériel de lecture de la glycémie. Ne les laissez pas dans vos valises qui voyageront dans la soute à bagages. Essayez de maintenir votre horaire de repas. Si vous prenez de l’insuline, consultez votre médecin ou votre pharmacien pour savoir si vous devez modifier le dosage en fonction du décalage horaire.

Arrivée à destination : Une fois à destination, assurez-vous de conserver vos médicaments et votre matériel de lecture de la glycémie aux températures recommandées. La majorité des lecteurs de glycémie craignent les températures extrêmes. En général, il convient de garder ces appareils et les bandelettes à l’abri de la lumière et de l’humidité, à une température se situant entre 15 et 35 degrés Celsius (les recommandations à cet égard peuvent varier selon le lecteur de glycémie). Gardez aussi les médicaments à l’abri de la lumière et de l’humidité; sauf avis contraire, la plupart se conserevent entre 15 à 30 degrés C. L’insuline non régrigérée peut être conservée jusqu’à 28 jours à une température ambiante allant de 15 à 30 degrés.

Il est normal que votre alimentation change en voyage. Le cas échéant, il importe de mesurer votre glycémie plus fréquemment pour faire un meilleur suivi. Essayez de maintenir un horaire de repas stable et d’opter pour des aliments sains. Les voyages se prêtent souvent à la consommation d’alcool. En général, celle-ci doit être placée sous le signe de la modération. So vous prenez de l’alcool, mieux vaut suivre votre glycémie plus fréquemment.

Un dernier conseil : profitez de votre voyage pour vous amuser, vous reposer et prendre bien soin de vous.

Ppour plus de renseignements sur le diabète, ses traitements et les modalités à adopter lors d’un voyage, n’hésitez pas à consulter votre pharmacien.

(Source : Académie Jean Coutu)

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