Des nouvelles pas fraîches

Vol de diamants

Vol de diamants

Ce vol de $15 000 de diamants

Les détails de l’affaire – La police tiendrait un coupable ou un complice – L’affaire de Dorval se rattacherait à ce dernier vol

La maison de bijouterie Jonston et frères, 2379 rue Ste-Catherine se plaint d’avoir été victime d’un vol de $15,000. Des diamants et des pierres précieuses auraient disparues en plein jour et pendant qu’on des associés de la maison se trouvait dans le magasin. Ce vol prouve une hardiesse inouïe de la part de ceux qui l’ont commis. Voici les faits.

Vendredi ou samedi dernier, un individu se présentait au magasin de M. Jonston et demandait à voir des diamants. Il portait à la main un superbe diamant et demandait à en avoir un pareil pour faire monter une paire de boucles d’oreilles. Les commis lui montrèrent divers diamants, mais aucun ne se trouva de son goût. L’individu prit soin de remarquer le tiroir du coffre-fort où se serraient les diamants. Ce coffre-fort est situé près du bureau, tout au fond du magasin et le client suivit le commis pas à pas.

Mercredi, entre midi et une heure, deux messieurs très bien mis se présentèrent à leur tour et allèrent tout droit au fond du magasin, disant qu’ils allaient au bureau. Il y avait en ce moment dans le magasin deux commis, M. Jonston et une jeune fille employée dans le bureau.

Donnant comme prétexte qu’ils étaient très pressés, un des messieurs demanda à la jeune fille de lui procurer un commis toute de suite, ceux qui se trouvaient dans le magasin étant occupés La jeune fille sortit un instant de bureau et M. Jonstton aussi. On croit qu’à ce moment, un des étrangers resté un peu en arrière, ouvrit le tiroir du coffre-fort et vola les diamants.

On ne s’aperçut du vol que deux heures plus tard et le bureau des détectives fut immédiatement prévenu. Le signalement donné est des plus incomplets et il sera assez difficile de retrouver les coupables.

La police a arrêté hier soir un nommé Spénard qui a déjà été condamné aux États-Unis pour faux et vol à l’étalage. Le chef du bureau des détectives croit que cet individu sait quelque chose du vol comme chez Jonston et de celui commis chez le colonel Whithead, à Dorval.

Des circulaires ont été envoyées dans toutes les villes d’Amérique prévenant les détectives de se tenir sur leurs gardes.

Deux vols de grand chemin

Deux vols de grand chemin commis en plein jour – cinq bandits pris en flagrant délit

Les policiers du poste #2 ont accompli une forte besogne, hier après-midi, en capturant cinq bandits des plus dangereux.

Ces derniers ont été pris en flagrant délit de vol de grand chemin.

Vers trois heures, le constable Pelletier faisant les cent pas rue Craig, près de la rue Beaudry, lorsqu’il aperçut les nommés George Donaldson (un gibier de prison) et J.B. Proulx, 33 ans, de la rue Hôtel de Ville, qui étaient en train de débarrasser J. L. Larochelle, 1414 rue Ste-Catherine, de son habit.

Le brave policier n’hésita pas une seconde et tomba sur les deux voleurs.

Ceux-ci résistèrent vigoureusement, et n’eut été l’arrivée du constable Gorman, du poste #1, on ne sait trop ce qui serait arrivé. La voiture de patrouille du poste #2 fut appelée et on se disposait à y faire monter les prisonniers, lorsqu’un jeune homme arriva au pas de course et informa les policiers que trois individus s’apprêtaient à dévaliser un passant dans le tunnel de la rue Berri.

La voiture fut dirigée sur cet endroit à une allure rapide.

Les policiers qui étaient maintenant au nombre de quatre arrivèrent au moment propice.

Les trois bandits n’y allaient pas de main morte. Leur victime, Wilfrid Dupuis, de la rue Montcalm, était ivre. Cette fois, la voiture se remplit.

Rendus au poste, les trois hommes déclarèrent se nommer Louis McCumber, 24 ans, Edmond Bouchard, 21 ans, rue Ste-Elisabeth, Joseph Lavoie, 38 ans, rue Champlain.

Depuis longtemps, les officiers de ce district recevaient de nombreuses plaintes au sujet de vols de grand chemin commis quelquefois en plein jour, et les arrestations d’hier sont importantes.

(C’est arrivé le 8 juillet 1905, à Montréal).

C’est la décadence qui change les hommes en démons. Illustration de Megan Jorgensen.
C’est la décadence qui change les hommes en démons. Illustration de Megan Jorgensen.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *