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Destination touristique : Port-Cartier

Destination touristique : Port-Cartier

Destination touristique : Port-Cartier et ses environs

Histoire de la ville de Port-Cartier

Ville portuaire de la Côte-Nord, implantée à 62 kilomètres à l’ouest de Sept-Îles, Port-Cartier doit son existence à la nécessité, pour la compagnie Québec Cartier Mining, d’expédier le minerai de fer extrait des gisements du lac Jeannine, près de l’ex-ville de Gagnon et de la ville de Fermont, à 300 kilomètres plus au nord. À cette fin, la compagnie fit construire une voie ferrée dans les années 1960. Avec la fermeture de Gagnon en 1985, l’entreprise a reporté son activité au mont Wright. D’ailleurs, le nom choisi, tout en rappelant le souvenir de Jacques Cartier, premier explorateur officiel du Canada, veut davantage souligner le rôle déterminant de la puissante compagnie minière dans le développement de la ville.

En des temps reculés, à l’époque où les coureurs de bois parcouraient la contrée, l’endroit était baptisé Portage-des-Mousses, connu chez les Montagnais sous le nom de Massek Kupitaken, en raison de la présence de chutes sur la rivière aux Rochers, qui nécessitaient un portage d’environ 3 kilomètres.

En 1915, le colonel Robert R. McCormick, propriétaire du journal « Chicago Tribune », visite Rivière-aux-Rochers, dont le nom est tiré du cours d’eau découvert par Champlain en 1603. pour en jauger le potentiel forestier. Une scierie est construite en 1918 et une usine d’écorçage de l’Ontario Paper Company en 1920. Celle-ci s’installe dans le secteur ouest de Rivière-aux-Rochers, appelé Shelter Bay, nom attribué au bureau de poste ouvert en 1916. En 1955, une forte limitation des coupes de bois va entraîner la fermeture de l’usine.

Ayant reçu son nom et son statut de ville en 1959, Port-Cartier voit la Québec Cartier Mining, société minière à l’origine, en partie, de la dénomination municipale, aménager un port de mer artificiel creusé dans le roc.

Les Portcartois ont connu la prospérité grâce aux activités portuaires qui ont hissé leur port au 3e rang au Québec pour le tonnage manipulé. Des investissements importants sur le plan industriel et dépassant le milliard de dollars au cours des années 1960-1980, ont mérité à Port-Cartier le titre de Ville Milliard.

En 1965, était créée à proximité, la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier, le long des rivières Pentecôte, aux Rochers et Sainte-Marguerite. Ce territoire de 6422 kilomètres carrés, qui compte beaucoup de conifères et une réserve de castors, attire nombre d’amateurs de la nature à Port-Cartier.

Secteur de Rivière-Pentecôte de la ville de Port-Cartier

En 1875, une mission répondant au nom de Saint-Patrice-de-la-Rivière-Pentecôte était établie sur la Côte-Nord, entre la municipalité actuelle Baie-Trinité et le noyau urbain actuel de la ville de Port-Cartier, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Sept-Îles.

Sur cet emplacement, on a érigé, en 1972, la municipalité de Rivière-Pentecôte, jusqu’alors territoire non organisé, qui doit son nom à la rivière à l’embouchure de laquelle elle a été implantée. On a longtemps cru que l’origine de cette appellation se perdait dans la nuit des temps, mais aujourd’hui l’on sait que Jacques Cartier est arrivé en ces lieux le jour de la Pentecôte, en 1535. Par ailleurs, le cours d’eau avait pour nom, en montagnais, Mistecapiu, « c’est un rocher abrupt », à propos duquel on s’est empressé d’effectuer le rapprochement verbal pente + côte. Cette information figure dans un document déposé à la Commission de géographie du Québec, au début du XXe siècle.

Sur le plan historique, il importe de signaler qu’un document de Louis Jolliet remontant à 1685 signale une « Rivière nommée de pannecoste » et que la carte de Deshayes (1695) indique « Rivière de la Pentecoste ». Pour sa part, le cartographe Bellin, dans un document de 1744, signale « R. Michigabiou ou R. De la Pentecôte ; on l’appelle aussi R. S. Marguerite ».

En 1884, on procédait à l’ouverture d’un bureau de poste identifié comme Penticost River, qui prendra son nom actuel de Rivière-Pentecôte en 1933. À la fin du XIXe siècle, l’endroit comptait parmi les plus importants centres industriels de la Côte-Nord. D’ailleurs, le premier journal de la région peut être qualifié de pentecôtois, car il y a été publié à compter de 1903, sous le titre de « L’Écho du Labrador » par le père eudiste Joseph Laizé.

Le territoire de Rivière-Pentecôte englobe notamment le hameau de Pointe-aux-Anglais et la baie des Homards, précieux sur le plan économique, car leurs beaux paysages attirent de nombreux touristes.

Environs de la ville de Port-Cartier. Photo : Nina Boer.

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