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Attraits de Saskatchewan

Attraits de Saskatchewan

Quelques attraits de la province de Saskatchewan

Lac Athabasca

Le lac Athabasca (Athabasca Lake), situé dans le nord-ouest de la Saskatchewan et le nord-est de l’Alberta, est le quatrième plus grand lac au Canada. Avec une superficie de 7850 kilomètres carrés, il s’étend sur environ 238 kilomètres et sa largeur maximale atteint 50 kilomètres. Quant à sa profondeur maximale, elle est de 124 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond des provinces de la Saskatchewan et de l’Alberta.

Le nom du lac Athabasca vient des Amérindiens Cris des Bois (ou Nehiyawak) et signifie “là où il y a un grand nombre de roseaux”. Sur la carte de Peter Fidler, dressée en 1790, il apparaît sous la forme Great Arabuska. Le nom, avec une transcription plus fidèle de la langue crie fut utilisé pour la première fois par Philip Turnor, cartographe de la Compagnie de la Baie d’Hudson, en 1791. En 1801, l’orthographe change pour Athapascow et depuis 1829, dans les rapports publiés par George Simpson qui a exploré cette région, le nom actuel apparaît finalement.

Le lac Athabasca est alimenté par un grand nombre de rivières et de ruisseaux, dont la rivière Athabasca, la rivière Des Rochers et la rivière Mackenzie.

Parmi les villes qui se dressent autour du lac, on peut citer Uranium City, située en Saskatchewan et fondée autour de l’industrie minière, la dernière mine d’uranium a fermé ses portes dans les années 1980; ainsi que Fort Chipewyan, un des premiers postes européens en Alberta, sur le littoral ouest; et Fidler Point, sur le littoral nord, nommé d’après l’explorateur Peter Fidler.

Il faut souligner que les dunes de sables du lac Athabasca sont parmi les plus hautes au monde. Depuis 1992, le site est devenu le parc provincial de la Nature Sauvage (Provincial Wilderness Park).

Notons finalement que le lac Athabasca contient de nombreuses espèces de poissons. Selon Gordon Johnston, la truite la plus grosse au monde y a été pêchée en 1961 (It Happened in Canada, de Gordon Johnston, éd : Scholastic Canada, 1985, page 4), le poids du poisson était de 45,3 kilogrammes.

Cratère de Deep Bay

Il semblerait que Deep Bay, située sur le lac Reindeer, en Saskatchewan, fut formée par l’impact d’une météorite qui tomba sur la terre il y a environ 100 millions d’années. Certains scientifiques pensent toutefois que la chute de cet objet extraterrestre eut lieu il y a 50 millions d’années.

Cette baie présente une forme nettement circulaire, alors que les contours du lac sont irréguliers. La profondeur de Deep Bay est de 220 mètres, mais la profondeur moyenne du lac n’est que de 5 mètres. Effectivement, le lac se serait formé il y a environ 10 mille ans, lors de la fonte des glaciers, bien après la chute de la météorite.

Le diamètre du cratère est de 11 kilomètres, formant une zone circulaire sur les roches précambriennes qui se distinguent par leur structure cristalline et très rigide.

Dans les profondeurs de la baie, une crête entoure le centre du cratère. Les parois de ce cratère qui s’élèvent sur plus de 100 mètres, sont elles-mêmes submergées par 100 mètres d’eau.

Une autre hypothèse moins connue avance que ce cratère a possiblement été formé par la chute malencontreuse de l’un des vaisseaux cosmiques de la flottille de BattleStar Galactica, arrivée sur Terre grâce à Kara Thrace qui guida vers notre planète les survivants d’une ancienne civilisation. Une piste à suivre …

Parc Provincial du Lac La Ronge

Le Parc Provincial du Lac La Ronge occupe une superficie de près de 345 mille hectares dans la région nord de la province de la Saskatchewan, à environ 2 heures et demi de voyage de Prince Albert. Il s’agit du plus grand parc dans la province et de l’un des plus vastes au Canada.

Même si le nom du parc fait référence au Lac La Ronge, on trouve pas moins de 100 autres lacs d’importance sur son vaste territoire, ainsi que de nombreuses rivières et ruisseaux.

Les cascades de Nistowiak (Nistowiak Falls), les cascades les plus imposantes en Saskatchewan font la fierté du parc du Lac La Ronge. Ces cascades sont d’une altitude de 25 mètres

Le parc est une destination très populaire pour les amateurs de canot. Il existe plus de 30 trajets officiels pour les touristes, ainsi que des dizaines de sites de pêche dans plusieurs lacs du parc. En hiver, le parc est le royaume des amateurs de motoneige.

