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Voyage à Beauceville

Voyage à Beauceville

Beauceville comme destination touristique

Le principal attrait de la Ville de Beauceville, située au cœur de la Beauce-Appalaches, sur la rivière Chaudière, à 85 kilomètres au sud de Québec et à 120 kilomètres de Sherbrooke, sont ses paysages incroyables.

Le poète et écrivain William Chapman, l’un des poètes qui ont marqué la littérature canadienne-française, a vécu à Beauceville, mais aujourd’hui la municipalité est connue avant tout pour l’île Ronde située au cœur de la rivière Chaudière et de la Ville de Beauceville, avec ses aires de repos et de nombreux jeux (mais l’accès est fermé au printemps).

Le Parc des Rapides du Diable attire lui aussi de nombreux visiteurs. Le club de golf de Beauceville et le club motoneige sont également très populaires.

Les routes qui desservent la municipalité sont la route 173, l’autoroute 73 et la route 108.

Rapides du Diable

Les rapides du Diable s’étendent sur près de 1 km et ils occupent un coude profondément encaissé de la rivière Chaudière, immédiatement en amont de Beauceville. Des bancs de roches dures, plus résistantes à l’érosion, ont été mis en valeur et expliquent le verrou glaciaire qu’on y observe. En aval du pied des rapides et jusqu’aux chutes de la Chaudière, la rivière présente un profil longitudinal de faible déclivité, ce qui explique les fonds étalés ainsi que les îles d’alluvions accrochées aux noyaux rocheux qui parsèment son lit.

Les documents anciens mentionnent le plus souvent ces rapides sans les désigner autrement. La première mention cartographique connue serait celle de John Montresor, sur un plan daté du 25 juillet 1761 et sous la forme The Devils’s Rapid. Tout indique cependant que le nom actuel était alors d’usage connu puisque le toponyme Rapide du Diable est mentionné dans une lettre de François-Étienne Cugnet, écrite le 18 octobre 1730 au ministre de la Marine en vue d’obtenir une concession de terres qui permettraient d’entreprendre l’élevage de bœufs provenant du pays des Illinois.

Parmi les autres noms relevés, citons Le Portage, Le Rapide, Les Grands Rapides, L’Enfer, Les Portes de l’Enfer. La légende s’est depuis longtemps emparée du thème de ces mystérieux rapides. On raconte, par exemple, à tort, qu’il s’agit du site du fameux naufrage d’Arnold à l’automne de 1775, naufrage qui s’est en réalité produit aux autres rapides du Diable, situés à quelques kilomètres en aval du lac Mégantic. Même avec cette erreur de localisation, on prétend qu’Arnold aurait ensorcelé les rapides et, encore au milieu du XIXe siècle, à l’époque de l’or, on y recherchait, souvent avec l’aide de sorciers et sorcières, le fabuleux trésor jadis transporté dans les barques des troupes américaines. La mémoire populaire des Beaucerons, ces insoumis, n’avait pas encore oublié, semble-t-il, les bonnes affaires réalisées par les habitants lors du séjour forcé des Américains qui, après l’échec subi à Québec à la fin de décembre 1775, durent se résigner à passer l’hiver en Beauce. Le trésor n’ayant jamais été retrouvé, la légende veut qu’il soit toujours jalousement gardé par le Diable.

Bras Saint-Victor

Affluent majeur de la rive gauche de la rivière Chaudière, ce cours d’eau de la Beauce s’étire sur plus de 40 kilomètres. Des hauteurs du canton de Shenley, où il prend sa source principale, le bras Saint-Victor coule en direction sud-nord jusqu’à Saint-Éphrem-Station, dans le canton de Tring. De là, jusqu’à Saint-Victor-Station, il entreprend un cours sinueux dans un secteur marécageux dénommé Les Prairies. Il traverse ensuite, sans vigueur et en dessinant quelques méandres étalés, une zone dite des Eaux-Mortes. Son cours devenant plus énergique, il s’oriente nord-est pour traverser Saint-François-de-Beauceville (un arrondissement de la ville de Beauceville) et dévale une cascade haute de 6 mètres, à 2 kilomètres environ de son embouchure qui se trouve juste en face de l’île du Père. Cette embouchure a servi à délimiter, en 1737, la seigneurie Saint-Joseph-de-Beauce de celle de Rigaud-De-Vaudreuil.

Les documents de l’arpenteur Noël Beaupré parlent du Bras est une expression toponymique qui en a embrassé quelques-uns, peu au courant de l’usage français de ce mot qui désigne soit les affluents d’une rivière, soit les ramifications d’un cours d’eau dans son delta. Ainsi s’explique sans doute que Victor River apparaisse sur une carte minière en 1921.

Par la suite on écrit assez fréquemment Rivière ou Bras Saint-Victor. Après avoir substitué Rivière Saint-Victor à Bras Saint-Victor en 1955, on est heureusement revenu depuis peu à la forme actuelle, ce qui n’empêche pas les Beaucerons de parler couramment et simplement du Bras, conformément à l’usage ancien, puisque la paroisse de Saint-Victor n’existe que depuis le XIXe siècle. Lors de la fonte printanière de la neige ou des grosses pluies, l’apport en eau de cette rivière est déterminant pour l’inondation des fonds de la Chaudière. On a souvent proposé la construction d’un barrage qui régulariserait le début du bras. Variante : Rivière du Désert, Rivière Prévost.

Beauceville

Beauceville, vue panoramique. Image libre de droits.

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