Concert de Marc Andre Gautier

TNO Lac-Ashuapmushuan

TNO Lac-Ashuapmushuan

Territoire non-organisé de Lac-Ashuapmushuan

Le territoire non-organisé de Lac-Ashuapmushuan fait partie de la Municipalité régionale de comté du Domaine-du-Roy et est situé dans la région administrative du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Sa superficie est de plus de 15 853 kilomètres carrés, mais ce TNO ne regroupe qu’une quarantaine de résidents.

Constitué le 1er janvier 1986, ce territoire non-organisé tire son nom de la rivière Ashuapmushuan qui se déverse dans le Lac Saint-Jean et qui a été parcourue par les coureurs des bois à l’époque de la Nouvelle-France et après la Conquête pour y faire de la traite de la fourrure. L’Ashuapmushuan était un axe privilégié pour relier en canots le Lac Saint-Jean et la baie James. Jusqu’à nos jours, ce territoire est réputé par la chasse et la pêche.

Canton de Cazeneuve

Le canton de Cazeneuve s’étend à moins de 70 km au sud-est de Chibougamau et à l’est de la route qui joint cette ville à Saint-Félicien. Baigné par de nombreux lacs et notamment par les lacs Cazeneuve, du Petit Chien et Hilarion, drainés par un réseau de rivières et de ruisseaux qui aboutissent dans la rivière Ashuapmushuan, à l’extérieur de la limite méridionale.

Un peu marécageuse à l’ouest, sa surface accidentée dans le point le plus bas se situe à 396 m d’altitude ne dépasse pas 533 m au centre du canton. Cet espace cantonal a reçu, en 1917, le nom de Louis-Joseph-Charles Cazeneuve (1795-1856), né à L’Assomption, médecin, fondateur en 1832 du collège classique de L’Assomption qui fut un temps affilié à l’Université Laval. Les deux autres fondateurs étaient Jean-Baptiste Meilleur et le curé François Labelle qui a exercé son ministère à L’Assomption, de 1830 à 1845. En 1838, monseigneur Lartigue nomma Cazeneuve membre du Conseil diocésain de l’Association pour l’Oeuvre de la propagation de la foi.

Lac du Cessna

Le lac du Cessna, petit plan d’eau s’étendant dans un axe nord-sud sur une longueur d’environ 500 m et dont la largeur n’excède pas 50 m, constitue l’une des sources du ruisseau de la Montagne. Il se trouve dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à 45 km à l’ouest de Saint-Félicien. Ses dimensions réduites ont motivé le choix du toponyme en effet, seuls les petits hydravions de type Cessna peuvent y amerrir. On a également relevé le nom Lac Pilo pour désigner ce plan d’eau.

Canton de Chabanel

Ce canton inhabité, de forme irrégulière et plus grand que la moyenne, est situé à quelque 25 km au sud-ouest du lac Saint-Jean, sur le plateau laurentien. Il est traversé du nord au sud par la rivière Croche et par la rivière Trenche, sa limite ouest. Par ailleurs, il comprend plusieurs lacs dont les plus importants sont les lacs du Mâle, aux goélands, Chabanel et Jourdan. Cette appellation, attribuée en 1918, honore la mémoire du père jésuite Noël Chabanel (1613-1649), arrivé en Nouvelle-France en 1643 et à qui on a confié la mission Sainte-Marie, au pays des Hurons. Revenant d’un séjour aux bourgades Saint-Louis et Saint-Ignace où il avait aidé le père Jean de Brébeuf, il fut attaqué par des Iroquois et tué ensuite par un Huron apostat, le 8 décembre 1649. Il était âgé de 36 ans seulement. Il a été béatifié en 1925 et canonisé en 1930. Proclamé en 1940.

Canton de Cazes

Situé dans la réserve faunique Ashuapmushuan, ce canton, mentionné dans Les cantons de la province de Québec en 1913, est relié à la route principale qui mène de Saint-Félicien à Chibougamau par quelques voies secondaires. Des lacs, petits en nombreux, et quelques rivières parsèment ce territoire dont le relief, à quelques endroits, s’élève à plus de 700 mètres. Son nom lui fut attribué en l’honneur de Paul de Cazes (1841-1913), un Français qui passa au Canada en 1858 et fut admis au bureau den 1869. Outre qu’il était journaliste, il exerça sa principale profession à Saint-Hyacinthe dans l’étude de Raphaël-Ernest Fontaine et Honoré Mercier. Fait remarquable, trois ans après son installation dans les Cantons-de-l’Est, et, à l’âge de 20 ans seulement, il fut élu député de Richmond à la Chambre d’assemblée du Canada-Uni (1861-1863). En 1880, Paul de Cazes devenait secrétaire du Département de l’instruction publique en remplacement d’Oscar Dunn, poste qu’il occupa jusqu’en 1906 pour prendre ensuite sa retraite en France. Les ouvrages les plus utilisés de ce auteur furent ses éditions du Code de l’Instruction publique (1890) et du Code scolaire de la province de Québec (1905). On lui doit également, entre autres ouvrages, La frontière nord de la province de Québec (1885) et L’Épisode de l’île de Sable (1892).

