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Colonisation du Haut-Canada

Colonisation du Haut-Canada

Colonisation du Haut-Canada

Le terme Haut-Canada fait référence à la province actuelle de l’Ontario.

Cette région est peuplée à l’origine par des Indiens Hurons, Pétuns et Algonquins. L’homme blanc y vient au début du XVIIe siècle. Samuel de Champlain parcourt ce territoire, bientôt suivi par plusieurs explorateurs européens et de nombreux missionnaires, qui furent particulièrement actifs en Huronie, à l’est et au sud de la baie Georgienne.

Colonisation du Haut-Canada au XVIIIe siècle

Des postes de traite de fourrures sont créés sur les sites des villes actuelles de Toronto, Windsor, Niagara Falls et Kingston. Le territoire est cédé à la Grande-Bretagne par les Français après la Guerre de Sept Ans, selon le traité de Paris signé en 1763.

Légalement, le Haut-Canada est proclamé en vertu de l’Acte constitutionnel de 1791 adopté par le Parlement britannique. Selon cet acte, l’ancienne Province de Québec est divisée en deux territoires distincts: le Bas-Canada, qui correspond plus ou moins au Québec actuel, et le Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario).

La Constitution de 1791 institue un gouvernement dont le but est de déterminer dans une large mesure la nature politique de l’ensemble du Canada.

En 1784, environ dix mille loyalistes, quittant les États-Unis après la guerre d’indépendance, se réfugient sur ces terres appartenant à la Grande-Bretagne et s’établissent dans ce que nous appelons aujourd’hui l’Ontario du Sud. La plupart de ces immigrants s’installent près de la baie de Quinte, dans la région du Niagara. D’autres choisissent des terrains le long du Saint-Laurent, entre le lac Ontario et Montréal.

Ces réfugiés politiques sont suivis par d’autres immigrants d’origine américaine, attirés par les rumeurs au sujet de vastes terres, disponibles, peu onéreuses et très fertiles.

À la même époque, plusieurs tribus iroquoises qui sont restées fidèles à la Grande-Bretagne quittent également les États-Unis et viennent s’installer dans le Haut-Canada, dans les régions situées à l’ouest du lac Ontario.

Ces immigrants fondent des villages, dont certains se transforment en petites villes qui deviendront, avec le temps, quelques-unes des plus grandes agglomérations canadiennes.

Le gouverneur du Haut-Canada, sir Frederick Haldimand, favorise judicieusement l’établissement de Loyalistes le long de la frontière américaine. Cela permet, en cas de guerre contre les États-Unis, de former une barrière défensive constituée de personnes fidèles à l’Angleterre.

Les terres sont concédées par lots, les chefs de famille recevant 40,5 ha, et les officiers supérieurs jusqu’à 405 ha, ou même plus. Vêtements, outils et vivres sont fournis pour trois ans grâce à un crédit sans intérêts. Ces facilités ne sont pas sans attirer un certain nombre d’Américains, qui viennent rejoindre les pionniers.

Colonisation du Haut-Canada au XIXe siècle

Avant la conquête de la Nouvelle-France, les territoires du Haut-Canada étaient occupés par environ 50 mille Amérindiens des nations iroquoïennes et huronnes.

En 1784, environ 10 mille loyalistes qui ne veulent pas rester aux États-Unis après la déclaration d’indépendance, émigrent vers le Haut-Canada et s’établissent sur les terres de l’Ontario du Sud. La plupart de ces immigrants s’installent près de la baie de Quinte, dans la région du Niagara. D’autres choisissent des terrains le long du Saint-Laurent, entre le lac Ontario et Montréal.

Ils sont suivis par d’autres immigrants d’origine américaine, attirés par la possibilité d’acquérir des terres fertiles à moindre coût.

À la même époque, des membres de la nation iroquoise qui sont restés fidèles à la Grande-Bretagne quittent les États-Unis et viennent s’installer en Ontario sur des terres situées à l’ouest du lac Ontario.

La guerre de 1812 entre les États-Unis et la Grande-Bretagne entraîne le Haut-Canada dans son orbite. Les États-Unis ne cachent pas leur intention d’annexer le Haut et le Bas Canada. Cette guerre, qui s’achève en 1814, cause une diminution importante de l’immigration en provenance des États-Unis.

En 1837, des rebellions contre le gouvernement britannique ont lieu au Québec (Bas-Canada) et dans le Haut-Canada. Elles eurent pour conséquence la création, en 1840, de la Province Unie du Canada à la suite de l’adoption de l’Acte d’Union. Cette union, premier pas vers la Confédération canadienne, permet d’accélérer le processus d’immigration dans les années 1840.

En outre, la famine en Irlande, le rétablissement des relations de bon voisinage avec les États-Unis et les tensions intérieures qui allaient mener les américains vers la guerre civile, favorisent l’accroissement du nombre de nouveaux arrivants au Canada.

Rebellions de 1837-1838

Lors des deux tentatives américaines d’invasion du Canada de 1775 et de 1812, la population canadienne est restée sourde aux appels des américains à l’insurrection contre les forces anglaises.

Toutefois, pendant les deux décades qui suivirent la guerre de 1812-1815, le mécontentement parmi la population des deux Canada, soit le Bas-Canada (Québec) et le Haut-Canada (Ontario), s’est traduit par un désir de réformes, renforcé, particulièrement dans le Bas-Canada, par les tensions entre les francophones et les anglophones.

Au Québec, au conflit politique s’ajoutent des controverses religieuses et ethniques. En fait, les Canadiens francophones et anglophones s’accusent mutuellement de tous les maux. Certains partisans des réformes exigent la limitation du rôle de l’église catholique, alors que d’autres voient dans la religion le principal soutien à leurs aspirations.

En 1837, une insurrection armée éclate au Québec. Le Haut-Canada est influencé par les événements qui agitent la colonie voisine, mais le conflit armé est beaucoup plus limité.

En février 1838, un groupe de rebelles essaie de se saisir de l’île Pelée, en Ontario, mais ils sont facilement battus. En juin de la même année, des adversaires du régime effectuent un raid contre le village de Short Hill, situé sur la frontière américaine, près des Chutes du Niagara. L’automne suivant ont lieu les attaques de Windsor et de Windmill Point. Mais toutes ces offensives sont plutôt mal organisées et se soldent par des échecs.

D’ailleurs, la participation d’un certain nombre d’aventuriers et de partisans de l’assimilation du Haut-Canada par les États-Unis joue en faveur des ennemis des réformes radicales.

En 1840, trois ans après les rébellions, les deux Canada sont réunis en une seule province par l’Acte d’Union. Cependant, cette nouvelle entité politique est instable et déchirée par des intérêts régionaux. Finalement, en 1867, la Confédération canadienne est formée.

Cette maison était plus dans la campagne que dans le bourg, et il en connaissait l’hôte pour un homme discret et complaisant.(Alain René Lesage Gil Blas de Santillane).
Cette maison était plus dans la campagne que dans le bourg, et il en connaissait l’hôte pour un homme discret et complaisant.(Alain René Lesage Gil Blas de Santillane).

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