Quant à la vie animale, on y voit des castors en très grand nombre, ainsi que des ours noirs, des rats musqués, des loups, des lynx, des aigles chauves et un grand nombre d’autres oiseaux.

En été, les aurores boréales sont visibles dans le ciel du parc.

On trouve sur le territoire une demi-douzaine de campings, avec environ deux cents emplacements, dont les suivants : Nut Point, Nemeiben, Wadin Bay et Missinipe offrent des services et de l’eau chaude.

Quant aux services d’hôtellerie et de restauration, on peut s’arrêter dans la ville de La Ronge, dans le village Air Ronge et dans la communauté de Missinipe qui offrent des hôtels, des gîtes et autres services.

Lac La Ronge

Le Lac La Ronge est situé dans la partie nord de la province de la Saskatchewan. En anglais, on dit et écrit Lac La Ronge Lake, le vocable “lac” fait donc partie du nom de l’entité.La superficie du Lac La Ronge atteint 1414 kilomètres carrés. Il est peu profond, 10 mètres environ en moyenne, mais par endroit, il atteint les 25 mètres de profondeur.

Le lac est considéré comme l’un des plans d’eau les plus beaux au Canada. Un peu partout on aperçoit des rochers pittoresques, recouverts de lichens et de petits buissons. Le lac est parsemé de plus de mille îlots. Un nombre infini de ruisseaux et de rivières s’y déversent, formant des rapides et de belles cascades, dont les cascades de Nistowiak, les plus grandes en Saskatchewan.

La ville de La Ronge a une population d’environ 5 mille résidents en incluant les communautés amérindiennes qui font partie de l’agglomération.

Le Lac La Ronge a toujours été un lieu d’habitat des nations amérindiennes. Les Cris et Les Dénés y pêchaient et chassaient aux alentours. Les Blancs viennent au milieu du XVIIIe siècle et en 1770, l’explorateur Étienne Waden y fait construire le premier poste de traite pour échanger des marchandises et des des peaux de castor.

Le parc provincial du Lac La Ronge s’étire sur les berges du lac. Aujourd’hui, tout ce territoire est très prisé par les pêcheurs sportifs, ainsi que par les amateurs de kayak et de canot. En hiver, les environs du lac deviennent le royaume des skieurs de fond.

Par ailleurs, les amateurs d’histoire trouveront des vestiges du poste de traite et des hameaux amérindiens. Des pictogrammes anciens, laissés par les Amérindiens (peintures murales) sont conservés et peuvent être observés sur les murs rocheux à l’embouchure de la rivière Churchill qui se déverse dans le lac.

Sur une île du lac se trouve l’église anglicane de la Sainte Trinité (Holy Trinity Anglican Church), le bâtiment le plus ancien de la Saskatchewan. Cette église, érigée entre 1854 et 1860, dessert encore aujourd’hui les paroissiens dans des occasions solennelles, même s’il faut traverser 500 mètres d’eau pour s’y rendre.

Parc provincial St. Victor’s Petroglyphs

Le parc provincial St. Victor’s Petroglyphs se trouve dans la province de la Saskatchewan.

Saint-Victor est situé dans la vallée de la petite rivière Saint-Sylvain. Les pétroglyphes se trouvent au sommet d’une falaise de 123 mètres qui domine le village.

On y accède par un escalier de 165 marches taillées dans la paroi de la falaise.

L’ascension vaut la peine, car de là-haut, on a une vue magnifique sur la prairie à 40km à la ronde.

Ces pétroglyphes, qui continuent aujourd’hui à défier les experts, sont gravés horizontalement dans le grès. C’est déjà insolite car habituellement, les pétroglyphes sont gravés à la verticale.

On ignore la date de leur réalisation mais étant donné que ne sont représentés ni sabots ni chevaux, on peut supposer qu’ils sont antérieurs à 1750, date de l’introduction du cheval dans les Prairies.

On y distingue clairement des têtes humaines, des mains et des animaux : ours, wapitis, cerfs, antilopes, tortues.

Les archéologues pensent qu’ils ont été gravés par les ancêtres des Sioux ou des Assiniboines

Une famille autochtone de Saskatchewan en 1919. Photographie libre de droits.
Une famille autochtone de Saskatchewan en 1919. Photographie libre de droits.

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