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Syndic de faillite

Syndic de faillite

Syndic de faillite

À quoi donc ça sert, un syndic de faillite à celui qui le consulte, comparé à un organisme bancaire ?

Le syndic analyse la situation financière du client en toute objectivité, puisqu’il n’a ni intérêt direct ni passif financier en jeu. Le syndic ne fait aucun prêt ni pari sur l’avenir. Il ne fait qu’observer la réalité financière du client et propose des solutions financières réalistes.

Peut-être, la qualité la plus importante est qu’un syndic peut négocier là où on ne peut plus le faire.

Le syndic intervient à trois niveaux :

  1. La consolidation de dettes. À cette étape, le syndic revoit le budget, reconsidérer des façons à agir ; il peut essayer de mettre en place un prêt global à faible taux qui résume toutes les dettes en une seule. Pour un grand nombre de clients, il suffit de reconsidérer la façon de consommer et parfois réorganiser sa vie.
  2. La proposition de consommateur. Le syndic propose de rembourser les dettes en partie ou en totalité selon un échéancier L’avantage est qu’on reste propriétaire de tous ses biens mobiliers et immobiliers. Les honoraires du syndic sont inclus dans la somme négociée avec les créanciers.
  3. La faillite. Cette solution est parfois inévitable. La faillite est un processus légal à la suite duquel on peut être libéré de la plupart des dettes. Lorsque on déclare faillite, un paiement mensuel calculé en fonction des revenus peut être demandé. De plus, le syndic informe le client des biens saisissables qu’il vendra et distribuera les fonds recueillis parmi les créanciers. Il est aussi possible de produire une faillite conjointe.

Pour devenir syndic de faillite, il faut d’abord étudier les finances ou la comptabilité, puis il faut passé un diplôme d’études supérieures spécialisées en fiscalité. Après, il faut suivre une formation auprès de l’Association Canadienne des Professionnels de l’Insolvabilité et de la Réorganisation, ponctuée d’examens réguliers avant les épreuves finales et l’épreuve orale, c’est une formation complexe et ardue.

Un syndic doit être capable de comprendre pourquoi et comment les gens ne parviennent pas à assurer leurs échéances financières. Remarquons qu’alors que l’écoute et l’empathie sont des éléments importants de leur intervention, les syndics n’ont pas de formation en psychologie. Ils doivent apprendre sur le terrain, de la vie.

Au Canada, il y a environ huit cents syndics.

Westmount.

Westmount, escalier. Photo – GrandQuebec.com

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