Le communisme est le cancer de l’humanité, dit l’honorable M. Bertrand
Le communisme : « La liberté en Russie, c’est lu liberté d ’être pour le parti soviet, de le servir en esclave sans jamais protester ni se plaindre.
La liberté consiste encore à garder le peuple russe dans la plus complète ignorance. Plus que cela, la propagande communiste a pour seul but de cacher toute U vérité et dans la Russie même et dans le reste du monde. Le communisme, en somme, c’est le cancer des nations civilisées.
C’est en ces termes vigoureux que le ministre des Postes l’hon. Ernest Bertrand, condamnait hier soir dans une causerie à CKAC le communisme et au propagande néfaste.
Le conférence a déclaré d’abord que la population canadienne n’est pas suffisamment mise on garde contre la doctrine communiste en train d’asservir le monde.
Au moyen de citations choisies scrupuleusement, l’hon. Bertrand a prouvé en quelques phrases que le Russe, dons son pays, est traité comme un vil esclave. Il a fait ressortir ensuite toute la vérité sur la propagande de l’U.R.S.S. en expliquant las méthodes honteuses dont se servent les chefs communistes pour tenir la masse du peuple dans la plus grande ignorance.
En dernier lieu, l’orateur révéla certaine faits authentiques qui mettent à Jour le mensonge généralisé du système communiste.
Censure soviétique
« Staline et ses ministres, dit M. Bertrand, sont bien renseignés sur tout ce qui se dit et s’écrit dans les pays démocratiques. Cependant, ils tiennent le peuple russe dans la plus parfaite Ignorance. Le peuple ne connaît même pas ce qui se passe dans son propre pave. Excepté ne que la censure soviétique veut bien lui faire savoir, faux ou vrai. »
« Pour le Russe, continue le ministre des Postes, ceci veut dire que la nouvelle est prohibée, faussée, qu’on les magnifie si elle est mauvaise pour nous, atténuée ridiculeusement si elle est bonne. »
Le conférencier cite quelques passages du livre de Koriskoff pour illustrer sa pensée : « Voyez comment on traite les théories de la constitution de l’U.RS.S. On proclame dans une même phrase la liberté de pratiquer la religion et la liberté de faire de la propagande antireligieuse ».
Système de la police
M. Bertrand prouve encore ses avancés en rappelant les déclarations du Dr Kirkconneli : « Par exemple, si le système de police trouve simplement qu’un homme est dangereux « socialement », les autorités peuvent l’envoyer dans un camp de travail forcé pour cinq ans. Si le travailleur est en retard plus de trois fois, ou laisse son travail sans permission, on l’évince de son domicile en dedans de 10 jours. Il ne peut plus alors avoir d’accommodation ailleurs. »
Pour prouver le ridicule et en même temps la perversité de la propagande russe, M. Bertrand s’explique ainsi :
« Voici un gouvernement dans un pays de 180 millions de population, s’immisçant dans la vie des individus. Jusqu’au point de protéger la liberté de ces individus en leur fournissant presse, papier, plume, encre, facilités de communications. etc., nul fait tout cela pour défendre la liberté de presse, la liberté de tenir des assemblées monstres. On sait trop bien que personne, en Russie, ne peut écrire un seul mot contre le régime sans se voir envoyé dans les camps de concentration.
Dictature russe
« La liberté là-bas, ajouta l’hon. Bertrand, c’est la liberté d’être pour le parti soviet, de le servir en esclave. Sans jamais se plaindre ni protester. »
Un autre exemple de la dictature russe est celui-ci, tiré du livre de Kravchenko :
« La Russie reste contrôlée suivant l’idée fixe de Staline qui entend que tous les Russes sont des traites ou des bandits prêts à trahir et à tout saboter. À moins qu’on ne les garde sous observation 24 heures par jour”.
M. Bertrand continue de brosser ce tableau sombre de la Russie en précisant jusqu’où le pays mène l’esclavage :
« Une loi peut mettre les citoyens soviets hors la loi s’ils refusent de revenir dans leur pays. On amenda cette loi en 1834 pour exercer une vengeance aur la famille Innocente de ceux qui ont commis cette sup posée offense. On les emprisonne, on confisque leurs biens ».
« Le totalitarisme d’Hitler, reprend M. Bertrand, était un jeu d’enfant comparé à celui de Staline. Cependant, les Soviets prônent leur système de démocratie Idéale. Cela tandis que tout chez eux se base sur la force, la révolution, la guerre civile. »
Le communisme : Cancer du monde civilisé
Le Comintern, l’internationale communiste, qui cherche à étendre cette doctrine au monde entier, c’est le cancer des nations civilisées.
« Le travailleur ordinaire gagne 300 roubles par mois. 11 doit travailler 2 1-2 semaines pour acheter une paire de chaussures tandis que le travailleur américain peut l’acheter après une journée de travail.
Le Russe doit travailler trois mots pour s’acheter un habit. L’Américain l’achète en moins d ’une semaine. Le Russe travaille 5 heures pour une douzaine d’œufs qui coûte 40 minutes de travail. Ici, en Amérique : 2 1-2 heures pour l’achat d’une livre de sucre qui nous coûte ici 5 minutes de travail. Une heure 15 pour une pinte de lait qui équivaut ici à 10 minutes de travail. Ceci se passe en Russie en 1848 si seulement nos population pouvaient savoir!
(Article publié dans le journal Le Canada, 23 avril 1948).