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Cloridorme touristique

Cloridorme touristique

Destinations touristiques : Cloridorme touristique

La municipalité de Cloridorme, située au nord-ouest de la péninsule de Gaspé, s’échelonne sur 16 kilomètres le long du littoral du Golfe du Saint-Laurent. Cloridorme comprend les hameaux de Pointe-à-la-Frégate, Brûlé, La Petite-Anse et Saint-Yvon.

Cloridorme est un village axé sur la pêche et on y remarque la présence de chalutiers et de grandes barges en activité. C’est une destination idéale pour les mordus de la pêche. On peut prendre des éperlans et des maquereaux depuis le quai du village. Mais on peut aussi s’établir sur les rives de l’un des 15 lacs de la municipalité, ou emprunter des embarcations dans chacun des hameaux.

Le relief est montagneux et on y trouve des pistes aménagées pour la motoneige. Le sentier des Appalaches traverse également la municipalité.

Deux haltes routières sont situées aux extrémités est et ouest du canton. Ce sont les haltes de Pointe-à-la-Frégate et de Saint-Yvon. Dans cette dernière, une petite exposition est proposée, relatant l’explosion d’une torpille allemande sur le cap de Saint-Yvon durant la guerre du Saint-Laurent en 1942. À Pointe-à-la-Frégate, on peut apercevoir, à marée basse, des canons ancrés dans le sable. Ils appartenaient à la frégate anglaise Pénélope qui s’est échouée non loin de la pointe, le 1er mai 1815.

On peut noter la présence d’un centre de développement des métiers d’art, où les artisans locaux peuvent exposer leurs réalisations.

Parmi les hôtels et auberges de Cloridorme, remarquons l’hôtel «L’étoile du nord» qui se dresse devant la pointe du naufrage du Pénélope. Le style de ce géant architectural est unique et sa prestance impose l’admiration.

On trouve des beaux immeubles patrimoniaux sur la route du Brûlé où l’ancien et le nouveau cohabitent en toute harmonie.

L’église de Cloridorme, bâtie en 1960, se distingue aussi par son style architectural.

À Saint-Yvon, un magasin général d’une finesse artistique particulière, datant du début du XXe siècle, mérite une visite. À proximité se trouve l’Anse de Saint-Yvon et la Pointe-Sèche, où il existe encore quelques chafauds. Autrefois, ces cabanes servaient à conserver la morue.

Historique de Cloridorme

Plusieurs hypothèses, plus ou moins satisfaisantes, ont été avancées pour expliquer la dénomination Cloridorme attribuée à un canton (1871) et à une municipalité (1885) situé dans la partie nord de la Gaspésie, près de Gaspé, et colonisée depuis 1838 par des gens venus de Montmagny. D’ailleurs ,on a déjà avancé l’hypothèse que l’endroit devrait sa dénomination à l’un des premiers colons, Cloridan Côté, originaire de Saint-Thomas-de-Montagny. Une mission répondant à l’appellation ultérieure de Sainte-Cécile-de-Cloridorme s’ouvre en 1853, devient paroisse en 1873 avec l’ouverture des registres et sera érigée canoniquement seulement en 1900.

Il semble que personne ne connaît aujourd’hui la véritable origine ni la signification de ce toponyme. Même l’hypothèse présentée comme la plus plausibe résiste mal à l’analyse. En effet, on croit que la concession, en 1707, à Charles Morin par le gouverneur Vaudreuil et l’intendant Raudot d’un territoire appelé Cloridan à la rivière Ristigouche, appellation qui, par modifications successives, aurait abouti à Cloridorme, fournirait l’explication définitive. Mais on a démontré que le déplacement de ce toponyme de la baie des Chaleurs à la côte nord de la Gaspésie apparaît sinon impossible du moins fort peu probable. Ce que l’on sait avec certitude, c’est que le nom était déjà en usage au cours du XVIIIe siècle, comme en fait foi une carte anonyme de 1755. Les Cloridormes (sic !) et qu’au XIXe siècle on soutenait que Les Chorydormes identifient deux baies ouvertes sur le Saint-Laurent, du côté est, phénomène à rapprocher des rivières du Petit-Cloridorme et du Grand-Cloridorme.

Le passage du pluriel au singulier ainsi que la fixation de la graphie actuelle se sont effectuées à la fin du XIXe siècle. À cet égard, il n’est pas sans intérêt de signaler que le bureau de poste qui entre en service en 1872 portait le nom de Chlorydormes jusqu’en 1921, date à laquelle celui-ci est modifié en Cloridorme. Certains commentateurs soupçonnent une élucidation possible du côté des langues amérindiennes, sans pouvoir étayer leur intuition. Une légende célèbre, celle de Rose Latulippe, demeure attachée à ce toponyme, bien qu’elle ne soit pas exclusivement propre à Cloridorme.

Cette jeune fille de 20 ans aurait dansé toute une soirée avec un élégant et mystérieux cavalier qui se révèle être Satan lui-même lorsque le curé le chasse à minuit d’un grand signe de croix. Les Cloridormiens gardent encore dans leur mémoire ce fait merveilleux qui leur rappelle une époque où la danse était considérée comme une faute morale.

Hameau de Saint-Yvon

Blottie au fond de la baie de Saint-Yvon, le hameau côtier du même nom est situé sur la rive nord de la Gaspésie, à 3 kilomètres à l’est de Cloridorme et à 45 kilomètres au nord-ouest de Gaspé.

C’est en 1886 qu’un bureau de poste, fermé en 1968, a été ouvert sous le nom de Saint-Yvon qui est à l’origine du toponyme. Selon le témoignage des anciens, cette appellation fut donnée par le premier maître de poste, d’origine française, en souvenir de son lieu de naissance. L’endroit avait été connu antérieurement sous la dénomination de Pointe-Sèche, qui est d’ailleurs celle de la bande de terre qui s’avance dans le golfe du Saint-Laurent à l’est de la baie de Saint-Yvon. Un rapport d’arpentage de 1869 indique seulement Pointe-Sèche pour ce lieu. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, plus précisément le 8 décembre 1942, une torpille lancée par un sous-marin allemand atteignit la côte, ce qui causa un grand émoi parmi la population de ce hameau.

Cloridorme

Cloridorme. Photo libre de droits.

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