Canton de Charron

Situé à une trentaine de kilomètres au sud-est de Chibougamau sur la route qui relie cette ville à Saint-Félicien, ce canton est arrosé par la rivière Boisvert qui y termine sa course dans le lac Charron, captant au passage les eaux du lac Boisvert. À l’exception du hameau de Rivière-Boisvert, tout le reste de cet espace géographique est inhabité et couvert de forêts. Son nom lui a été attribué en souvenir de la communauté des Frères Hospitaliers de la Croix et de Saint-Joseph, connue sous le nom de Frères Charon. Elle fut fondée en 1694, à Montréal, par François Charon de La Barre (1654-1719), deux ans après qu’il eût mis sur pied un établissement éducatif et hospitalier, l’Hôpital Général, œuvre pour laquelle il s’était adjoint Pierre Le Ber, Jean-Vincent Le Ber Du Chesne et Jean Fredin. Le nom s’écrit avec un ou deux « r », selon qu’il s’agit de la graphie ancienne ou récente.

Lac des Chasse-Diables

Ce plan d’eau est situé dans le territoire non organisé de Lac-Ashuapmushuan, à une quarantaine de kilomètres à l’est du lac Chibougamau. Petit élargissement de la rivière de l’Épervier, tributaire de la rivière du Chef, cette nappe d’eau ne totalise que 0,3 km2 de superficie. Son nom lui a été donné en 1922 pour souligner la présence dans ce secteur du millepertuis commun (Hypericum perforatum), plante herbacée vivace de taille moyenne, très ramifiée au sommet et portant de nombreuses fleurs jaune brillant et dont l’un des nombreux noms folkloriques est le chasse-diable. On la surnomme également faux lin, fleur de Notre-Dame, herbe à cent trous, à la brûlur, à la fourmi, à mille-trous, à saint Éloi, à saint Jean. Il existe au moins une dizaine de variétés de cette espèce au Québec et plus de 200 dans le monde. Dans la tradition québécoise, le millepertius commun est dédié à saint Jean-Baptiste et associé aux fêtes du solstice d’été et aux feux de la Saint-Jean, il possédait des vertus surnaturelles : brûlé dans les feux de la fête, il chassait le Diable et les maladies ; gardé chez soi, il éloignait la tonnerre. À proprement parler cependant, c’est plutôt l’épervière que la tradition populaire considère comme la terreur des démons. À fleurs jaunes également et très envahissante, l’épervière des prés, du genre Hierarcium, tient une bonne place parmi la trentaine d’herbes de la Saint-Jean, dont les champs se garnissent à cette époque de l’année et qui servent à préparer des tisanes.

Lac Chigoubiche

D’une superficie de 28 km2, ce lac représente le plus important plan d’eau de la réserve faunique Ashuapmushuan, à mi-chemin entre Saint-Félicien et Chibougamau. Tout en longueur et relativement étroit, il reçoit, notamment, les eaux du lac Desgly, un peu plus au nord, et alimente la rivière Chigoubiche qui coule sur 40 km avant d’atteindre la rivière Ashuapmushuan. Lors de son expédition de 1732, l’arpenteur Joseph-Laurent Normandin recueille ce toponyme, dérivé de montagnais ushukupish et le traduit par l’endroit ou les Betsis couvent. Cette forme dérivée vaudra d’ailleurs plusieurs autres façons d’écrire le nom du lac telles que Lac Chigoubiche, Lac Shecoubish et Ushukupis Shakahikan, cette dernière étant celle qu’utilisent aujourd’hui les Montagnais de Mashteuiatsh. De 1950 environ à 1964, le toponyme Lac Chigoubiche sera remplacé par celui de Lac d’Argenson, d’après le nom du canton où il se situe. À l’époque de Normandin, les Amérindiens de la région considéraient la rivière et le lac Chigoubiche comme étant le chemin le plus court pour atteindre le lac Ashuapmushuan, quelques kilomètres plus à l’ouest. Normandin constate d’ailleurs la richesse des environs de la rivière en animaux à fourrure, notamment, en castors, ainsi qu’en caribous, en renards et en martres. Chasseurs et marchands fréquentent d’ailleurs cette région. Aujourd’hui, en plus de s’adonner encore à la chasse sur ce territoire, on y pratique également la pêche sportive, principalement au brochet et au doré.

