Faune parisienne

Le mammouth

Le mammouth

Le dernier mammouth de Paris

Les mammouths n’ont pas disparu de la surface de la terre, c’est n’est qu un mensonge et voici la preuve (voir la photo au-dessus).

Si vous voyez un mammouth en sortant de la gare d’Austerlitz de Paris, surtout, pas de panique. Ces animaux ne sont pas méchants, par contre, ils sont très susceptibles et ils seront gentils avec vous, à condition que vous ne vous ’en prenez pas.

Le mammouth aime se promener pattes nues (mais poilues) et certains préfèrent des mammouths épilés, il faut penser d’abord aux conditions climatiques. Ainsi, si vous pensez faire d’un mammouth votre animal de compagnie, n’oubliez pas qu’au Québec, un mammouth aura besoin de ses poils pour avoir chaud, parce qu’il est très sensible au froid, et puis les mammouths n’aiment pas être épilés, ils tiennent à leur virilité. D’ailleurs, la douane canadienne a ses règles très strictes au sujet des mammouth : si quelqu’un apporte au Canada un mammouth vivant épilé, il doit présenter la preuve de posséder une résidence spacieuse et chauffée pour y garder la bête durant l’hiver québécois, alors pensez deux fois avant d’épiler votre mammouth et l’apporter au Québec.

Au sérieux, les mammouths ne vivaient pas dans la neige, mais dans la steppe à mammouths, de grandes étendues herbeuses qui n’ont plus d’équivalent chez nous. L’animal passait la plupart de sont temps à boire et à manger pour absorber jusqu’à 100 litres d’eau et 180 kg d’herbe, dont il avait besoin chaque jour pour survivre.

Le mammouth possédait une toison épaisse et une trompe à deux doigts. Sa peau affichait ses deux centimètres d’épaisseur au-dessus d’une couche de graisse de 8-10 cm.

Le mammouth attrapait la nourriture avec sa trompe, résultat de la fusion du nez, de la lèvre supérieure et des muscles de la face.

Curieusement, les mammouths ne sont pas les ancêtres de l’éléphant! Le mammouth et l’éléphant partagent un ancêtre commun qui vivait il y a sept millions d’années environ. Les mammouths et les éléphants ont évolué de manière parallèle depuis plus de cinq millions d’années.

La disparition du mammouth est sans doute due au changement climatique. Contrairement aux rennes ou aux caribous, le mammouth, devenu hyperspécialisé avec ses dents élaborées comme des meules pour manger l’herbe, s’est trouvé fort dépourvu quand la pluie et le réchauffement sont venus, il y a 10 000 ans.

La steppe s’est appauvrie, des arbres sont apparus. Les mammouths n’ont pas su s’adapter et ont disparu. On croit que sur l’île de Wrangel, au nord-est de la Sibérie, les derniers mammouths ont vécu il y a 4 000 ans. Aujourd’hui, une possible récréation des mammouths est un grand fantasme de scientifiques, qui prélèvent des tissus sur les mammouths congelés que l’on découvre régulièrement. Ils espèrent en trouvant de l’ADN en bon état pouvoir ressusciter ce gros animal, mais la probabilité de retrouver une cellule vivante est infinitésimale.

mammouth a paris

Mammouth à l’entrée du Jardin des Plantes, place Valhubert, Paris, V° arrondissement, près de la gare d’Austerlitz. Photo : © GrandQuebec.com.

Ère glaciaire au Canada

Il y a des millions d’années, des glaciers couvraient tout le Canada. Mammouths, rhinocéros laineux et chevaux sauvages erraient alors sur l’ensemble du territoire de la Sibérie et du Canada, unis par un vaste pont terrestre. En effet, à cette époque le niveau de la mer était de 100 à 200 mètres plus bas qu’aujourd’hui. Les paléontologues appellent cet énorme sous-continent la Béringie.Pendant longtemps, les scientifiques pensaient que l’extinction des mammouths en Amérique du Nord était liée à l’arrivée de l’homme préhistorique sur le continent, il y a environ 12 ou 13 mille ans. Aujourd’hui, selon des travaux de chercheurs de l’université d’Alaska à Fairbanks, la disparition des animaux préhistorique serait davantage liée aux changements climatiques survenus à la fin de l’ère glaciaire.

Effectivement, les datations au carbone pratiquées sur plus de 600 ossements de mammouths, wapitis, orignaux, bisons, chevaux, castors géants et autres animaux dont certains ont aujourd’hui disparus, montrent qu’ils se sont éteints bien avant l’arrivée de l’homme, comme c’est le cas du cheval sauvage, ou qu’ils étaient en régression (le mammouth). Ainsi, la chasse ne serait pas responsable de l’extinction de ces animaux.

En fait, on ne sait pas la cause exacte de l’extinction des mammouths, même si on suppose que c’est le changement de climat qui les fit disparaître graduellement de la surface de la terre.

Lorsqu’il faisait froid, les champs produisaient une nourriture pauvre qui correspondait aux besoins des animaux monogastriques (c’est-à-dire, à estomac simple) comme les mammouths ou les chevaux sauvages.

Pendant la transition entre l’ère glaciaire (cette période est connue sous le nom de pléistocène) et la période actuelle (l’holocène), le climat devient plus chaud, les étés sont plus humides et le dégel fait apparaître un grand nombre de lacs et de marais. Dans les prairies, des herbes se développent et cette nourriture riche favorise les ruminants. Le wapiti et le bison deviennent donc des espèces dominantes et les mammouths disparaissent.

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