Asclépios

Asclépios, pionnier de la médecine

Dans la Grèce antique, Asclépios (retenu sous le nom d’Esculape par les Romains) fut l’un des grands pionniers de la médecine. Il était citoyen d’Épidaure et élève de l’école de Pythagore (qui fut le haut lieu d’études de beaucoup de savants de l’époque). L’une de ses découvertes les plus remarquables est l’« électrochoc ». Asclépios avait compris que l’on pouvait résorber certaines formes de folie par traitement à base de… fortes surprises.

Cependant l’humanité n’a pas découvert l’électricité. Alors celle d’Asclépios fonctionnait d’une autre manière.

Le sujet supposé « atteint de trouble psychiatrique » était déposé dans un tunnel sombre où il évoluait longtemps à l’aveuglette. À force d’avancer dans l’obscurité, tous ses sens étaient aiguisés, l’ouïe à l’affût du moindre bruit, les rétines à la recherche de la moindre lueur. La peur montait au fur et à mesure que le chemin s’allongeait.

Soudain, alors que le sujet était au paroxysme de la perte de ses repères, il distinguait une lueur au fond du tunnel. Il fonçait vers ce puits de lumière, avec l’espoir de déboucher du tunnel sombre. Or, au moment précis où le malade atteignait enfin le trou et pouvait voir le ciel, Asclépios lui déversait sur le visage un panier rempli de serpents frétillants.

La succession rapide de l’angoisse, du soulagement, de l’espoir et la terrifiante surprise finale, provoquait l’effet d’« électrochoc » recherché. Ce principe d’errance dans un labyrinthe obscur, de découverte de la lumineuse issue, qui se conclut par l’apparition d’une frayeur extrême, a par la suite servi de structure dramatique pour certaines pièces de théâtre ou contes. Le récit pouvant avoir sur les spectateurs l’effet thérapeutique d’électrochoc, effet semblable à celui de l’Asclépios sur les fous.

asclepios
Asclepios.

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