Canton de Chomedey

Situé à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest du lac Saint-Jean et à proximité de la route menant de Saint-Félicien à Chibougamau, ce canton est arrosé par l’importante rivière Ashuapmushuan, par l’un de ses affluents, la rivière Chigoubiche, par la rivière Micosas et par quelques autres cours d’eau dont le plus remarquable est le ruisseau Moncou enfoncé dans un ravin rectiligne très apparent. Plusieurs petits lacs sont distribués ici et là sur un relief d’une altitude supérieure à 300 mètres. Ce nom perpétue la mémoire de Paul de Chomedey de Maisonneuve (1612-1676), fondateur et premier gouverneur de Montréal, arrivé à Québec à l’été de 1641. Au printemps suivant, accompagné de Jeanne Mance et d’une quarantaine de soldats et artisans, il jeta les bases du fort de Ville-Marie qu’il devait gouverner pendant près de 25 années. Après l’établissement du gouvernement royal (1663) en Nouvelle-France et la cession de l’île de Montréal aux Sulpiciens, le rôle de Maisonneuve avait beaucoup diminué et, à l’arrivée du vice-roi, le marquis de Tracy, le fondateur de Montréal se retira à Paris en 1665 où il décédera. Le nom du canton de Chomedey paraît dans la troisième édition de Noms géographiques de la province de Québec, ouvrage publié en 1926, mais l’unité territoriale ne sera jamais proclamée.

Canton de Cramahé

À l’ouest de la route menant de Saint-Félicien à Chibougamau et à mi-chemin entre ces deux villes, le canton de Cramahé, assez marécageux, est irriguée par la très sinueuse rivière Marquette qui se déverse dans le lac Ashuapmushuan au nord-est. En nommant ce canton, on a voulu honorer Hector Théophilius Cramahé. Né en 1720, à Dublin, dans une famille française huguenote qui s’était réfugiée en Irlande à la fin du XVIIIe siècle. Son vrai nom de famille était Chateigner et Cramahé, le patronyme attaché à un fief et à un château que les Chateigner possédaient à la Rochelle. Il a commencé sa carrière comme militaire et a participé aux sièges de Louisbourg (1758) et de Québec (1759). De toute sa carrière, retenons surtout qu’il fut le remplaçant du gouverneur Guy Carleton pendant quatre ans (1770-1774) et lieutenant-gouverneur de la province de Québec (1771-1782), mandat au cours duquel il fut président du Conseil législatif et membre du Conseil privé. Esprit clairvoyant et doué d’un bon jugement. Cramahé fut sans cesse bienveillant à l’égard des Canadiens dont il connaissait d’ailleurs fort bien la langue. Il est décédé en Angleterre en 1788 après avoir été, en 1786-1787, gouverneur de Détroit.

Canton de Lorne

On trouve le canton de Lorne dans la réserve faunique Ashuapushuan, à 90 km au sud-est de Chibougamau ; est baigné par les lacs Ashuapmushuan et Chigoubiche et traversé par la voie ferrée du Canadien National. Désigné en 1917, son nom rappelle sir John Douglas Sutherland Campbell, 0e duc d’Argyll et marquis de Kinytre et de Lorne (1845-1914). Député à la Chambre des communes de Westminster, de 1868 à 1878, il avait épousé, en 1871, la princesse Louise, quatrième fille de la reine Victoria, que le nomma gouverneur général du Canada, responsabilité qu’il exerça de 1878 à 1883. Lettré, le marquis de Lorne institua, en 1880, la Royal Canadian Academy of Arts et, deux ans plus tard, la Société royale du Canada. Dans un contexte de relations assez tendues avec sir John A. Macdonald, premier ministre canadien, le marquis de Lorne dut, en 1879, destituer Luc Letellier de Saint-Just de son poste de lieutenant-gouverneur du Québec. De retour en Angleterre, le marquis publia quelques ouvrages consacrés au Canada. Lui-même et la princesse Louise on été plusieurs fois honorés dans la toponymie.

