Le président américain Gerald Ford échappe à un deuxième attentat
22 septembre 1972, San-Francisco. Le président Ford a échappé à un deuxième attentat. En effet, pour la deuxième fois en 17 jours, le président Ford a échappé à un attentat perpétré contre lui.
Pour la deuxième fois en 17 jours, le président Ford a échappé à un attentat perpétré contre lui en Californie. L’a attaqué en fait une femme à chaque occasion. C’est au moment où il sortait de l’hôtel St. Francis. Il allait donc monter dans sa voiture pour se rendre à l’aéroport. En ce moment, une femme portant un pantalon bleu et des bottes de cow-boy a fait feu sur lui avec un pistolet de calibre .38 d’une distance de 35 à 40 pieds. C’est un spectateur alerte, un ancien militaire, fusilier marin de 33 ans, Olivier Sipple, qui fit dévier l’arme. Ainsi, des policiers qui étaient tout près maîtrisèrent rapidement la femme.
Le projectile a ricoché sur le trottoir et atteint un chauffeur de taxi, le blessant légèrement. M. Ford se baisse instinctivement en entendant la détonation. Les agents du service secret l’ont couvert de leurs corps tout en le poussant rapidement à l’intérieur de la voiture. La police conduisit la femme promptement dans l’hôtel, avant de la transférer au tribunal fédéral de la ville, où elle a comparu hier soir. Il s’agit de Sarah Jane Moore, 45 ans, militante de gauche connue de la police. La police a déjà affirmé que cette femme avait été aussi une indicatrice occasionnelle du FBI. C’était le deuxième incident de la journée touchant le président.
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En effet, un homme de 24 ans, Ronald Carlo, avait été arrêté plus tôt après s’être présenté à la réception de l’hôtel St. Francis et y avoir montré une note de menaces à l’égard du président Ford. Après s’être enquis de sa situation financière, le juge Owen Woodruff a désigné un avocat d’office pour la défendre et a fixé un cautionnement pour sa mise en liberté à $500 000. La prévenue, qui s’est bornée à déclarer qu’elle était célibataire avec un enfant à charge et qu’elle était en chômage depuis mai 1970, comparaîtra de nouveau mardi devant le tribunal.
La police avait interrogé cette femme dimanche, 24 heures avant l’attentat, devant son domicile du quartier de la Mission. Les agents même l’avaient fouillée. Ils avaient découvert alors qu’elle portait un pistolet. On l’avait alors conduite au commissariat, où on confisqua l’arme avant que la femme ne soit remise en liberté.
Hier, armée d’un autre pistolet, vêtue d’un pantalon et de bottes de cow-boy, elle se glissait dans la foule qui entourait l’hôtel St. Francis et tirait sur le président. M. Ford, selon son entourage, ne se sent traumatisé par l’incident. Comme prévu, il se rend ensuite à l’aéroport où il a rejoint sa femme et l’avion présidentiel décollait peu après à Washington.