Réflexions

Abandonner les préjugés

Abandonner les préjugés

Abandonnons tous les préjugés pour comprendre nos semblables

Les préjugés sont le plus important problème dans nos rapports avec nos semblables.

Ils nous ferment les yeux aux vérités et aux idées qui nous permettraient de vivre tous en bonne intelligence de voter avec discernement, de respecter la liberté de conscience, et d’éviter les querelles internationales.

À travers les âges et dans tous les pays du monde, les civilisations ont revêtu différentes phases. Presque toutes les erreurs sociales et individuelles que nous déplorons de nos jours étaient autrefois coutumières dans un pays ou dans un autre. Et c’est de toutes ces pratiques, légitimes et bienséantes à leur époque, qu’est sortie notre culture actuelle. Le respect de ces anciennes traditions nous aidera à mieux nous comprendre et à ne pas nous laisser aveugler par les préjugés.

Nous sommes tous enclins, peut-être à bon droit, à avoir des partis pris. Nous avons souvent dédaigné les livres qu’on nous conseillait de lire, pour nous en délecter plus tard. La plupart des hommes d’affaires n’aiment pas recevoir des lettres marquées « dictée sans la lire ».

Les préjugés nuisibles sont ceux dont sont imbus les gens qui ne veulent pas admettre que toute question a deux côtés et qui ne veulent pas voir le vôtre ; pour eux, pas de milieu ; si vous n’êtes pas de leur avis, vous avez tort.

Il est vrai que plus un homme est ignorant, plus il est sûr de ce qu’il pense, et plus il est belliqueusement enclin à regarder votre différence d’opinion comme une insulte.

Les gens intelligents ne se font pas de telles illusions. Ils savent que la certitude absolue est considérée par les savants comme une impossibilité, et les savants, mieux que le commun des mortels, sont en mesure de contrôler le résultat de leurs expériences.

Nous faisons tort à notre intelligence quand nous repoussons la contradiction, quand nous refusons d’entendre l’autre côté d’une question, ou quand nous réfutons une opinion sans être au courant des faits. C’est là le propre de ceux qui pensent que les nouvelles idées ont peut-être eu du bon autrefois, mais qu’il est temps de s’arrêter d’en avoir ; qui fréquentent les milieux ennemis des innovations.

Esprits étroits

Le malheur est qu’il est impossible de prouver qu’ils sont dans l’erreur aux gens imbus de préjugés. La plupart du temps ils vous citent triomphalement quelque cas isolé où ils ont eu raison. Ils semblent incapables de saisir le ses des règles et des principes. Ils sont pareils à ceux qui riaient de Socrate quand il essayait d’enseigner aux hommes une nouvelle méthode de raisonner courageusement, et qui le condamnèrent à boire la ciguë, noyant ainsi toute une civilisation dans sa coupe.

L’étroitesse d’esprit est due à différentes causes. Quand nous étions jeunes nous étions tous tolérants. Nous jouions avec les enfants de nos voisins sans nous préoccuper de race, classe ou religion. Mais les principes artificiels de l’âge mûr ont élevé des barrières contre cette démocratie de l’enfance.

Cause des préjugés

Nous devons beaucoup de nos préjugés au fait que nous acceptons aveuglément certaines croyances partagées par des membres de notre groupe : parfois, au fait que nous ne réfléchissons pas assez, et souvent parce que nous nous laissons entraîner par nos préférences.

L’envie est la cause de beaucoup de préjugés. Celui qui est incapable de se tirer d’affaire est tenté de s’opposer au succès d’autrui. Les préjugés sont purement personnels. Même lorsque la conduite d’un autre a soulevé en nous un sentiment quelconque – envie, colère ou peur – c’est nous-mêmes qui créons le préjugé par la manière dont nous jugeons cette conduite.

Pourquoi blâmer les autres pour nos opinions ? C’est à nous de mettre bon ordre à celles-ci de manière à nous éviter les ennuies et les préjugés ainsi qu’une foule d’autres pensées qui nous sont nuisibles.

Il nous est facile de tolérer les opinions d’autrui quand elles nous plaisent, mais c’est à nous de nous armer de philosophie pour supporter celles qui nous déplaisent. La tolérance fait la part de l’essentiel il ignore le superflu. Elle admet que les fermes convictions sont admirables quand il s’agit de choses importantes, mais qu’il est dommage de leur laisser provoquer des querelles pour les bêtises.
Quand nous apportons un esprit ouvert à nos choix et nous jugements, nous nous apercevons que rien n’est entièrement bon ou mauvais. Ce qui apparaît à des yeux indifférents comme une tache sur la réputation de quelqu’un, vous apparaître peut-être, en votre qualité de philosophe, comme une cicatrice honorable.

Les rapports humains sont le résultat d’un jeu compliqué de pensées et de sentiments. Il peut en sortir d’accord, le manque d’accord ou un malentendu.

Nous nous exposons particulièrement aux malentendus quand nous hésitons à faire connaître nos idées et nos sentiments à nos amis, ou quand il existe une sorte de barrière entre nous. Les hommes d’affaires y sont exposés continuellement, parce que la nature même des affaires exige la collaboration entre ceux engagés dans le même travail.

Une fois de plus dirons, il est bon de regarder d’abord le bon côté. Quand nous cherchons ce qu’il y a de bon dans un homme, nous avons plus de chances d’apprécier ses qualités et et de trouver qu’elles l’emportent de beaucoup sur ses défauts.

«L’évolution, c’est la raison du plus fort.» Les Têtes à Papineau (Photographie de Megan Jorgensen.
«L’évolution, c’est la raison du plus fort.» Les Têtes à Papineau (Photographie de Megan Jorgensen.

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