Canton Lyonne

Ce canton de la MRC du Domaine-du-Roy se trouve à quelques kilomètres de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean. Les rivières à l’Ours et aux Saumons courent à travers le canton tandis qu’une multitude de lacs plus ou moins importants ponctuent le sud du territoire, notamment le lac à l’Ours, le Petit lac à l’Ours ainsi que le lac Touladi. Le nom évoque le souvenir de Martin de Lyonne (1614-1661), jésuite d’origine parisienne qui a principalement oeuvré à la mission de Miscou, dans la baie des Chaleurs. Ordonné prêtre en 1641, il vient d’abord à Québec, en 1643, et exerce son ministère dans les missions du Saguenay jusqu’en 1646. Il est ensuite mandaté à Gaspé puis à Miscou où il périt au cours d’une épidémie qui affecta toute la population amérindienne de Chedabouctou.

Canton Mance

Ce canton s’étend à 45 km au sud-est de Chibougamau, dans la MRC du Domaine-du-Roy. De nombreux plans d’eau tels les lacs de la Tour, Chaudière, de la Navette, de l’Aventure marquent le paysage de ce territoire. Il est ainsi désigné depuis 1917 en l’honneur de Jeanne Mance (1606-1673), née en Champagne, fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Montréal (1642). Cousine de Jean Dolebeau, jésuite, Jeanne Mance est venue en Nouvelle-France avec le sieur de Maisonneuve en 1641. Dès 1642, le groupe se met à l’oeuvre pour l’édification de la nouvelle colonie de Ville-Marie, l’actuelle ville de Montréal.

Canton Meilleur

Cette division territoriale se trouve à quelque 75 kilomètres à l’ouest de Saint-Félicien dans la MRC du Domaine-du-Roy et au sud de la réserve faunique Ashuapmushuan ; elle contient plusieurs nappes d’eau dont les plus importantes sont les lacs du Nippon, Meilleur et Lauzières. Désigé vers 1910, le nom de ce canton évoque Jean-Baptiste Meilleur (1796-1878), médecin, homme politique et éducateur. Après ses études médicales aux États-Unis, il s’établit à L’Assomption en 1826 et y exerce sa profession. Élu député, il collabore à la Minerve et à la Bibliothèque canadienne, et avec les abbés François Labelle et Joseph-Charles Cazeneuve, il participe à la fondation du collège de L’Assomption. Nommé surintendant de l’Éducation pour le Bas-Canada en 1842, il occupera ce poste jusqu’en 1855. Meilleur a créé des commissions scolaires locales ainsi qu’un réseau d’inspection des écoles. Il fut l’un qui demeurera en vigueur jusque vers les années 1960. Auteur de manuels de chimie, de géographie, d’une grammaire anglaise. Meilleur a publié en 1860 son Mémorial de l’éducation du Bas-Canada et a favorisé la réédition des Relations des Jésuites.

Lac des Pique-Boutons

De forme allongée, cette petite nappe d’eau se situe dans une région assez marécageuse de la partie sud-ouest du canton de Sarrasin, à une trentaine de kilomètres à l’est du lac Chibougamau. Alimentée par son voisin septentrional, le lac Pylade, elle se déverse immédiatement à l’ouest, dans le lac des Abattis. On appelle pique-boutons un groupe d’insectes appartenant aux lépidoptères, ordre qui comprend la totalité des papillons. Dans ce groupe, on retrouve notamment le pique-bouton bigarré (Hedya nubiferana), le pique-bouton du pin (Exoteleia dodecella), le pique-bouton du rosier (Pyrrhia umbra) et le pique-bouton du pommier (Spilonota ocellana). Le toponyme Lac des Pique-boutons paraît sur des documents cartographiques depuis le début des années 1970.

Canton de Rinfret

Arrosé par la rivière Boisvert, ce canton est situé à 65 kilomètres à l’est de Chapais. La dénivellation entre la surface aquatique et le point culminant du relief est d’environ 170 mètres. Côme-Isaë Rinfret, honoré dans la dénomination de cet espace cantonal, est né à Cap-Santé en 1847 et a fait ses études au Séminaire de Québec et à l’Université Laval. Devenu médecin, il a pratiqué son art à Sainte-Croix-de-Lotbinière. Il a été député libéral de la circonscription de Lotbinière à la Chambre des communes (1878-1899) jusqu’à sa nomination comme vérificateur du département du Revenu intérieur (1899-19010, pour le district de Québec. Il est décédé en 1911 alors qu’il occupait cette fonction à Québec. Le nom de ce canton, adopté en 1921, fait partie de l’édition de 1926 de Noms géographiques de la province de Québec.

Lac des Herbes Bleues

Situé dans le territoire non organisé de Lac-Ashuapmushuan, ce se déverse vers la rivière du Chef, affluent de la rivière Ashuapmushuan. S’étirant du sud au nord sur 3,9 km de long, il est large d’à peine 500 m et sa rive ouest se perd dans les marécages. Ce toponyme, proposé par le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, est officiel depuis 1972. Il fait allusion à l’herbe bleue, nom vulgaire du Diervilla Ionicera mill ou Dièreville chèvrefeuille, petit arbuste à fleurs jaunes ou d’un rouge orangé, composées de cinq lobes et qu’on retrouve un peu partout au Québec. De floraison printanière, les herboristes l’utilisent contre la rétention d’urine. On désigne aussi sous le nom d’herbe bleue d’autres espèces comme la vipérine Echium vulgare, de la famille du myosotis. Comme le nom français le suggère, cette dernière plante, naturalisée de l’Eurasie et que l’on retrouve dans le Québec méridional, à la réputation de neutraliser le venin de la vipère. Sa fleur est bleue ou blanche.

Canton Huard

Ce canton de la MRC du Domaine-du-Roy, signalé comme nouvelle dénomination en 1916, est situé au nord-est du réservoir Gouin. Il doit son nom à l’abbé Victor-Alphonse Huard (1853-1929), naturaliste et écrivain. Attaché au Petit Séminaire de Chicoutimi peu après son ordination, il y occupe successivement, entre 1876 et 1901, les fonctions de professeur de rhétorique, préfet des études, directeur spirituel, vice-supérieur et supérieur. De retour à Québec, sa ville natale, il est nommé rédacteur de la Semaine religieuse (1901-1913), tout en poursuivant son action au « Naturaliste canadien », revue fondée par l’abbé Léon Provancher en 1868 et dont l’abbé Huard deviendra propriétaire en 1894, deux ans après le décès de son fondateur. À ce titre, il effectue en 1895 une visite de la Côte-Nord à la suite de laquelle il publie « Labrador et Anticosti », en 1897. Cet ouvrage donne l’une des premières descriptions de cette grande région depuis Tadoussac jusqu’à Blanc-Sablon. De 1902 à 1927, l’abbé Huard devient conservateur du Musée de l’instruction publique.

Réserve écologique J.-Clovis-Laflamme

Ce territoire de configuration irrégulière se retrouve dans le bassin du Saint-Maurice, de part et d’autre de la limite ouest du canton de Ross. Il est borné à l’ouest par le ruisseau Panache, à l’est par une ligne délimitant la rive ouest des lacs des Roches et Mathabé et, au nord, par une ligne su sud des lacs de L’Abri à Canot et Charley. Cette réserve écologique, sise à 30 km au sud-ouest de la municipalité de Sainte-Hedwidge et créée par décret le 9 octobre 1991, a pour objet de protéger un échantillon de la région des hautes collines de la rivière Trenche constituée de quatorze groupements d’essences qui présentent divers stades de la pessière noire ou de la sapinière à bouleau blanc. L’abbé Joseph-Clovis-Kemner Laflamme (1849-1910), pionnier des études géologiques au Québec, a enseigné à l’Université Laval et a publié un grand nombre de travaux sur les tremblements de terre de même que sur les régions de Charlevoix et du Saguenay.

O mon lac ! dit-il, sur les bords duquel j’ai passé les heures paisibles de mon enfance, charmants paysages, où j’ai vu pour la première fois le majestueux et touchant lever du soleil, où j’ai senti les premières émotions du coeur, les premiers élans d’un génie, hélas ! devenu trop impérieux. O mon lac, je ne te verrai plus. » Les Rêveries du promeneur solitaire. Rousseau, Jean-Jacques. Photographie de Megan Jorgensen.
O mon lac ! dit-il, sur les bords duquel j’ai passé les heures paisibles de mon enfance, charmants paysages, où j’ai vu pour la première fois le majestueux et touchant lever du soleil, où j’ai senti les premières émotions du coeur, les premiers élans d’un génie, hélas ! devenu trop impérieux. O mon lac, je ne te verrai plus. » Les Rêveries du promeneur solitaire. Rousseau, Jean-Jacques. Photographie de Megan Jorgensen.

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