Québec psychologique

Méditation de la pleine conscience

Méditation de la pleine conscience

La méditation de la pleine conscience et la critique

La méditation de la pleine conscience (mindfulness meditation en anglais) est une thérapie conçue par le docteur Jon Kabat-Zinn pour aider des professionnels qui doivent agir en situations de stress quotidien et permanent. Cette technique aide au professionnel à être bien en selle, à se concentrer sur les différents aspects de son travail et à ne pas être contrarié par les petits désagréments de la vie. Grâce à cette thérapie, on surmonte l’anxiété, la douleur et la maladie. On réalise ainsi qu’on ne doit pas s’accrocher à tout ce qui accable la personne. Le résultat est qu’on ne se sent pas surchargé et on peut se donner un sens à la vie.

Cette pratique désigne la conscience vigilante des pensées, motivations et actions afin de réduire le stress et prévenir des rechutes dépressives. L’attention du pratiquant est orientée sur l’instant présent, on examine ses propres sensations, leur origine, leurs motivations, leur durée, les situations qui mènent à leur disparition. L’observateur va aussi examiner les perceptions, les habitudes mentales positives ou négatives, la conscience et d’autres facettes de la pensée, tout en essayant de rester neutre et silencieux, sans juger, sans chercher à retenir la sensation agréable ni à rejeter la sensation désagréable.

Le méditant se met à l’écoute de ses sensations et ainsi il découvre la structure de ses habitudes pour contrôler ses émotions et ses décisions quotidiennes.

Le pratiquant apprend à se détacher et se libérer progressivement des conditionnements mentaux. Lorsque la personne pratique la méditation de la pleine conscience de façon quotidienne, elle est plus productive et moins fatiguée. Ce principe a été adopté par un grand nombre de médecins, infirmières et infirmiers, écrivains et psychologues dans le traitement de l’anxiété et du stress.

Le docteur Jon Kabat-Zinn a fondé la Clinique de réduction du stress (Stress Reduction Clinic) et le centre pour la pleine conscience en médecine de l’université médicale du Massachusetts, aux États-Unis. Sa méthode est utilisée en thérapie cognitive dans plus de deux cents hôpitaux américains. Au Québec, plusieurs médecins travaillent également à faire connaître la méditation de la pleine conscience aux professionnels qui en auraient besoin. Ainsi, il est possible de faire appel aux services d’un psychologue à Montréal pour pratiquer cette méthode.

Les recherches ont démontré qu’une thérapie basée sur la méditation pleine conscience est une alternative aussi efficace qu’un traitement par antidépresseurs dans la prévention de rechute dépressive.

En fait, contrairement à des thérapies cognitives classiques, pour prévenir les rechutes dépressives, la technique ou la psychothérapie de la méditation de la pleine conscience se base sur des résultats qui conduisent à penser que la vulnérabilité dépend avant tout de l’humeur plutôt que du contenu des pensées. De cette façon, l’humeur jouerait un rôle prépondérant en contribuant aux pensées dysfonctionnelles et à la rechute dépressive.

Résumons que la thérapie cognitive de la méditation de la pleine conscience peut être définie comme un programme d’exercices de méditation qui vise la réduction du stress et la disparition des états d’angoisse. Dans une perspective de psychologie positive, cette thérapie est une technique de bien-être voire de développement personnel.

Dernièrement, les chercheurs ont établi même que cette méditation active quelques régions du cerveau qui permettent de combattre la douleur grâce à une activité cérébrale spécifique : la méditation de la pleine conscience désactive le thalamus qui filtre l’information sensorielle. Pourtant, il serait trop tôt de généraliser les conclusions et d’appliquer cette méthode à des patients qui souffriraient des douleurs chroniques.

Introspection

Exploration que le sujet fait volontairement dans le domaine de sa vie intérieure. Cette opération nécessite le détachement au moins momentané du monde extérieur, la concentration de l’attention sur l’intimité de moi.

La « connaissance de soi-même » était un précepte de la sagesse antique dont la valeur reste éternelle et qu’ont soulignée tous les moralistes. Aussi la voit-on s’intégrer dans beaucoup de disciplines individuelles et collectives, philosophiques ou religieuses : les examens de conscience, la réflexion, la méditation sont fonction de l’introspection.

Rappelons aussi que, jusqu’à l’avènement des méthodes objectives et de la psychologie expérimentale, la psychologie traditionnelle s’est édifiée sur les seules données de l’introspection, qu’il s’agisse de l’existence de l’âme (Cogito, ergo sum, de Descartes) jusqu’aux Données immédiates de la conscience, de Bergson. Mais la faiblesse de cette source d’information réside dans son caractère trop individuel et trop subjectif et dans le fait qu’elle ne tient pas suffisamment compte des incidences de l’inconscient et du subconscient dont le rôle est si grand et si déterminant dans le comportement de l’individu.

