Professions et métiers

Boucher

Boucher

Boucher

Au Québec, le métier de boucher est très recherché. En effet, malgré tous les efforts de l’industrie de l’alimentation, la province est en pénurie de bouchers et cela malgré une demande constante dans ce secteur. Les supermarchés, les petites et moyennes boucheries, les marchés municipaux et autres engagent volontiers des bouchers.

Il est vrai que la profession de boucher est aujourd’hui méconnue et dévalorisée. Tout le monde ou presque aime la viande, mais peu nombreux sont ceux qui veulent exercer un métier qui manque de reconnaissance. Le fait est que même les centres d’assurance-emploi cataloguent la profession de boucher dans la catégorie « commis-boucher » alors que les bouchers sont beaucoup plus que ça.(cela dit sans vouloir vexer les gentils commis-bouchers qui, parmi de nombreuses autres qualités, sont passés maîtres dans le maniement de couteaux et autres objets tranchants d’une taille plus que respectable…).

On découpe la viande depuis les débuts de la civilisation, et le métier de boucher évolue au rythme de la société. Il y a toujours de nouveaux développements, de nouvelles coupes et façons d’apprêter, etc. C’est un service très important, ouvert aux nouvelles tendances du monde culinaire. De plus, au Québec, le choix et la coupe des viandes se transforment avec les usages des nouveaux arrivants, et l’immigration et le tourisme redéfinissent le paysage culinaire de la province. Ce phénomène est, d’ailleurs, «à double tranchant»: les Québécois découvrant à l’étranger de nouveaux plats, essayent de les reproduire chez eux en demandant au boucher de faire des coupes particulières, en posant des questions sur la cuisson et la préparation de viandes méconnues ou nouvelles. Ainsi, les bouchers deviennent de plus en plus des conseillers.

Admettons toutefois que les conditions salariales du boucher ne sont pas parfaites et en découragent plus d’un, même si, en réalité, le boucher gagne assez pour être considéré comme l’un des métiers les mieux payés dans le secteur de l’alimentation.

Plusieurs centres de formation des bouchers existent au Québec, dont le centre de formation professionnel de la Pointe-du-Lac, à Salaberry-de-Valleyfield.

boucher

Boucher. Photo : Megan Jorgensen

123 Comments

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *