Saguenay-Lac-St-Jean

Chicoutimi

Chicoutimi

Arrondissement de Chicoutimi

Aujourd’hui, Chicoutimi est l’un des trois arrondissements de la ville de Saguenay fondée suite à la fusion de plusieurs municipalités en 2002. De plus, c’est l’arrondissement le plus populeux ainsi que le centre financier et administratif de la ville de Saguenay.

Le Chicoutimi d’aujourd’hui regroupe les anciennes municipalités de Chicoutimi, Laterrière et une partie du canton de Tremblay. On y compte environ 70 mille résidents. Rappelons que le nom de Chicoutimi a figuré comme l’un des choix possibles lors du référendum sur le nom de la nouvelle ville. Si Chicoutimi n’a pas été retenu, la différence en faveur de Saguenay n’a été que de 2%.

Le nom de Chicoutimi provient d’un terme des Amérindiens Montagnais qui se prononce  «Shkoutmou» et qui signifie «la fin des eau profondes». Ce terme désigne la confluence de la rivière de Chicoutimi et de la rivière de Saguenay. C’est sur ce site que l’ancienne ville de Chicoutimi fut fondée en 1676 comme poste de traite de fourrures. Néanmois, bien avant cette date, ce territoire était fréquenté par les Montagnais et les Iroquois. Plus de 170 ans après la construction du premier poste de traite, la ville de Chicoutimi est incorporée en 1842.

Toutefois, le véritable développement de Chicoutimi commence vers le début du XXe siècle, quand l’industrie de la fabrication des pâtes de papier atteint des niveaux jamais vus. On inaugure alors le chemin de fer Roberval-Chicoutimi qui permet de lier les zones ressources du Saguenay à son centre industriel. De nombreux sites du patrimoine industriel, religieux et social de la région du Saguenay témoignent de cette époque, tels le Vieux-Portla Pulperie, le Parc des Bâtisseurs, la cathédrale Saint-François-Xavier entre autres.

Chicoutimi a toujours été un important centre culturel et c’est ainsi que le Conservatoire de musique de Saguenay est fondé en 1967.

À Chicoutimi, on trouve des institutions d’enseignement renommées, tels le Cégep de Chicoutimi et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), fondée en 1969 et reconnue aujourd’hui au niveau international. Un grand nombre d’étudiants de différents pays viennent étudier à l’UQAC qui abrite le plus grand centre de recherche sur l’aluminium du Québec, le CTA.

En 1971, Chicoutimi a été victime d’une terrible catastrophe. Le 4 mai, plus de 70 maisons furent englouties par une mer de boue provoquée par un glissement de terrain dans le village de Saint-Jean-Vianney de Shipshaw, situé à 20 kilomètres au nord-ouest de Chicoutimi. Plus de 30 personnes ont péri.

Une autre catastrophe se produit quand la pluie commence à tomber dans la nuit du 18 au 19 juillet 1996. Cette pluie qui dure deux jours cause une énorme crue de la rivière du Saguenay qui envahit les villes situées sur ses rives. Son débit à ce moment était 11 fois plus élevé qu’en temps normal !

L’eau détruit des murs de pierre centenaires, des infrastructures, des dizaines voire des centaines de maisons de Chicoutimi. L’eau a même mis à nu le roc sur lequel sont construits certains bâtiments de Chicoutimi. Cette catastrophe, connue sous le nom de Déluge du Saguenay, a marqué l’histoire de Chicoutimi pour toujours.

Canton de Chicoutimi

Orienté du sud-ouest vers le nord-est, le canton de Chicoutimi s’ouvre sur le Saguenay au nord et est limité par les cantons de Jonquière, de Laterrière et de Bagot respectivement à l’ouest, au sud et à l’est. Très urbanisé, puisqu’il comprend l’arrondissement de Chicoutimi, il est traversé par tout un réseau routier reliant le Lac-Saint-Jean à Charlevoix et le Saguenay à la ville de Québec. Par ailleurs, c’est dans ce canton que les rivières Chicoutimi et du Moulin aboutissent dans le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Proclamé en 1845.

rue racine à chicoutimi

Rue Racine à Chicoutimi dans les années 1930. Source de l’image : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Image libre de droits.

Rivière du Moulin

Sur une distance d’environ 70 km, la rivière du Moulin se faufile, par une suite de rapides et de chutes, bordée par des reliefs atteignant jusqu’à 180 m, avant de traverser la plaine du Grand Brûlé et d’atteindre le Saguenay à Chicoutimi. Le premier Français à explorer ses rives aurait été Jean-Baptiste Legardeur de Tilly, venu visiter en 1725 les pinières afin de se rendre compte de leur valeur marchande et des possibilités de leur exploitation. Cependant, à cette époque, le nom du cours d’eau était Papaouetish ou Papavitishe, dénomination amérindienne qu’on retrouve sur plusieurs cartes anciennes, dont celle du père Pierre-Michel Laure, en 1731.

L’arpenteur Normandin a mentionné ce cours d’eau dans son journal en 1732 en l’appellant Pipa8etiche. En 1750, le père Claude-Godefroy Coquart constate l’existence d’un moulin à scie et on en a fait rapport à l’intendant Bigot. Un second moulin sera construit par la Compagnie du Nord-Ouest pendant la période 1788-1822 ; l’arpenteur Joseph Bouchette l’a trouvé en ruine en 1828. En 1824, le capitaine Louis Sivrac fait remarquer que Rivière du Moulin est une demi-lieue de Chicoutimi.

Le nom était déjà souvent cité (carte de l’arpenteur Robert Michael Ballantyne en 1831 notamment) quand, en 1842, Peter McLeod, fils fit ériger un troisième moulin à cet endroit, situé à la première chute en amont de l’embouchure. Cette exploitation a jeté les bases définitives d’un village, Rivière-du-Moulin, qui deviendra, en 1975, partie de la ville de Chicoutimi (aujourd’hui, secteur de la ville de Saguenay). Un parc urbain situé à l’embouchure de la rivière permet d’admirer une falaise rocheuse à proximité. Variante : Rivière Langevin.

Quartier Le Bassin

Le toponyme a d’abord désigné un bassin formé par la rivière Chicoutimi à son embouchure dans le Saguenay. L’activité industrielle y prit de l’essor après 1842, ce qui amena bientôt l’établissement d’un hameau qui fut dénommé Le Bassin. Un noyau de population vivait des activités liées à l’exploitation forestière, grâce à la présence en bas d’une chute, située un peu en amont sur la rivière Chicoutimi, du premier complexe industriel de pâte mécanique fondé par des Canadiens français. Quelques bâtiments, à l’architecture remarquable, témoignent de cet essor sur le site historique de la Pulperie-de-Chicoutimi ou de la Vieille-Pulperie. À cet endroit se localisèrent également les premiers commerces et services (bureau de poste de 1895 à 1915) ainsi que le chemin de fer et les installations portuaires. Ces dernières ont été ultérieurement abandonnées au profit de la construction d’un nouveau port, et le bassin a presque totalement disparu à la suite du remplissage effectué il y a des années. Le quartier bâti par les pionniers du côté est du Bassin, se trouve maintenant au cœur de Chicoutimi, et l’appellation s’applique aujourd’hui par extension à tout le quartier ouest de Chicoutimi.

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1 commentaire

  1. Rafaël

    2018/08/30 at 9:33

    Un jour, on redonnera ses lettres de noblesse au nom de CHICOUTIMI comme ville et Saguenay retournera dans la rivière du même nom. L’Église catholique est moins « pognée » que les petits politiciens locaux et a conservé le nom de CHICOUTIMI pour dénommer le diocèse .

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