Les quatre cavaliers de l’Apocalypse
L’Apocalypse est le dernier livre du Nouveau Testament. Il est censé avoir été dicté à ses disciples par saint Jean, alors âgé de 82 ans et exilé sur l’île grecque de Patmos (en 79 après J.-C. Au moment de l’éruption du Vésuve).
Il serait largement inspiré d’un texte plus ancien attribué au prophète Zacharie. C’est le plus ésotérique et le plus spectaculaire des textes du Nouveau Testament.
« Et voici qu’apparut un cheval blanc. Celui qui le montrait portait une robe blanche et brandissait un arc et une couronne. Il partit en vainqueur pour vaincre encore et encore.
« Ensuite sortit un autre cheval, dont la robe était rouge feu. Celui qui le montait était nu et pourvu d’une longue chevelure rousse. Il reçut le pouvoir d’enlever la paix de la Terre, afin que les hommes s’égorgent les uns les autres. Une grande épée lui fut donnée pour l’aider à accomplir cette mission.
« Puis parut un cheval noir. Celui qui le montait se trouvait vêtu d’une robe noire et tenait une balance dans sa main. Il annonça : « Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier. Mais je ne ferai point de mal à celui qui possédera de l’huile et du vin.
« Enfin parut un cheval de couleur verte. Celui qui le montait avait une robe verte et sous sa capuche on ne voyait qu’un visage semblable à un crâne. Son corps était comme un squelette et le séjour des morts l’accompagnait.
« À ces quatre cavaliers de l’Apocalypse e pouvoir sera donné sur la Terre, pour faire périr les hommes par l’épée par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages. »
(Tiré de Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, Tome VII. Bernard Werber, Troisième Humanité. Éditions Albin Michel et Bernard Werber, Paris, 2012).