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Marée noire en Alaska

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Pétrolier américain s’est échoue dans le détroit de Prince-William

Le 24 mars 1989, un pétrolier américain s’est échoue dans le détroit de Prince-William, à environ 40 kilomètres de Valdez, en Alaska.

Le 24 mars 1989, un pétrolier américain s’est échoue dans le détroit de Prince-William, à environ 40 kilomètres de Valdez, en Alaska.

Situé à 200 kilomètres à l’est d’Anchorage, Valdez est le port américain le plus au nord qui soit libre de glaces.

D’après la Garde côtière américaine, le navire qui transportait 200 millions de litres de pétrole, en laisse échapper près de 76000 chaque heure dans l’océan Pacifique. Il s’agit de la plus grave marée noire jamais survenue dans la région.

La compagnie pétrolière Exxon, propriétaire du pétrolier, a immédiatement dépêché sur place par avion des équipes de sauvetage du monde entier, tandis que les responsables du département de la pêche et du gibier d’Alaska seront réunis d’urgence pour discuter des possibles conséquences sur les mammifères marins et les oiseaux de détroit.

Selon le commandant Stephen McCall, gérant du port de Valdez, le navire Exxon Valdez quittait le terminal Alyeska, à l’extrémité sud du pipeline de l’Alaska, quand il s’est échoué sur le récif de Bligh.

Le commandant du pétrolier a dû effectuer des manœuvres pour éviter un iceberg du glacier Columbia, a expliqué un garde-côte. L’accident n’a pas fait de victimes.

La nappe longue d’au moins huit kilomètres se dirige vers le sud dans le secteur le plus important du détroit, a indiqué le commandant McCall. Les eaux calmes du détroit du Prince-William, au sud de l’Alaska, ont mis en échec les premières tentatives de disperser la nappe de pétrole brut créée par l’échouage de l’Exxon Valdez qui menace de provoquer la plus grave marée noire de l’histoire des Etats-Unis.

Un porte-parole des gardes-côtes, Ed Wieliczkiewicz, a précisé que les produits utilisés pour disperser et faire couler au fond la nappe de pétrole avaient été inefficaces, car ils sont conçus pour des eaux agitées. Le bombardement aérien n’a pas réussi non plus à disperser la nappe de pétrole.

En outre, la garde côtière américaine a fait savoir que le capitaine et deux seconds du pétrolier ont été soumis à des tests pour déterminer s’ils n’étaient pas sous l’influence de drogue ou d’alcool au moment de l’accident.

Plus de 36 heures après l’échouage peu de nettoyage avait été effectué, soulevant une grande inquiétude chez les biologistes et la colère chez les autorités de l’Alaska et les pêcheurs. Toutefois, selon le commandant du garde-côte, la nappe devrait demeurer dans le détroit du Prince-William.

Quelque 270 000 barils de brut, soit 43 millions de litres, se sont échappés des flancs éventrés du navire jusqu’à maintenant. C’est le premier accident de ce type depuis l’ouverture de l’oléoduc trans-Alaska, il y a 10 ans.

Jusqu’à hier matin, les vents et les courants dominants avaient paru emporter lentement la nappe vers le large. La tache noire s’est tout de même étendue sur une distance de 10 kilomètres dans le détroit. Déjà certains points de la côte ont été touchés, puisque selon la chaîne de télévision par câble CNN, la nappe de pétrole est si épaisse que le pied d’un glacier voisin est devenu noir.

Marée noire en Alaska

Terminal Valdez. Photo : Pipeline Office, photo libre de droits.

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