Saguenay-Lac-St-Jean

TNO Passes-Dangereuses

TNO Passes-Dangereuses

Territoire non organisé Passes-Dangereuses

Ce territoire non organisé est situé dans la municipalité régionale de comté de Maria-Chapdelaine, dans la région administrative du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le TNO Passes-Dangereuses comprend entre autres le village de Sainte-Élisabeth-de-Proulx. La population totale de ce territoire est de moins de 300 personnes, mais la superficie totale de cette entité territoriale est de plus de 17 062 kilomètres carrés.

Canton de Constantin

Ce canton inhabité prend place dans le plateau laurentien à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Alma. Deux fois plus grand que la majorité des cantons du Québec, il s’appuie, à l’est, sur la rivière Péribonka qui draine, soit des ruisseaux, soit des rivières, la principale étant la rivière Alex qui y passe après s’être élargie dans le lac aux Grandes Pointes. Le relief des collines qui constituent l’armature de base du canton se tient autour de 375 mètres. En nommant cet espace géographique, on a voulu honorer le mémoire de Napoléon Constantin (1839-1878), premier curé de Métabetchouan (autrefois Saint-Jérôme) de 1868 à 1870, après avoir exercé son ministère, comme vicaire dans d’autres personnes et dans le canton Signay. Désigné en 1917, ce canton était répertoire en 1921, dans « Noms géographiques de la province de Québec ». Proclamé en 1940.

Canton Desrivières

À 80 km au nord du lac Saint-Jean, ce canton de forme rectangulaire s’inscrit entre les cours des rivières Mistassibi, à l’ouest, et Péribonka, à l’est. Son relief, qui s’élève jusqu’à 625 m au centre-sud, descend régulièrement dans le reste du canton qui appartient, notamment par la rivière Brûle-Neige, au réseau hydrographique de la rivière Mistassibi. C’est en l’honneur de l’avocat et écrivain Henry Des Rivières Beaubien (1800-1834, que cet espace géographique a été nommé en 1962. Ce jurisconsulte, en à Montréal, fut le premier, après François-Joseph Cognet (1775), à publier un « Traité sur les lois civiles du Bas-Canada (1832). Cet ouvrage rare, imprimé et publié par Ludger Duvernay sur les presses de La Minerve à Montréal, contient trois tomes reliés en un seul volume.

Canton Maltais

Inhabité et situé entre les rivières Alex et Péribonka, à quelque 40 km au nord d’Alma, le territoire de ce canton, proclamé en 1940, dont une grande section est occupée par la ZEC des Passes, est parsemé de nappes d’eau, notamment les lacs des Coquilles, du Banc de Sable, Cruiser et Bernabé. Le toponyme, signalé dans « Noms géographiques de la province de Québec », en 1921, commémore les Maltais, famille pionnière établie vers 1860 au Lac-Saint-Jean.

Canton de Faraud

C’est la rivière Péribonka qui sert de limite orientale à ce canton situé à environ 70 km au nord-est du lac Saint-Jean. Ce grand cours d’eau, ainsi que la rivière Alex qui irrigue sa partie ouest, collectent plusieurs ruisseaux serpentant sur un terrain vallonné dont les sommets dépassent 500 mètres d’altitude. La route qui provient de Péribonka s’y dédouble avant de rejoindre le hameau de Chute-des-Passes, plus au nord. Le nom de cette division géographique rappelle, depuis 1962, la mémoire d’un missionnaire oblat de Marie-Immaculée, Henri Faraud (1823-1890), originaire de Gigondas (Vaucluse), qui fut ordonné prêtre à Saint-Boniface (Manitoba), après avoir entrepris ses études théologiques à Marseille. Nommé évêque et premier vicaire apostolique d’Arthabaska-Mackenzie en 1862, il a exercé son ministère notamment au Grand lac des Esclaves et à la mission de Notre-Dame-des-Victoires, à Lac La Biche. L’évêque décéda à Saint-Boniface. Parmi ses ouvrages, notons « Petite histoire sainte », en montagnais et en caractères syllabiques (1876).

Lac aux Grandes Pointes

L’une des plus importantes nappes d’eau de la ZEC des Passes, ce lac constitue un élargissement de la rivière Alex, sur 7 kilomètres de son parcours ; celle-ci se jette dans la Péribonka, au nord de Sainte-Monique. On trouve cette étendue d’eau dans les cantons de Constantin et de Saint-Onge. D’une profondeur considérable, soit 58 mètres, le lac aux Grandes Pointes présente un pourtour hérissé de pointes de formes et dimensions diverses. Ce toponyme a été approuvé en 1948. Le paysage environnant se caractérise par des sommets escarpés, recouverts de forêts. La région a fait l’objet de coupes de bois il y a quelques décennies, ce qui a amené la construction d’un chemin en bordure du lac ainsi que d’un barrage à sa décharge pour faciliter le flottage des billes de bois. Pendant longtemps, on l’a connu sous le nom de Lac Alex, mais un autre plan d’eau quelque peu en amont de la même rivière est maintenant ainsi désigné. Les Montagnais, pour leur part, l’appellent Tehtamin Shakahikan, ce qui signifie « lac de la baie noire ».