Tous les sujets ne possèdent pas au même degré des possibilités d’introspection : certains même en sont complètement dénués ; d’autres – au contraire – ont une inclination trop grande à rompre le contact avec le réel et à se complaire dans l’intériorisation. Encore est-il que, pour être valable et féconde, l’introspection exige une sincérité complète envers soi-même ; or, celle-ci peut être faussée par des ingérences affectives fâcheuses, par des déviations de la logique et tout ce que Dromard appelait « les mensonges de la vie intérieure » : jugements de tendance, raisonnements de justification.

Une tendance exagérée à l’introspection est fréquente chez les scrupuleux, les douteurs, les obsédés et chez beaucoup de psychasthéniques, constamment penchés sur leurs états d’âme pour les analyser, les critiquer et aussi chez certains schizoïdes. Elle se double parfois de tendances interprétatrices qui peuvent amorcer des délires et rangent ces malades dans la catégorie des « folies raisonnantes ».

L’auto-observation excessive doublée souvent d’inquiétude est une entrave fréquente chez eux à l’activité pragmatique.

Il est aussi toute une catégorie de sujets qui réagissent aux événements de la vie courante par une intériorisation excessive : ce sont les introvertis de Jung. Un degré de plus et c’est l’autisme des schizophrènes chez lesquels chez lesquels une rupture de contact avec le monde réel s’accuse de plus en plus et qui s’isolent dans l’enkystement de leur vie intérieure.

Critique

Le mot Critique répond, en psychiatrie, à des acceptions différentes :

1. Les phénomènes critiques :

a) L’âge critique correspondant à la ménopause, s’accompagne parfois de manifestations psychiques.

b) On parle de phase critique ou de période critique dans l’évolution de certaines psychoses; dans les confusions mentales infectieuses, certains symptômes dits critiques (débâcle urinaire, p. ex.) marquent l’entrée en convalescence.

c) Certaines affections à manifestations paroxystiques peuvent donner lieu à des crises et à des décharges critiques; ex. : l’épilepsie, l’hystérie. On parle d’équivalents mentaux critiques, de troubles mentaux pré et post-critiques dans l’épilepsie.

2. Le sens critique. – La critique est cette faculté que nous possédons de ne pas admettre sans contrôle on sans discussion les idées ou opinions qui nous sont présentées et de réserver notre jugement sur les attitudes, le comportement des individus ou les manifestations des collectivités. Cette faculté est couramment dénommée le sens critique; elle existe à des degrés variables chez les individus.

« La seule critique définitive est la création. » (Maurice Lemaître, écrivain et artiste français). Image : © Megan Jorgensen (Elena)

La critique est une arme scientifique et sociale utile, surtout en matière d’éducation et de formation individuelle ou collective; elle sert grandement à la formation de la personnalité individuelle. Mais elle doit rester discrète et opportune; sortie de ces limites, elle peut prendre un caractère morbide et devenir dangereuse. Par contre, son absence amène les sujets à la crédulité, au conformisme et à l’approbativité.

Le sens critique peut faire défaut de façon grossière ou relative. Cette carence est, dans certains cas, d’ordre constitutionnel. Elle est un des traits fondamentaux de ce que l’on appelle la mentalité primitive qui ignore les catégories logiques, vit de crédulités et de superstitions. On trouvera le sens critique plus ou moins déficient chez les insuffisants intellectuels, les imbéciles et les débiles mentaux.

L’affaiblissement critique est souvent un des premiers symptômes révélateurs d’un fléchissement de l’intelligence comme en réalisent les démences ou certains délires chroniques.

À l’opposé, on peut rencontrer des exagérations ou des déviations de cette faculté de critique. Il existe des sujets qui possèdent une véritable incontinence critique s’exerçant à tout propos et en toute occasion, se rendant importuns pour leur entourage. Ces bavards et ces ergoteurs sont souvent les premières victimes de leur indiscrétion.

Mais à côté de ces exagérations banales, il existe un état d’éréthisme critique pathologique qui tient à la fois de l’interprétation et du rationalisme morbide et souvent aussi de la malignité. C’est un des traits essentiels de du délire d’interprétation de Sérieux et Capgras, de toutes les folies raisonnantes et de la paranoïa.

Appliqué à nos propres sentiments, à nos idées et no notre conduites, le sens critique devient l’auto-critique. Il prend une grande signification en pathologie mentale et mérite une étude à part.

Ant. Porot.

Auto-conduction

Nom donné par Toulouse et Mignard à la fonction de synthèse mentale qui contrôle et coordonne les diverses fonctions élémentaires en vue d’une action harmonieuse, adaptée aux fins de l’individu.

L’auto-conduction est troublée dans la plupart des affections psychiatriques; elle l’est particulièrement dans la confusion mentale où elle subit une dissolution qui définit essentiellement la structure confusionnelle.

mindfulness

La méditation rend la paresse tout à fait respectable (Paul Dean). Photographie : Megan Jorgensen.

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