Sante

Manif pour pouvoir allaiter

Manif pour pouvoir allaiter

Manif pour pouvoir allaiter partout, n’importe quand

Une quinzaine de mères et leurs poupons ont fait la tournée des boutiques de vêtements pour dames et enfants du carrefour Laval avec un message qui rencontre encore bien des réticences: Bienvenue au bébé allaité n’importe où, n’importe quand.

Les membres du groupe Maman, une association lavalloise qui prône l’allaitement maternel et l’accouchement naturel, ont choisi de visiter le carrefour Laval parce que le centre commercial a réservé un espace particulier pour l’allaitement dans les toilettes des dames.

«C’est bien, mais ce n’est pas l’endroit idéal pour s’alimenter, en retrait du reste de la famille, note Lysane Grégoire, la présidente du groupe « Iriez-vous manger dans les toilettes?»

Les mamans ont obtenu un accueil froid et poli de la part des commerçants à qui elles ont suggéré d’apposer leur autocollant à l’intérieur des boutiques.

Les passants, en revanche, leur étaient plutôt sympathiques. «Je n’ai pas eu de problème à allaiter en public mais j’essayais de le faire discrètement. Les gens sont parfois gênés», commente Nathalie Bromley, une jeune maman qui passait faire ses courses avec ses petits».

Malgré les avantages importants pour la santé du bébé, moins de la moitié des Québécoises allaitent leur nourrisson en sortant de l’hôpital, rappelle Mme Grégoire. De toutes les Canadiennes, ce sont celles qui nourrissent le moins au sein.

Les partisans de l’allaitement admettent qu’elles doivent être convaincues pour continuer. Il faut passer pardessus la douleur, les saignements; mettre une croix sur l’alcool, le café, le chocolat, les légumineuses, et tout ce qui peut changer le goût du lait.

«Dans notre culture, l’allaitement n’est pas la façon la plus normale de nourrir un enfant. Il y a encore une pudeur face aux seins», dit Hélène Plante, de Montréal. Souvent on entend: «Tu allaites encore, ça va te rendre douillet», confie une maman. «On a sauté une génération», avance une autre. «Nos mères ne nous ont pas allaités. On leur vantait les vertus du biberon».

«Ah oui, c’est très bien d’avoir un endroit pour allaiter. Éviter de faire cela devant tout le monde», a déclaré à une militante une passante d’âge mûr, ne comprenant visiblement pas le message du groupe Maman.

(Texte, publié par La Presse le 7 octobre 1997).

Lait stérilisé

Lait stérilisé et lait UHT. Laits ayant subi un traitement thermique à haute température ou à ultra-haute température (UHT). Les températures et les procédés peuvent varier ; pour le lait stérélisé, on l’expose fréquemment à une température de 100 degrés C penant quelques secondes, avant de le stériliser en autoclave de 30 secondes à 30 minutes, selon la pression utilisée ; pour le lait UHT, on le chauffe de 2 à 4 secondes à une température de 135 à 148 degrés C. La saveur de ces laits ne fait pas l’unanimité chez les consommateurs.

La stérilisation détruit les organismes présents dans le lait mais laisse presque intouchée une bonne partie des nutriments, sauf les vitamines A, B et C, qui subissent des baisses marquées. En Amérique du Nord, le lait UHT est empaqueté dans des contenants aseptiques et scellés après avoir été rapidement refroidi à 20 degrés C. Il peut se conserver dans ces emballages à la température de la pièce au moins 6 mois.Une fois l’emballage ouvert, on doit traiter ce lait comme du lait ordinaire, avec plus de précautions même car il est plus périssable, étant plus vulnérable au développement de colibacilles et ne révélant pas la contamination, car il ne caille pas et ni son odeur ni son goût ne se détériorent. Comme il est plus difficile de déceler si ce lait est impropre à la consommation, il est préférable de le consommer plus rapidement que les autres laits (24 à 36 heures).

Québécois

Québécoises et Québécois. Photo : GrandQuebec.com.

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