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Pygmée

Pygmée

Les pygmée

Les pygmées étaient déjà représentés dans les dessins des ruines de Pompéi, et même dans certains motifs des pyramides de l’Égypte antique. Officiellement, ils ont été découverts en 1870 par les explorateurs anglais. À l’époque, es scientifiques pensaient qu’ils étaient le chaînon manquant entre le singe et l’homme. Ils ont été ramenés pour servir de curiosités, et exhibés dans des cirques.

Les pygmées ne sont pas des nains (le nanisme étant dû à la mutation d’un gène), mais des êtres adaptés à un milieu spécifique, celui de la forêt équatoriale. Leur taille varie entre 1 mètre et 1,50 mètre. Ils vivent dans les régions les plus chaudes et les plus humides autour de l’équateur.

Ils sont divisés en tribus spécifiques parlant des langues différentes. Au Cameroun, ce sont les Bagyeil et les Medzan. Au Gabon, les Bongo et les Kola. En Centrafrique, les Aka et les Mbenzele, et en République démocratique du Congo, les Cwa et les Mbuti. Ils sont installés également, mais en nombre plus restreint, au Rwanda, au Burundi, et en Ouganda.

Même s’ils parlent des langues différentes, il y a des mots communs comme « Jengi » qu désigne le Grand Esprit de la forêt.

En République démocratique du Congo, certains ethnologues ont émis l’hypothèse que les pygmées et les bantous sont issus de la même ethnie, mais se seraient différenciés il y a 20 000 ans pour s’adapter aux différents milieux naturels qui les entouraient. Les bantous vivant dans les plaines, ils auraient conservé leur taille et se seraient sédentarisés pour pratiquer l’élevage et la culture, ce qui les aurait amenés à être de mieux en mieux nourris et les aurait fait grandir.

Les bantous séjournant en forêt auraient vu leur taille se réduire du fait de la difficulté à trouver de la nourriture et donc à cause de la mauvaise alimentation des bébés. Les plus petits – étant plus facilement camouflables – auraient échappé aux prédateurs et trouvé plus facilement du gibier. Sur les 200 000 pygmées répertoriés actuellement, 150 000 se sont finalement sédentarisés, le plus souvent de force, sous la pression des gouvernements nationaux. Ils auraient dès lors été traités en esclaves (notamment en RDC où les bantous les font travailler pour des sommes dérisoires à des tâches pénibles).

50 000 sont restés fidèles à leur mode de vie ancestral, vivant de cueillette, de chasse, de pêche et se déplaçant sans cesse selon les températures et les mouvements du gibier. Ces derniers sont en voie de disparition précisément du fait de la destruction accélérée de la forêt africaine équatoriale.

Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, Tome VII. Bernard Werber, Troisième Humanité. Éditions Albin Michel et Bernard Werber, Paris, 2012.

Un missionnaire, c’est un type qui apprend aux cannibales à dire le bénédicité avant de le manger.  (Fred Allen, humoriste américain). Photo de la mer verte par Megan Jorgensen.
Un missionnaire, c’est un type qui apprend aux cannibales à dire le bénédicité avant de le manger.  (Fred Allen, humoriste américain). Photo de la mer verte par Megan Jorgensen.

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