Canton de Lidice

Proclamé en 1942 et situé à l’ouest du barrage hydroélectrique de Chute-des-Passes, à l’ouest du lac Péribonka et à environ 150 km au nord d’Alma, au Lac-Saint-Jean, ce canton est traversé par la rivière Brodeuse. Lidice est le nom d’un petit village de Bohême, en République tchèque, à l’ouest de Prague, complètement rasé le 10 juin 1942 sur ordre personnel de Hitler, à la suite de l’attentat contre le protecteur de Bohême-Moravie, Reinhard Heydrich, survenu le 27 mai précédent. Des 483 habitants que comptait cette localité, tous les hommes furent fusillés, les femmes envoyées dans des camps de concentration et les 98 enfants, à l’exception de sept confiés à des familles allemandes, exécutés en Pologne. Lors du choix de ce nom, en octobre 1942, le premier ministre Adélard Godbout manifestait la sympathie du Québec à l’endroit des habitants de ce village dont le nom allait « revivre dans l’un des endroits de la province qui sert le plus efficacement l’effort de guerre du Québec contre Hitler ».

Lac Onistagane

Cet important élargissement de la rivière Péribonka, long de 21 kilomètres, large de 5 kilomètres et d’une superficie de 46 kilomètres carrés, se situe à 40 kilomètres au nord du lac Péribonka. Une légende veut qu’une famille amérindienne soit morte de faim dans ces marécages, ayant épuisé ses provisions en cherchant à sortir de cet endroit et à rejoindre le portage qui relie les lacs Onistagane et Manouane. Depuis ce tragique événement, le portage – et peut-être le lac – aurait été appelé Onistagan, dérivé du montagnais « ka anistagants », siginifiant « ce qui est en désordre » pu « embarrassé », selon le père Joseph-Étienne Guinard. Ce fait vraisemblable, mais non daté ni confirmé, n’empêche pas que les documents cartographiques mentionnent le lac Onstagane – écrit alors Onistagan – au moins depuis 1885, année où Albert Peter Low publia un rapport dans lequel il traite de cette nappe d’eau. Outre l’établissement d’un poste de garde-feu près du lac, une mission amérindienne sise sur la rive sud y fut implantée et dirigée, entre 1942 et 1945, par le père oblat Joseph-Ovila Décarie (1898-1960). Cette mission d’Onistagan visait à évangéliser, à instruire et à éloigner de la mauvaise influence des Blancs les Montagnais de la réserve de Pointe-Bleu, maintenant appelée Mashteuiatsh, tout en rapprochant les autochtones de leur territoire de chasse. Le départ du père Décarie, nommé à Betsiamites, mit fin à la mission.

Canton Petit

Ce canton, bordé à l’ouest par la Petite rivière Péribonka, se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord de la ville d’Alma. Il a été désigné en l’honneur d’Honoré Petit (1847-1922), né à Cap-Santé, maire de Sainte-Anne-de-Chicoutimi en 1879 et 1881 et de 1885 à 1891. Élu député conservateur à l’Assemblée législative dans Chicoutimi-Saguenay en 1892 en 1897, c’est comme représentant du Parti libéral qu’il conserva cette circonscription en 1900, 1904 et 1908. C’est sous cette bannière qu’il fut élu député de Chicoutimi en 1912 et en 1916. Le même personnage est à l’origine du nom de la paroisse (1911) et de la municipalité (1914) de Saint-Honoré. Proclamé en 1903.

Lac de la Petite Italie

Voisin de la rivière Péribonka, ce lac se trouve à l’extrémité nord de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, soit à 20 kilomètres au sud-ouest des monts Otish. Explorant la région en 1983, des géologues lui ont attribué cette appellation métaphorique, parce que, curieusement, une vue aérienne de ce plan d’eau révèle une forme qui s’apparente à celle de l’Italie.

Canton de Pinsonnault

À 90 kilomètres au nord-est de la ville de Dolbeau se trouve le canton de Pinsonnault qui est traversé du nord au sud par la route reliant les localités riveraines du nord du lac Saint-Jean au hameau de Chutes-des-Passes. La rivière Alex, de même que le lac Étienniche arrosent ce territoire. La Commission de géographie a choisi le nom de ce canton en 1962 pour honorer la mémoire de Pierre-Adolphe Pinsoneault ou Pinsonnault (1815-1883). Né à Saint-Philippe-de-La-Prairie, ce fils de famille aisée entre chez les Sulpiciens et sera ordonné prêtre à Issy-les-Moulineaux, près de Paris, en 1840. Déjà chanoine de la cathédrale de Montréal, en 1849, il est nommé évêque du nouveau diocèse de London (Haut-Canada) en 1856. Il démissionnera dix ans plus tard après avoir fait transférer le siège du diocèse de London à Sandwich (Windsor). Il s’était brouillé avec un grand nombre de prêtres diocésains et plusieurs communautés dont les membres étaient souvent d’ascendance irlandaise. Retiré à Albany (État de New York) de 1866 à 1869, il deviendra collaborateur de monseigneur Bourget, à Montréal, jusqu’à son décès.

Tout a une voix, tout a une histoire. Les histoires se cachent partout. (Théodore Roszak, écrivain américain). Photo de Megan Jorgensen.
Tout a une voix, tout a une histoire. Les histoires se cachent partout. (Théodore Roszak, écrivain américain). Photo de Megan Jorgensen.

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